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Le miroir

Margarita Térékhova , Anatoli Solonitsyne , Andreï Tarkovski    Tous publics   DVD
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Détails sur le produit

  • Acteurs : Margarita Térékhova, Anatoli Solonitsyne, Nikolaï Grinko, lghnat Daniltsev, Philippe Iankovski
  • Réalisateurs : Andreï Tarkovski
  • Format : Noir et blanc, Dolby, Plein écran, Mono, PAL
  • Langue : Russe
  • Sous-titres : Russe, Allemand, Chinois, Espagnol, Français, Hébreu, Italien, Japonais, Néerlandais, Portugais, Anglais, Suédois, Arabe
  • Région : Région 2 (Ce DVD ne pourra probablement pas être visualisé en dehors de l'Europe. Plus d'informations sur les formats DVD/Blu-ray.).
  • Rapport de forme : 1.33:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : mk2
  • Date de sortie du DVD : 25 mai 2005
  • Durée : 102 minutes
  • Moyenne des commentaires client : 4.8 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (5 commentaires client)
  • ASIN: B0009I4U7M
  • Classement des meilleures ventes d'Amazon: 67.217 en DVD & Blu-ray (Voir les 100 premiers en DVD & Blu-ray)
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Contenu additionnel

Filmographies
Préfaces : Alexandre Micharine, scénariste et G.Yavlinskii, politicien (42')
Biographie de Arséni Tarkovski, poète
Entretien avec Innokenti Smoktounovski, comédien (11')
"Souvenir"
Hommage d'Edouard Artémiev à Andréi Tarkovski (3')
Bandes-annonces cachées dans les filmographies
Galerie photos

Descriptions du produit

Synopsis

Aliocha, un cinéaste de 40 ans, est sur le point de mourir. Il se penche alorssur son passé, rassemblant les souvenirs de la maison de son enfance, de sa mère attendant le retour improbable de son mari, de sa femme et de son fils, des poèmes de son père, des éléments sur la Seconde Guerre Mondiale... Passé et présent se confondent dans son esprit...

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28 internautes sur 28 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Le puzzle d'une vie 2 février 2006
Format:DVD
"Le miroir", qui s'ouvre sur une scène d'hypnose après laquelle un adolescent bègue perd son bégaiement, est l'un des films les plus extraordinaires qu'il m'ait été donné de voir. Film autobiographique, il suit un personnage depuis son enfance jusqu'à l'âge adulte, mais sur le mode fragmentaire et lacunaire du collage. La présence déterminante de la mère, jouée par la sublime Margareta Terekhova, s'étend sur la plus grande partie du film, comme une personnalité complexe, à la fois généreuse et secrète, lumineuse et mélancolique. Les obsessions de Tarkovski apparaissent sous leur forme la plus achevée à mon sens. Par exemple à travers certaines scènes énigmatiques, comme la vision récurrente d'une lampe renversée par le vent au ralenti sur une table dans la nuit, ou celle de la pluie coulant sur le papier peint à l'intérieur d'une maison. Mais aussi à travers des scènes pleines de profondeur, comme le dialogue entre la mère et l'étranger à la barrière, ou ce tableau enneigé inspiré de Brueghel, où un oiseau frôle un petit garçon dans le silence, en un moment de grâce pure. Tout est dit, entre séduction et retenue, cordialité et attehtion à l'autre. Chaque scène, même difficile à rattacher au reste de la mosaïque, montre la même extraordinaire humanité au détour des regards, des mots.
Difficile d'oublier un film aussi marquant !
Dommage que le DVD soit aussi cher...
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10 internautes sur 10 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 "J'aspire à me revoir enfant" 9 septembre 2009
Par LD COMMENTATEUR DU HALL D'HONNEUR TOP 10 COMMENTATEURS
Format:DVD
Quand un film devient-il plus qu'un film? Une expérience, une chambre d'échos, un miroir, peut-être. Ce miroir, pour tous les esprits curieux et épris d'élaboration esthétique, il faut s'y confronter. Pour ma part, c'est le premier film de Tarkovski, après L'Enfance d'Ivan que j'appréciais déjà, qui m'a permis de briser la glace et de pénétrer plus avant ce continent du cinéma moderne. Avant, je faisais partie de ces cinéphiles qui décrètent que son spiritualisme et son formalisme ne sont pas pour eux. Certes, il faut déjà apprécier un cinéma non narratif, qui accepte ouvertement les effets poétiques et les ruptures de logique apparente - une logique souterraine, si l'on veut bien y réfléchir, se dessinera pour le spectateur attentif. On pourra se dire que tout cela est ésotérique, mais si l'on accepte de se laisser porter par cet art éminemment audiovisuel, quelle récompense: tant de beauté concentrée en un seul film!

Film tissé de mémoire, cousu d'images et de sons qui se répondent en miroir et en écho, Le Miroir est autant des mémoires qu'un autoportrait, un tombeau pour les morts qu'une ode aux vivants. C'est donc bien un miroir que Tarkovski tend à lui-même autant qu'à ses spectateurs, dans lequel le reflet de l'individu est lui-même à différents moments de sa vie autant que le reflet d'autres individus, celui d'une nation (la Russie), voire d'une autre nation (l'Espagne).

