Première rencontre avec cet auteur inscrit dans la lignée maniacodépressive Viking qui nous a régalé de quelques petits morceaux de choix. Mais il ne suffit pas d'avoir la recette, faut-il encore réussir son plat. Trop long, trop convenu, trop attendu. Que de détours pour en venir aux faits. Que de broderies inutiles, jusqu'à ces dialogues où les interlocuteurs ont besoin qu'on leur répète sans cesse les questions les plus simples. Mankel de longue date et Stieg Larrson plus récemment ont apporté leur lettres de noblesse aux écrits nordiques créant un effet de mode qui pour la circonstance aurait tendance à devenir un modus operandi, un modèle à décalquer et sur lequel il n'y aurait plus qu'à apposer sa signature pour garantir le succès.
Mais il n'y a pas d'égalité au Walhalla des écrivains de polar polaire, si ce n'est peut-être la redondante promotion faite au bénéfice de l'immobilier espagnol. Au final une lecture sans plaisir d'une intrigue trop attendue et finalement sans grande surprise. Une débâcle pour une affaire bâclée qui fait fondre mon estime pour les intrigues glaciales. Le réchauffement sans doute, il n'y a plus d'hiver!