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le 13 septembre 2006
Le gai savoir, ou une oeuvre philosophique unique, grand fourre-tout d'un génie avec une vision bien trop singulier pour pouvoir se l'approprier.

Avec le gai savoir, Nietzsche nous fait part de ses pensées pour vivre gaiement tout en étant conscient. Plusieurs de ses thèmes majeures sont abordés dans cette oeuvre, notamment l'art, la mort de Dieu, l'avénement du nihilisme occidental, l'instinct du troupeau, l'éternel retour etc.

Ses textes clairvoyants gonflés par le lyrisme et de nombreuses métaphores (parfois difficiles à assimiler) ont un but ambigu : nous faire réfléchir, débrider notre réflexion, mais Nietzsche nous met en garde contre toute idée d'appropriation d'une pensée, sa doctrine - qui n'en est pas une - ne peut en aucun cas être appliqué.

C'est en connaissant cette ambiguité que la lecture devra se faire, car, même si on est tenté d'aduler et de citer Nietzsche à tout bout de champ parce qu'il est brillant, il faudra garder à l'esprit que Nietzsche désapprouve ces méthodes.

Néanmoins, le bonhomme est époustouflant : visionnaire en ce qui concerne la morale et christianisme, actuel sur certains sujets comme le travail, beaucoup trop en avance sur beaucoup de choses, l'homme est hors phase, unique, fascinant (mais attention encore une fois).

Il constitue la rupture avec tous les autres philosophes obsédés par la vérité, il est méfiant envers la science qui pour lui est une nouvelle forme de croyance, il admire l'art, mais avant tout il valorise la vie et remet l'individu au premier plan. Les hommes, devraient se contenter de vivre, heureux, sans les carcans qu'ils ont accumulés par leur faute au cours des millénaires.

Même si c'est impossible d'être d'accord avec tout ce qui est écrit dans ce bouquin, la richesse du style et l'extra-ordinaire pensée de son auteur en font une oeuvre incontournable.
22 commentaires|57 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 15 septembre 2008
L'élégance de la traduction française de Pierre Klossowski est éblouissante, mais certains passages sont rendus de façon peu claire comme dans l'exemple suivant. Il peut être très utile d'avoir aussi la traduction de Wotling (moins élégante, et parfois moins claire par endroits) sous la main pour comprendre ce que Nietzsche a voulu dire.

Un extrait de l'aphorisme 11 sur "La conscience" par Klossowski:
"N'était le lien conservateur, infiniment plus fort, des instincts, n'était la vertu régulatrice qu'il exerce dans l'ensemble, l'humanité devrait périr du fait de ses jugements pervertis, de ses délires à l'état de veille, de son manque de fondement et de sa crédulité, bref de sa conscience même: ou bien plutôt sans tous ces phénomènes l'humanité aurait disparu depuis longtemps."

Quels sont "tous ces phénomènes"? La liste des délires de la conscience qui vient d'être énumérée? "le lien conservateur des instincts"? Mais c'est là un singulier.

