C'est le genre de livre qu'on avale d'une traite. L'auteur distille, au compte goutte, des indices dès le début du roman et le lecteur découvre progressivement un passé qui explique le présent. La peur règne en permanence, aussi bien dans la tête de l'héroine que dans le décor si présent, même omniprésent, dans le récit et que la description particulièrement réaliste transforme en un personnage à part entière. Et puis, il y a les personnages, qu'ils soient de premier plan ou secondaires, ils sont tous porteurs d'un mystère inquiétant lui aussi vecteur d'angoisse. Les lieux, les personnages, le climat, tout, dans ce roman alimente la peur: celle de l'héroine, et celle du lecteur. Et puis il y a ce vieux conte, et les évènements (comme dans "les dix petits nègres") qui, rigoureusement, suivent le déroulement fantastique énoncé dans ce dernier...
C'est à cause, et grâce, à tout cela que ce roman est un livre que l'on dévore.