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Commentaires client les plus utiles
45 internautes sur 46 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Allez la plèbe, répète après moi: "Le TRAVAIL c'est BIEN",
Par
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Ce commentaire fait référence à cette édition : Le droit à la paresse (Broché)
Lecture aisée et rapide (1 à 2 heures).Il ne s'agit pas du tout d'un manuel décrivant les 101 meilleures façons pour piquer un roupillon. Le terme "paresse" désigne tout la durée de la journée que nous ne consacrons pas à notre travail "obligatoire", quelque soit la façon dont nous occupons ce temps LIBRE. La paresse a mauvaise presse. La PARESSE est un grand mal, disait-on déjà à l'époque de Lafargue. Je suppose que l'on tient ce discours depuis qu'il y a des gens (plus ou moins oisifs) dont l'enrichissement à satiété provient presqu'uniquement du travail des autres. Ce texte est, semble-t-il, la réédition parue en 1883 de "Le Droit à la paresse" (Réfutation du « Droit au travail » de 1848), édité une première fois en 1880. Cette deuxième version contient quelques notes additionnelles. Dans son contexte historique, Lafargue était en mesure de faire le bilan et le "procès" de CERTAINS EFFETS produits par la révolution industrielle. Imaginez-vous qu'à cette époque lointaine, la bourgeoisie s'inquiétait des effets désastreux qu'aurait la diminution du temps de travail (des "prolétaires") sur l'économie, sur les profits (ceux des "capitalistes"). Et qu'est-ce que j'apprends? On pratiquait la désinformation, l'endoctrinement. Le travail (à l'excès) y était érigé en valeur première, dans l'esprit des classes laborieuses (bien sûr!). Le fond du discours des classes dirigeantes : "Il faut absolument travailler plus (en tout cas, pas moins!), sinon nous courons à la catastrophe..." Évidemment le mot "nous" ne désignait pas le peuple et la "catastrophe", toute relative, ne concernait pas le peuple non plus. Heureusement, cette époque est révolue... La dernière partie, dans laquelle Lafargue imagine des châtiments pour la bourgeoisie, peut paraître "bouffonne". Il leur fait effectuer des tâches humiliantes, inutiles. Et pourtant, quand on y réfléchit, il n'y a pas plus de vanité dans ces punitions, que dans le travail forcé réellement infligé aux prolétaires, et dans les propos spécieux qui leur sont tenus pour les "motiver". Pour paraphraser les propos de Lafargue par une expression connue: Il ne faut pas perdre sa vie à la gagner! Il n'encourage pas les gens à laisser tomber notre monde en déliquescence, mais à ne pas travailler plus qu'il n'est nécessaire à la société et plus qu'il n'est supportable à l'être humain. Le travail ne peut-être imposé comme finalité de la vie humaine! Les capacités de production de cette époque auraient été suffisantes pour combler tous LES BESOINS ESSENTIELS de la population, et sans exiger d'elle qu'elle ne se tue au travail. C'est encore plus vrai aujourd'hui. Mais cette conception de Lafargue ne peut se réaliser que dans un monde fraternel. Il faut être capable de partager, capable de s'indigner tant que d'autres sont misérables, tandis que nous allons reprendre un peu de caviar. Ce n'est pas une question de moyens ou de possibilités mais juste une question de choix de société. Humaniste ou pas. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
59 internautes sur 63 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Etonnament vrai,
Par RaZ "http://serialogies.free.fr" (Poitiers, France) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Droit à la paresse (Poche)
Véhément, La droit à la paresse balance sévère sur les bourgeois, la religion, le capitalisme, les idées reçues encore en cours de nos jours et critique même un peu les prolétaires.Paul Lafargue nous fournit ici un plaidoyer pour que cesse la religion du travail, il préconise l'abolition du dogme du travail et le salariat instauré comme droits fondamentaux par les Droits de l'homme, qui se révèle être de nouvelles formes d'esclavage moderne. Il nous dit qu'avec l'avénement des machines, trois heures de travail par jour sont suffisantes pour assurer la production, le reste du temps servirait à la consommation et à la liesse des ouvriers, alors affranchit des malheurs que le travail apporte. C'est écrit sur un ton tellement enjoué qu'on a envie d'y croire, d'autant plus que Lafargue n'oublie pas d'argumenter son point de vue, tout en balançant des piques sur à peu près tout. L'oeuvre a également une raisonnance bien actuelle sur notre société, où le travail est toujours sacralisé, portée comme une valeur universelle, alors que l'humain a toujours eu envie de flemmarder. Rien à dire, ce bouquin m'a enthousiasmé, j'y ai découvert des points de vues que j'avais déjà auparavant. OUI le travail est aliénant, certains y verront comme une blague d'utopiste, mais pour d'autre la vérité les frappera au visage : travailler n'est pas le progrés, le progrés, c'est travailler moins. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
21 internautes sur 23 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Le droit à la paresse. Tout simplement génial !,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le Droit à la paresse (Poche)
Ce livre est indispensable pour comprendre la société actuelle.Ne vous fiez pas à l'apparente simplicité de son titre. C'est un livre qu'on lit et relit tellement il est profond et tellement le changement de vision du monde qu'il introduit est considérable. Il donne une analyse d'une grande finesse et extrêmement contemporaine de la sombre mécanique qui brise la volonté des salariés et les conduits à accepter leur sort passivement. Il démonte les a priori fallacieux qu'on leur à mis dans la tête pour les conduire à accepter l'inacceptable. Je n'ai pas trop le temps de développer, mais je dirais que c'est un des livres les plus révolutionnaires qu'il m'ait été donné de lire. De plus il est court et il coûte un prix dérisoire. Vraiment, je n'ai qu'un mot à vous dire : achetez-le, vous ne le regretterez pas ! Les patrons ne vous volent pas seulement une partie de votre salaire, ils vous volent votre vie ! Et je terminerais par cette citation de Guy Debord qui décrit bien l'atmosphère de ce livre : « Le tord qui est fait au prolétariat n'est pas un tord limité, ni un ensemble de tords particuliers : c'est le tord absolu d'être rejeté en marge de la vie ! » Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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