Un coup d'oeil sur le texte allemand de la fin de la phrase:
"oder vielmehr, ohne jenes gäbe es diese längst nicht mehr!"
Nietzsche ne parle pas de "phénomènes", c'est une liberté littéraire de Klossowski pour traduire "jenes" qui est un singulier et veut dire "cela".
Cela est parfaitement traduit par Wotling:
"Si le groupe conservateur des instincts ne la surpassait pas infiniment en puissance, s'il n'exerçait pas dans l'ensemble un rôle régulateur: l'humanité périrait inéluctablement de ses jugements à contresens et de sa manière de rêvasser les yeux ouverts, de son manque de profondeur et de sa crédulité, bref précisément de sa conscience: ou plutôt, sans CELA, elle n'existerait pas longtemps!"
Et on comprend facilement que "cela" au singulier fait référence au ""le lien conservateur des instincts".
77 commentaires|42 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 29 juillet 2013
La pensée de Nietzsche est complexe .... le lire nécessite un investissement reel .
Comprendre ces paragraphes nécessitent plusieurs lecture , chaque mot y a sens (voir notes de traductionsentre autres) . Le vocabulaire y est facile mais le contre sens y est aisé .Lire n'est pas comprendre (Nietzsche n'est pas pedagogue ;-).
Parallèlement à ma lecture , des émissions (enthoven,Onfray) m'ont débroussaillé la philosophie de Nietzsche et éclairé ma lecture
Beotien en philo mon avis n'est pas éclairé mais cet avis permettra peut être aux futurs lecteurs de trouver un réel plaisir et un enrichissement reel a lire Nietzsche ...
j'ai particulièrement était intéressé (et troublé) sur les articles ou il aborde la notion de vérité
je continuerai par "au delà le bien et le mal" qui me semble désormais accessible et peut être (???) Zarathoustra un jour .
Dans tous les cas nietzsche c'est fun et intriguant. ça fait pétiller la tète quitte à rendre fadasses d'autres lectures ...
David
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le 21 mars 2009
Passionnant...grave...Ce livre pourrait prétendre à être "un compagnon de vie"...Tout s'y trouve, énergie, réflexion, sagesse et poésie.
Ce qui me ravie le plus ,c'est qu'il s'en dégage une idée directrice:"La lutte contre tous les préjugés, comme un appel à la clairvoyance et à la liberté.
Nietzsche est un incomparable maître à vivre et à penser loin des sentiers battus.
C'est un livre à garder sous le coude et à ouvrir par hasard et selon ses envies du moment.
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le 29 octobre 2014
D'accord, on devrait se référer à Rabelais et aux humanistes mais le titre est là ! Nietszche a toute sa puissance subversive et s'attaque à la pensée molle et académique.
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J'aimerais dire ici ma profonde admiration pour cet ouvrage que je dévore petit à petit. Et même si les pensées de Nietzsche sont parfois contradictoires, rebutantes, voire insupportables, j'ai été saisi - et le suis encore - tant la densité du contenu me rappelle l'improvisation libre. Sorte de fourre-tout, mêlant une multitude de thèmes, de sujet, le contenu du Gai Savoir se nourrit d'aphorismes, sortes de sentences plus ou moins développées, un peu dans la lignée des Aphorismes sur la sagesse dans la vie de Schopenhauer ou L'art de la prudence de Balthasar Gracian, sortes de mini dissertations talentueuses, autant de réflexions philosophiques tantôt lumineuses, tantôt obscures, à annoter, critiquer, contredire, peser, évaluer, réfuter... Autant le dire de suite, c'est un excellent exercice pour les neurones, à l'heure où la pensée aujourd'hui semble se distendre, ou s'évacuer comme lorsqu'on vide l'eau de sa baignoire. Tous les sujets relatifs à la vie, à la mort, à la sagesse, à l'amour, y sont traités avec une rigueur implacable et un art de la provocation que certains ont même jugés puérile (Camus dans L'homme révolté donne une belle analyse du nihilisme de Nietzsche). Dans quel but le Gai Savoir a-t-il été écrit? Et bien, comme son titre l'indique, dans le but de faire jouir le lecteur (sic), comme Nietzsche le dit lui-même dans sa préface, mais aussi pour aider celui-ci à y voir plus clair, dans ce chaos qu'est notre vie, à essayer de discerner le vrai du faux (et que si le vrai n'existe pas, alors rien n'est permis...), à essayer de vivre heureux malgré tout ("souffrir d'un nouveau bonheur" en créant ses propres lois), quitte donc à se remettre en question (et tout ce qui va avec : le société, notre éducation, les institutions, etc...), à se débarrasser de ses réflexes et de ses préjugés.

