Une fois de plus, Bluwal fait montre de son talent exceptionnel pour ciseler les situations et obtenir le ton qui sert l'oeuvre au plus juste.
Tous les acteurs sont excellents (diction de Marie-Josée Nat parfois un chouïa précipitée).
La modernité (pardon pour le ce mot galvaudé) du langage de Beaumarchais et sa liberté d'invention théâtrale sont si bien mises en valeur qu'on en reste étonné, même quand on croit connaître le texte.
Hélas, à la différence de Dom Juan (même éditeur, même metteur en scène), l'image est ici déplorable.
Quatre étoiles malgré tout, pour le travail artistique.
P.-S. Quand donc l'INA va se décider à sortir Lulu de Wedekind, mis en scène par Bluwal, avec Piccoli et Annie Lebrun ?