Pour débuter, et non « pour débuter ce commentaire » (apparemment incorrect, de même qu'il serait critiquable à ma grande surprise et déception de dire « initier », qui est un anglicisme), il est inutile d'espérer accomplir des progrès « notables » à la lecture de ce recueil, même s'il est « notoire » que l'on confond souvent certains termes avec d'autres ; mais il n'en demeure pas moins que cette lecture s'avère intéressante et riche parfois de quelques surprises.
Il reste ensuite, bien sûr, à mémoriser ce que l'on appris.
Ainsi, après avoir eu la fâcheuse tendance à confondre depuis toujours « amener » et « apporter » (mais oui ! vous le saviez depuis toujours, moi pas. Et alors ? N'est-il pas trop tard pour que je corrige cet outrage ?), j'espère désormais utiliser chacun de ces deux verbes à bon escient. Il est vrai que j'en reste bourrelé de remords (et non « bourré de remords », qui était une autre faute que je commettais ; j'avoue tout aujourd'hui ; de même que j'aurais plutôt parlé d'un événement « biannuel », au lieu de « bisannuel », qui seul est correct).
Par contre, j'éprouverai toujours quelques difficultés à trancher définitivement entre attractif et attrayant, bien que Pierre Jaskarzec discute ici de la distinction entre les deux, ainsi qu'entre coordinateur et coordonnateur, même si ce dernier a apparemment la préférence des puristes, ce qui ne me laisse pas insensible (bien que cependant je n'apprécie guère, à l'inverse, les francisations telles « courriel », pourtant recommandé par les amoureux de la francophonie).
J'aurais aimé évoquer d'autres exemples, à l'image de la « dentition », que l'on a fini par assimiler, par usage, à la « denture », mais le problème qui se pose maintenant clairement est le suivant : devrai-je consentir une « coupe claire » ou une « coupe sombre » si ce commentaire est trop long ? Je ne « suis pas sans savoir » que dans le cas contraire vous risqueriez de vous détourner de la lecture de ce commentaire.
On peut, en tout état de cause, retenir que beaucoup d'usages sont issus d'influences de l'anglais, dont certains mots font penser à des mots français qui semblent s'en rapprocher (voir, par exemple, « un magasin entièrement dédié à la basket », utilisé en lieu et place de « consacré », « dédié » ayant un autre sens).
Notons, enfin, la présence d'un petit lexique très intéressant en fin d'ouvrage, permettant de bien distinguer, se remémorer ou vérifier le sens de certaines notions, telles que « néologisme », « locution », « pléonasme », « solécisme », etc.
Très intéressant, certainement, au-delà de tout un chacun, pour des lycéens qui s'apprêtent à passer le baccalauréat de français ou pour des étudiants qui veulent éviter les fautes de langage usuelles.
Au total, un petit recueil de bonne facture, bien au-delà de sa maigre taille et de son modeste prix. Vous ne vous en trouverez pas « mystifié »... (voir page 50 ou dans tout bon dictionnaire).