Alors bien sûr, j'attribue cinq étoiles car même si je ne suis pas d'accord sur tout, c'est de la haute voltige ici. De toute façon, il n'est pas question d'être ou de ne pas être d'accord. La philosophie n'a que faire de l'opinion. L'on a affaire ici à une nourriture dense, juteuse, jubilatoire, malgré les circonvolutions et les délires de son auteur. Il faut savoir que lors de la rédaction du Gai Savoir, Nietzsche était alors en pleine convalescence. Ayant longuement et patiemment résisté à une longue et terrible pression (son amour pour Lou Andreas Salomé, il devra même se retirer de l'enseignement... Doté d'une pensée extrêmement rigoureuse, voire aiguisée, le philosophe démolit les dogmes de pensée, quitte à jeter le bébé avec l'eau du bain, remet en question pas mal de choses, et surtout interroge, interroge, il ne cesse de faire cela, mêlant le nouveau avec l'ancien (entendez par là, ses références à la philosophie de la Grèce antique), et cela de façon très imagée, voire poétique. C'est là tout le talent de Nietzsche. Dans sa préface qu'il ne faut pas manquer de lire, on sent un homme brisé, soumis à une grande souffrance. On y trouve aussi un homme avec un grand coeur et un esprit alerte. Gros fourre-tout, ce bouquin est indispensable à lire, que l'on soit athée ou croyant (et je dirais même d'autant plus si l'on est croyant ou si l'on a la foi). La foi a toujours besoin de se confronter à son contraire. Et ici, c'est franchement jubilatoire. Sauf lorsque Nietzsche y proclame la mort de Dieu (magnifique passage au demeurant), c'est pour, dans un délire total, s'auto-proclamer comme un surhomme et voir dans l'avenir des surhommes. Le nazisme a forcément mal interprété ces paroles, mais quelque part, on imagine la portée de cet ouvrage essentiel sur de faibles esprits.
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le 9 mai 2015
A mettre dans toutes les bibliothèques ! une oeuvre philosophique unique qui nous fait réfléchir .....
un ouvrage extrémement riche ,à relire régulièrement ....
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le 17 octobre 2004
Pour les admireurs/les fans de Nietzsche son "Gai Savoir" est leur LIVRE FAVORI. Ce géant, ce grand philosophe et psychologue (noblesse oblige!!) nous confronte d'une manière légère voire FRIVOLE, DANSANTE avec tous "SES" thèmes éternels, qui ne quittent jamais son génie SI LUCIDE, ses pensées ni sa plume.
"LE GAI SAVOIR" est un oeuvre EXTREMEMENT RICHE, DE GRANDE VALEUR:
* pour la 1ère fois Nietzsche annonce "la mort de Dieu";
* pour la 1ère fois la pensée du "retour éternel" est formulée;
* le lecteur est introduit dans la théorie de la "VIE DANGEREUSE"; Nietzsche le "recommende" même au lecteur...
"FAVORI" chez les fans, néanmoins que ceci est un des oeuvres les plus controversiels. Il y a tant de passages concernant des sujets "DELICATS" comme "LE JUIF" et "LA FEMME", que chaque lecteur de ce temps-ci ne sait pas lire sans aucune gêne ou quand-même avec les sourcils froncés...
Ce qui est assez remarquable, est que "Le gai savoir" a été écrit pendant les années 1881-1882, la même période dans lequel l'auteur a construit son "ZARATHOUSTRA"! Avec cette science et connaissant "les thèmes de Nietzsche", cela nous laisse pas le moindre mot que de dire (de lui ET de ses oeuvres) qu'ici se trouve LE PLUS GRAND CONTRASTE entre ces deux livres, dont peut-être une page du "Zarathoustra" et une page du "Gai savoir" pourraient être écrits ... au même jour(s), période 1881-1882!?; CONTRASTE que l'on ne trouve pas ailleurs: le prophétisme lourd du "Zarathoustra" VERSUS le "Gai savoir" bien aéré, même folâtre.
NE LAISSEZ-PAS ce "contraste" vous retenir de lire "Le Gai savoir"! AU CONTRAIRE: comme chez les VRAIS GENIES (il y en a moins que nous pensons (sic!!!)), ce phénomène de contraste doit ici SANS AUCUNE DOUTE être vu comme LE VRAI TALENT IMMENSE, soit sur le plan littéraire soit concernant LA CAPABILITE ENORME de Nietzsche pour savoir "jouer d'une manière si facile" avec les thêmes les plus difficiles de la philosophie, psychologie, théologie!
UN AUTRE OEUVRE DE NIETZSCHE BIEN LISIBLE (ET à relire sans faute et sans doute...). RECOMMENDE DE TOUT COEUR: VOUS NE PERDREZ PAS VOTRE SENS D'HUMOUR, VOTRE RIRE...
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le 23 mars 2009
Je pensais que le premier à avoir nié aux dieux leur immortalité était Nietzsche : c'etait avant de lire ce splendide passage du francais Edgar Quinet, dans son Ahasverus paru en 1833, soit onze ans avant la naissance du grand Nietzsche !

" Mob.
Moi, railler ? ... y songez-vous ? Une conversion comme la vôtre ferait mon bonheur ; et, pour vous ramener au pur esprit de l' évangile, mon
directeur Paulus vous enseignerait d' abord la dogmatique, la dialectique, la diplomatique et l' hypercritique.
Ahasvérus.
Laissez là, de grâce, ces mots vides. Pour me rendre le repos, c'est une religion nouvelle qu'il me faudrait, où personne n'aurait encore puisé. C'est elle que je cherche. C'est là seulement que je pourrai abreuver la soif infinie qui me dévore.
Mob.
La nouveauté me plairait autant qu'à vous. Souvent il arrive, en effet, qu'un dieu est mort et enterré dans le ciel, et que nous l'adorons encore sur la terre. Toute la difficulté est de connaître au juste l'époque du décès, pour ne pas perdre son temps devant un squelette qui pendille à la voûte de l'éternité. Mais, après tout, dans le doute, un homme comme il faut peut toujours, au besoin, être son dieu à lui-même pendant une quinzaine d'années, en attendant que le ciel se déclare. "

Nietzsche connaissait-il Quinet ? C'est possibe sans être évident.
Bien sur, c'est de la mort du sentiment de culpabilite que Nietzsche entend parler quand il parle de "la mort de Dieu", et je ne cite ce passage de Quinet que pour sa simple beaute poetique. Il est tout de meme interessant que cet auteur ait imagine, deja en 1833, le squelette de Dieu pendillant a la voute de l'eternite...
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le 11 août 2012
Pour les philosophes en herbe ou les vieux routards, le "gai savoir" a toujours une place dans votre bibliothèque. Pétillante introspection de la Science et de l'Art indéfectiblement liés. A lire!
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