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Le 7 avril 1994, François de Grossouvre se suicide dans son bureau, au cœur du Palais de l'Élysée, à deux pas de François Mitterrand dont il a été l'un des plus fidèles compagnons de route. Grossouvre, aristocrate maurrassien engagé dans la Résistance, industriel entretenant des réseaux en Afrique, ancien membre des services spéciaux, n'était plus le séducteur élégant, le financier des campagnes électorales, mais un homme amer, un ami déçu. Pourquoi ce ministre de la vie privée de François Mitterrand, parrain de Mazarine, a-t-il décidé d'en finir ? Pourquoi voulait-il dénoncer à la presse et à la justice les dérives d'une mitterrandie crépusculaire ? Le Dernier Mort de Mitterrrand est une réflexion sur le pouvoir, c’est aussi le roman d'une amitié amoureuse, au-delà des intrigues courtisanes.
Raphaëlle Bacqué a trouvé le bon ton et le bon rythme. C’est comme ça qu’on fait un très bon livre. François Bazin, Le Nouvel Observateur.
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Commentaires client les plus utiles
22 internautes sur 25 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Excellent,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le dernier mort de Mitterrand (Broché)
Remarquable récit, fort bien écrit et riche en détails. Outre les destins liés de deux hommes, la déception de l'un et l'autre, leurs différends naissant, puis se confirmant, ce livre décrit la cour mitterrandienne : rivalité des courtisans, président mis sur un piédestal, arcanes du pouvoir. Il montre surtout le crépuscule d'une idole (!), et l'amertume, la désillusion qu'il engendra. Jusqu'à la mort d'un homme, de Grossouvre. Le portrait de celui-ci, tout au long de l'ouvrage, est subtil. Il apparaît, notamment, que sa personnalité et sa psychologie étaient peut-être aussi complexes, et troubles parfois, que celle de Mitterrand lui-même.Raphaëlle Bacqué signe là son plus beau livre. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Les années crépusculaires.,
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Le dernier mort de Mitterrand (cc) (Poche)
Deux portraits de personnalités d'avant,"la vieille France provinciale".François Mitterrand et François de Grossouvre ont un parcours de jeunesse qui se ressemble;hommes aux idées de droite avec leurs périodes troubles,la Résistance,l'engagement politique.François de Grossouvre aide financièrement le futur Président et partage surtout les secrets de sa vie privée.Vient le pouvoir,la maladie;l'amitié exclusive et passionnelle de François de Grossouvre se teinte d'amertume,de rancoeur puis de paranoïa.François Mitterrand fascine, et le tort de F.de Grossouvre est de s'être cru plus important qu'il ne l'était.Raphaëlle Bacqué dans son roman nous dépeint la fin d'un règne.La photo de couverture résume cruellement ce livre. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
23 internautes sur 28 ont trouvé ce commentaire utile
2.0 étoiles sur 5
L'arbitre des élégances cynégétiques,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le dernier mort de Mitterrand (Broché)
La politique est comme le sphinx de la fable: elle dévore...Rivarol Avec l'écriture claire et courte de la bonne journaliste,Raphaelle Bacqué nous conte la destinée tragique d'un faux aristocrate mais vrai bourgeois qui se crut un égal alors qu'il ne fut qu'un majordome. Francois de Grossouvre,avant d'avoir son bureau à l'Elysée,aprés la victoire de Mitterrand fut d'abord le mécène des campagnes dudit.C'est même lui,Grossouvre, qui fut l'artisan de la pompe à finances du parti socialiste connue sous le nom d'URBA. Arrivé au siège du pouvoir et se prenant pour l'incoutournable représentant du président,notre grand bourgeois,autoritaire,exigeant,imbu de son prétendu rôle,se légitimant par une certaine confiance-indifférence du monarque,se serait mis à sévir dans différents domaines surtout les services secrets dont il aurait révé d'etre le grand maitre. Malheureusement,le caractère excessif ,maladroit,arrogant et finalement brouillon du personnage lui ont valu le retrait de la confiance du président alors que ce dernier lui maintenait tous les signes d'amitié ,notamment les fameuses promenades sur les quais..(on ne gouverne que dans l'ambiguité) ¨ Nonobstant ,Grossouvre fut et resta l'homme de la famille cachée du président et -si l'on peut dire-le serviteur zélé de la situation. Il finira président du comité des chasses présidentielles,ce qui allait bien à ce dilettante grand fusil bon cavalier dont les tenues de chasse faisaient l'admiration.L'auteur nous raconte une chasse présidentielle dont,sinon le luxe du moins le cérémonial d'un autre âge laisse ébahi.Francois Mitterrand qui n'y participait pas, n'aimait pas cette activité mais il n'est pas allé au bout de sa détestation puisque l'excellent Alain Bombard lui ayant proposé de transformer lesdites chasses en parcs pour les promeneurs cela ne s'est pas fait car comme toujours et partout les "structures"concernées sont montées au créneau pour que rien ne bouge. Trop orgueilleux pour accepter de n'être plus rien,se livrant à la fin à une vindicte assortie de graves accusations...,incapable d'assumer le rôle souvent ingrat de serviteur d'un pouvoir régalien,Grossouvre disparaitra comme on sait tragiquement. Avec ce coup de projecteur sur le petit monde de l'Elysée et du "quai Branly" ce livre est un éclairage certes incomplet mais néanmoins instructif de "la cour"de cette époque. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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