Fascinante expérience que cette lecture du Maître des dragons : lire un livre en sachant ce que l'on va y trouver, parce que l'exact pendant d'un autre : La Malédiction d'Old Haven. Thomas Goodwill l'avait d'ailleurs annoncé à la fin du premier : il allait raconter son histoire, à la fois la même et une autre. Et le lecteur ne peut qu'éprouver une intense jubilation à relire des faits qu'il a déjà lus, à re-dévorer une histoire dont il connaît la fin.
Ce second opus est plus riche encore que le premier en péripéties : à l'histoire d'une jeune femme se substitue celle d'un jeune homme. Mais l'action est davantage centrée sur l'itinéraire d'un homme à la recherche de lui-même que sur la mission d'une héroïne, comme on le voyait avec l'histoire de Mary Wickford. Le roman de Fabrice Colin est riche en péripéties, traverse nombre d'univers et permet de rencontrer une foule de personnages plus différents les uns que les autres. Et l'on se surprend à attendre à la suite...