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Le conte de la lune non éteinte Broché – 21 octobre 2008


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Broché, 21 octobre 2008
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Extrait

A l'aube, les sirènes des usines hurlaient au-dessus de la ville. Dans les ruelles se traînait un dépôt gris de brumes, de bruine et de nuit ; il se diluait dans l'aube - il indiquait que l'aube serait morose, grise, bruineuse. Les sirènes hurlaient longuement, lentement - une, deux, trois, beaucoup - elles se confondaient en une plainte grise au-dessus de la ville : c'étaient les sirènes des usines qui hurlaient dans le silence du petit matin, mais des faubourgs montaient les sifflements stridents et lancinants des locomotives, des trains qui arrivaient et qui partaient - et il était parfaitement clair que ce qui hurlait dans ces sirènes, c'était la ville, c'était son âme à présent entachée par ce dépôt de brouillard. - A cette heure-là, dans les imprimeries des rédactions, les rotatives éjectaient les derniers exemplaires des journaux et bien­tôt, depuis les cours d'expédition, des gamins allaient s'éparpiller dans les rues avec des liasses de journaux; certains s'éclaircissaient la gorge en criant à tue-tête aux carrefours déserts, comme ils allaient crier toute la journée :
«Révolution en Chine ! Arrivée du commandant des armées Gavrilov ! La maladie du commandant !»
C'est à cette heure-là qu'un train arriva dans la gare où arrivent les trains venant du sud. C'était un train spécial, il y avait au bout un wagon-salon bleu aux reflets bleutés avec des sentinelles sur ses marchepieds et des rideaux tirés à ses fenêtres aux vitres miroitantes. Le train était venu de la nuit noire, il était venu des champs qui s'étaient payé le luxe de dilapider l'été pour l'hiver, des champs dévalisés par l'été pour vieillir en neige. Le train se coula sous le toit de la gare, lentement, sans bruit, et s'immobilisa sur une voie de garage. Le quai était désert. Près des portes, sans doute par hasard, il y avait des troupes renforcées de miliciens avec des galons verts. Trois militaires avec des losanges sur leurs manches s'approchèrent du wagon. Les hommes échangèrent des saluts militaires - les trois attendirent près du marchepied, la sentinelle chuchota quelque chose à l'intérieur du wagon - et les trois officiers gravirent les marches, ils disparurent derrière les rideaux. L'électricité s'alluma dans le wagon. Deux électriciens de l'armée s'affairèrent, ils installaient des câbles le long du wagon et sous le toit pour brancher le téléphone. Un autre homme s'approcha du wagon, il portait un vieux manteau de demi-saison et une chapka à oreillettes en fourrure qui, elle, n'était pas de saison. Cet homme ne fit aucun salut militaire et les autres ne le saluèrent pas - il dit :
- Dites à Nikolaï Ivanovitch que Popov est là.



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