Une femme s'éprend de son thérapeute, le Docteur Ursus. Une situation qui, d'emblée, empêche l'expression simple des sentiments et des désirs. Aussi bien est-ce, pour cette femme, l'occasion idéale d'aimer. Dans ce cadre protégé, surveillé, rien de malheureux ne peut lui arriver. Enchantée au sens fort du terme, la patiente écrit. Dérivé en récit, l'amour imaginaire se trouve ainsi conforté, amplifié.
Tout de cet homme plaît à la narratrice, son regard, sa voix, ses vêtements, sa bienveillante et imparable logique. Elle l'écoute, le dévore des yeux, le respire. Il suffit, ici, que la bonne distance soit observée et l'amour impossible ira à l'infini...
Mais un livre doit finir, et le récit lui-même, qui a longtemps porté la narratrice, l'avertit de revenir à la «vraie vie». Quant au canari, son symbole vient d'une ancienne tradition. Naguère, on emportait au fond du puits de charbon un petit oiseau chanteur, qui avertissait du grisou mortel son compagnon le mineur.
Catherine Safonoff est née à Genève en 1939, ville où elle vit aujourd'hui, très présente dans son oeuvre. Depuis son premier roman La Part d'Esmé, Prix Georges Nicole en 1977, elle a publié cinq livres dont deux romans, Retour, retour et Le Pont aux heures, et trois textes d'inspiration autobiographique, Comme avant Galilée, Au nord du Capitaine et Autour de ma mère, livres de notations, de fragments de vie, de lettres non envoyées, tout ce qui fait le quotidien de l'écrivain. Deux petits recueils de courts textes, La Part du fleuve et La Tête de ma femme, complètent son oeuvre à ce jour.
Chaque titre a reçu un accueil élogieux de la critique et enthousiaste, bouleversé même, des lecteurs. De nombreux prix lui ont été décernés, parmi eux le Prix Dentan pour Autour de ma mère et, pour l'ensemble de ses livres, le Prix quadriennal de la Ville de Genève dont les lauréats avant elle font partie des grandes références pour les amoureux de la littérature, Jean Starobinski, Robert Pinget, Nicolas Bouvier, Jean-Marc Lovay.
Catherine Safonoff a pratiqué épisodiquement la critique de livres pour le Samedi littéraire du Journal de Genève et pour la Radio Suisse Romande. Elle a aussi écrit des scénarios de films pour Maya Simon et adapté au théâtre Le Malheur indifférent de Peter Handke.
Tout de cet homme plaît à la narratrice, son regard, sa voix, ses vêtements, sa bienveillante et imparable logique. Elle l'écoute, le dévore des yeux, le respire. Il suffit, ici, que la bonne distance soit observée et l'amour impossible ira à l'infini...
Mais un livre doit finir, et le récit lui-même, qui a longtemps porté la narratrice, l'avertit de revenir à la «vraie vie». Quant au canari, son symbole vient d'une ancienne tradition. Naguère, on emportait au fond du puits de charbon un petit oiseau chanteur, qui avertissait du grisou mortel son compagnon le mineur.
Catherine Safonoff est née à Genève en 1939, ville où elle vit aujourd'hui, très présente dans son oeuvre. Depuis son premier roman La Part d'Esmé, Prix Georges Nicole en 1977, elle a publié cinq livres dont deux romans, Retour, retour et Le Pont aux heures, et trois textes d'inspiration autobiographique, Comme avant Galilée, Au nord du Capitaine et Autour de ma mère, livres de notations, de fragments de vie, de lettres non envoyées, tout ce qui fait le quotidien de l'écrivain. Deux petits recueils de courts textes, La Part du fleuve et La Tête de ma femme, complètent son oeuvre à ce jour.
Chaque titre a reçu un accueil élogieux de la critique et enthousiaste, bouleversé même, des lecteurs. De nombreux prix lui ont été décernés, parmi eux le Prix Dentan pour Autour de ma mère et, pour l'ensemble de ses livres, le Prix quadriennal de la Ville de Genève dont les lauréats avant elle font partie des grandes références pour les amoureux de la littérature, Jean Starobinski, Robert Pinget, Nicolas Bouvier, Jean-Marc Lovay.
Catherine Safonoff a pratiqué épisodiquement la critique de livres pour le Samedi littéraire du Journal de Genève et pour la Radio Suisse Romande. Elle a aussi écrit des scénarios de films pour Maya Simon et adapté au théâtre Le Malheur indifférent de Peter Handke.