Le personnage du cinéaste, sans doute Tarkovski lui-même et un autre que lui, explique à un moment que dans ses rêves il "aspire à se revoir enfant" et que sa mère a les traits de son ex-femme. Si les images de ce film permettent à la représentation de ces rêves de se croiser, c'est surtout le voyage dans le temps et l'espace que construit le film qui bouleverse. Les figures de femmes et d'enfants, brouillées, interchangeables, signalent-elles un éternel retour ou une résurrection, voire une naissance encore à venir? La mémoire permet-elle le retour du même ou reconstruit-elle quelque chose de toujours autre? L'image n'est-elle pas la trace d'un même devenu autre, une rémanence, un écho qui ne sont plus l'image et le son originels? Au terme de ce voyage dans le temps et la mémoire, alors que la caméra enregistre en mouvement la beauté dans laquelle s'inscrivent les êtres, le désarroi (ou le désespoir) mêlé d'allégresse de la future mère, le pas des enfants derrière une mère sans âge, l'enfant pousse un cri. Se l'adresse-t-il à lui-même autant qu'aux autres, à celui qu'il a été et à celui qu'il sera, par delà l'espace et le temps? Seule certitude: ce miroir ne renvoie pas un reflet figé de l'artiste, de son art, de sa mémoire. Les films de Tarkovski, et singulièrement celui-ci, sont mouvants, voire liquides. D'où le fait qu'ils peuvent donner le sentiment qu'ils échappent (à la raison raisonnante, tout au moins, dans son besoin de récit architecturé), mais aussi qu'ils résistent à la réification du sens et à l'érosion du temps.

Sur ce film, on pourra lire avec grand intérêt le bel essai de Jean-Christophe Ferrari : Le Miroir de Andreï Tarkovski : Le drame d'Eros.

EDITION MK2 (ou dans le Coffret Tarkovski Mk2) Etat de la copie et de la numérisation moyens. Le résultat est tout à fait regardable, mais ne restitue que partiellement les variations de grain et de lumière. VO uniquement (avec un grand choix de sous-titres, dont le français évidemment, mais aussi le russe, l'anglais, etc). La VO est proposée avec le mono d'origine, et en 5.1. Je vous déconseille cette dernière : écouter le "Herr unser Herrscher" de la "Passion selon Saint-Jean" (dernière séquence) avec un son démultiplié fait sauter aux oreilles à quel point elle dénature le travail d'origine. A plus forte raison car si j'en crois ce que j'ai lu ici ou là, la bande-son avait été bidouillée lors de l'établissement de cette 5.1.

Cette édition Mk2 étant épuisée, il faut à présent se reporter soit sur l'édition séparée (Le Miroir), soit la trouver dans le Coffret intégrale Andrei Tarkovski, tous deux sortis chez Potemkine en novembre 2011.

EDITION POTEMKINE Etat de la copie et de la numérisation bons, sans plus. Le résultat est tout à fait regardable, mais ne restitue que partiellement les variations de grain et de lumière. Le film bénéficie d'un master dans l'ensemble mieux défini que celui de l'édition Mk2, et les passages en sépia sont mieux traités, mais la contrepartie est qu'il y a comme un voile translucide sur la copie, et que les couleurs sont encore moins vivaces que dans l'édition précédente. VOSTF uniquement. En supplément, un commentaire de Pierre Murat, assez pertinent. Et des témoignages de trois collaborateurs, intéressants à défaut d'être absolument essentiels.

Cette édition peut donc se trouver dans le Coffret intégrale Andrei Tarkovski, sorti concomitamment chez Potemkine. Je propose dans le commentaire portant sur le coffret un bref comparatif avec les éditions précédentes, au cas où vous possèderiez déjà un ou plusieurs de ses films dans des éditions séparées.
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5 internautes sur 5 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Inconscient, songes et souvenirs... 27 mars 2010
Par Servane Lusset TOP 500 COMMENTATEURS VOIX VINE™
Format:DVD
Comme ça, à première vue, ça peut ne pas tenter: le stéréotype du film russe des années 70, c'est dur à distancer. Pourtant, il est essentiel de sauter le pas et de passer outre les a priori.
Dans Le Miroir, Andrei Tarkovski nous présente un homme malade (lui) revenant sur sa vie passée: son enfance avec sa mère puis sa vie d'homme avec son ex femme.
Deux lignes principales se détachent dans le film. Tout d'abord j'évoquerai une sorte de narration démantibulée influée par les changements de rythmes de la caméra : ralentis envoûtants, plans fixes... Tarkovski nous fait entrer dans son monde d'une manière totalement non linéaire. Je veux dire par là que la linéarité temporelle n'existe pas. Le réalisateur nous livre ses souvenirs au gré de ses émotions -en vrac- et non selon l'ordre chronologique factuel, ce qui a pour conséquence une distorsion constante du temps. On pénètre dans une quatrième dimension où le présent et le passé ne sont plus spécifiés. C'est à ce moment-là que nous, spectateurs, nous apercevons que l'histoire n'est pas à proprement parler une histoire. Le film est composé d'un assemblage de fragments qui nous renvoient aussi bien à l'histoire de l'auteur qu'à sa mythologie personnelle.
La deuxième ligne concerne les sensations inconscientes de l'existence, d'où le miroir. Tarkovski se sert de ce miroir qui devient l'instrument nous permettant d'accéder aux images de l'inconscient. Toutefois, tout le paradoxe réside dans le fait que les images livrées ne sont pas particulièrement éloquentes (un décryptage est indispensable). L'image de la femme est, par exemple, présente en tant qu'être humain (ou simplement présente) contrairement à l'homme qui, lorsqu'il n'est pas absent (le père), est figuré en tant que référent uniquement (à la violence, à la guerre...). Tarkovski associe l'image féminine à celle de la nature, filmée d'une manière hyper sensuelle (la pluie évoquant la sueur, l'ondoiement de la forêt...) ce qui renvoie inévitablement à la vie.

Tarkovski écrivait dans son journal « j'ai la conviction que d'incroyables découvertes nous attendent dans la sphère du temps. Du temps, nous ne savons quasiment rien. » Je pense que ces deux phrases peuvent illustrer convenablement son film : un masterpiece sur l'inconscient, les songes et les souvenirs.
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