nous sommes en 1840 à la cour de la Sublime Porte alors que le jeune sultan Abdülmecid veut récupérer le portrait de son ancêtre Mehmet II peint par l'illustre Gentile Bellini -car lorsqu'il était venu à Constantinople peindre quelques fresques il avait aussi commis ce tableau- disparu et qu'une rumeur fait resurgir à Venise, il mandate l'eunuque Hachim -qui pour des raisons politiques des plus subtils ne peut pas quitter la capitale- qui mandate son ami l'ambassadeur de Pologne Palewski qui se rend dans la Sérénissime à sa place affublé d'une fausse identité d'américain amateur d'art afin de tenter de trouver le Bellini ... ; roman d'époque, d'atmosphère et d'ambiance ; Venise est dans sa période d'occupation autrichienne, l'ombre d'elle-même, décatie, avec ses nobles appauvris, sa population méfiante des occupants -très Senso-, ses riches "touristes" prêt à payer le prix pour ramener des oeuvres d'art signées par les plus grands -d'où un commerce important de faux- ; une intrigue emberlificotée qui en surprendra plus d'un et qui nous immerge autant dans les venelles de la cité, dans ses palazzo, qui nous ferra goûter à la nourriture autant vénitienne que turc, qui nous permettra de rencontrer la fascinante comtesse d'Aspi d'Istia, le subtil et compatissant commissaire Brunelli, ainsi que les moines de l'ile des arméniens au large de la cité des doges ... Bonne lecture !