Attaque en règle contre le monde très guindé et superficiel de la mode où seules les apparences comptent, "Le diable s'habille en prada" peut être vu également comme une critique du monde du travail, notamment aux Etats Unis où le travail prend une place très importante. Mais on peut aller plus loin, avec la relation maître (la patronne despotique) et l'esclave (la naïve secrétaire), les deux sont liés et ne peuvent vivre l'un sans l'autre. Le film allant assez loin, la peinture de la mode mordant sur les tensions du monde du travail, l'oeuvre est, également une diatribe à peine voilée du cynisme qui est le moteur de ceux qui veulent aller très loin en piétinant les autres. Meryl Streep est fabuleuse dans son rôle de garce !