J'ai lu le livre, il est écrit par un surdoué : surdoué en musique (il a joué du piano chez Arthur Rubinstein, à la demande de celui-ci, il a également joué tous les soirs à la Closerie des Lilas, à Paris, à l'âge de 16 ans, en alternant toutes sortes de répertoires) comme dans ses études (il a passé son bac à la fin de la classe de seconde), et également dans sa pratique professionnelle (cardiologue aux Etats-Unis). Il pourrait figurer au Livre des records pour le nombre de dérogations qu'il a obtenues, afin de pourvoir un poste auquel il ne pouvait prétendre pour des raisons administratives ou afin d'accéder à des filières que son trop jeune âge lui interdisait.
De plus, il se raconte de façon très crue, très honnête, "à l'américaine". Il explique son anxiété aiguë, ses irrépressibles envies de boire, ses cuites et tous les accidents associés. On souffre vraiment pour lui. Sauf qu'on ne souffre plus quand il explique les effets du baclofène sur ses irrépressibles envies de boire : pas de volonté là-dedans, ce sont ces envies mêmes qui disparaissent. C'est ainsi qu'il a pu réaliser un sevrage total il y a 5 ans. Sevrage qui dure toujours aujourd'hui et qui, encore mieux, peut être interrompu par une soirée un peu alcoolisée sans pour autant retomber dans l'addiction.
Les études lancées en France sur les effets curatifs du baclofène sur l'addiction à l'alcool sont plafonnées à une dose journalière qui ne suffit pas à tous les patients. Les futurs résultats de ces études sont donc à placer sous toute réserve. Mais si vous trouvez dès aujourd'hui un bon médecin qui accepte de vous prescrire du baclofène en dose progressive jusqu'à atteindre la dose qui vous immunisera contre l'envie d'alcool, vous aurez de vraies grandes chances d'être sauvé de votre alcoolisme.
Merci au Docteur Ameisen pour sa franchise, pour son courage et pour sa grande humanité. Beaucoup savent déjà ce qu'ils lui doivent, et lui adressent leurs plus sincères remerciements.