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Dans ce texte éminemment moderne, Albert Camus propose courageusement une solution `humaine' pour l'intoxication de l'âme par l'absurdité de la vie, qui peut mener au suicide (un saut hors de la vie, hors du monde).

Suicides
Le suicide peut se situer au niveau individuel, mais aussi au niveau philosophique et religieux (intellectuel).
Les religions et certaines philosophies proposent l'irrationnel (l'illusion d'un autre monde) et l'eternel comme solution. La phénoménologie d'E. Husserl ne propose même pas de solution du tout, en refusant d'expliquer le monde et en se limitant à une description du vécu.
Albert Camus illustre le suicide religieux par la philosophie de S. Kierkegaard, qui demande en fin de compte `le sacrifice de l'Intellect'. Le suicide philosophique est expliqué par les théories de K. Jaspers qui culminent dans `l'être de la transcendance'.

Solution courageuse
Pour Albert Camus, il faut vivre l'absurde, qui n'est rien d'autre qu'un monde dont l'homme est le seul maître et dont le destin doit être réglé entre les hommes. Cet état des choses a trois conséquences pour l'homme : la liberté, la passion et la révolte.
L'homme absurde ne fait rien pour l'éternel. Il vit sur terre dans la peau de l'amant, du comédien et du conquérant, avec Prométhée comme premier conquérant qui se révolte contre les dieux.
Le summum, néanmoins, est le créateur. Créer, c'est vivre deux fois, c'est donner une forme à son destin. Comme l'a dit Nietzsche (cité ici) : `l'art et rien que l'art, nous avons l'art pour ne point mourir de la vérité.'

Sisyphe, l'exemple modèle
Sisyphe est le héros absurde par excellence, étant condamné pour son mépris des dieux, sa haine de la mort et sa passion pour la vie. Sa (la) lutte vers les sommets suffit à remplir un caeur d'homme. Il faut imaginer un Sisyphe heureux !

Evaluation
Pour Albert Camus, le destin du monde doit être réglé entre les hommes. Ceci pose la question fondamentale de la vraie nature (biologique/psychique) de l'homme. Cette nature a été parfaitement analysée et décortiquée par des grands philosophes ou des hommes de sciences, comme A. Schopenhauer, C. Darwin, B. Russell ou R. Dawkins. Il faut au moins en tenir compte si on veut bien gérer les affaires de ce monde.

Ce texte devrait être lu par tous les hommes de bonne volonté.
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500 PREMIERS RÉVISEURSle 9 décembre 2011
Comme tout le monde, je connaissais le titre, la première phrase (Il n'y a qu'un problème philosophique vraiment sérieux : c'est le suicide), la dernière (Il faut imaginer Sisyphe heureux). Ces formules chocs frappent l'imagination mais j'ai souhaité aller au delà de la culture en boîte et lire de qu'il y a entre ces deux phrases pour comprendre leur sens véritable.

Malheureusement pour moi, mes cours de philo datent d'il y a longtemps et mon esprit au quotidien est habitué à la réflexion scientifique et la lecture de romans. La lecture m'a demandé une grosse concentration et il aurait fallu que je travaille le texte avec papier et crayon pour bien suivre le fil du raisonnement. Camus s'efforce implacablement d'analyser comment l'homme peut vivre en supportant et en assumant l'absurde qui « naît de cette confrontation entre l'appel humain et le silence déraisonnable du monde », sans tenter d'esquiver le problème en inventant des explications ou en se donnant des espérances dans l'au-delà. Certains passages m'ont paru plus simples que d'autres, surtout ceux qui éveillaient en moi une résonance profonde, j'en ai lu d'autres sans vraiment les comprendre.

Si vous aussi vous voulez comprendre ce qui lie profondément la première et la dernière phrase, et comprendre le bonheur et la dignité qu'il y a à assumer son fardeau quotidien, prenez votre temps ou prenez un guide qui vous éclairera tant sur la pensée de Camus que sur celle des philosophes qu'il cite.
0Commentaire|29 personnes ont trouvé cela utile. Ce commentaire vous a-t-il été utile ?OuiNonSignaler un abus
le 31 janvier 2003
"Le seul problème philosophique vraiment sérieux est la question du suicide." Un essai qui commence ainsi, écrit par Camus, ne peut qu'annoncer profondeur, sincérité de l'homme face au monde et si la rigueur exigée des philosophes peut être critiquée, elle n'est que secondaire. Clef de lecture des romans de Camus, cet essai est plus que cela, une initiation à sa pensée, à la pensée en tant que conflit de l'homme et du monde, symptome de l'absurde. Un plaisir pour l'esprit, Sisyphe et son sourire.
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le 6 décembre 2015
Je suis philosophe du dimanche et Le mythe de Sisyphe va bientôt arriver dans ma boite aux lettres
Depuis 2 jours je rumine dans ma tête la première phrase lue sur internet.
'Il n'y a qu'un problème philosophique vraiment sérieux : c'est le suicide. Juger que la vie vaut ou ne vaut pas la peine d'être vécue, c'est répondre à la question fondamentale de la philosophie'
Pourquoi se suicide t on ?
Pourquoi ne se suicide t on pas ?
Le problème du suicide serait donc pour l'auteur le point de départ de la philosophie,
Ce problème se doit alors d'être universel
(Exception faite des croyants bien sur, qui n'éprouvent pas le besoin de philosopher_pas tous_ et de se suicider)
A ma connaissance il est le premier à poser comme pierre d'angle de la philosophie, le suicide.
Il est vrai que la mort prochaine pour tous, a été le moteur de nombreux philosophes,
Depuis Platon « philosopher c'est apprendre à mourir », en passant par Montaigne « philosopher c'est se préparer à mourir » jusqu'à Simone Weil « philosopher c'est accepter de mourir » Il s'agit toujours d'une mort que l'on va subir et que la majorité des philosophes n'a pas anticipée
On ne se suicide pas par désespoir (absence de sens et de valeur de sa vie) mais par souffrance intolérable ou maladie psychiatrique. Donc je pense que poser la valeur de la vie en termes de suicide ou non suicide est excessif.
J'ai bien conscience d'être blasphématoire à l'encontre d'un monument Prix Nobel de surcroit, mais la philosophie le permet « se moquer de la philosophie...........une petite jouissance, qui donne envie de continuer à vivre. »
Est-ce que la vie vaut la peine d'être vécue est aussi pour moi un problème mal posé.
La question est plutôt quel sens je donne à la vie, à ma vie, et si elle n'en a pas je pense que l'on peut passer celle-ci à chercher, en philosophant bien sûr, il faudra surement plusieurs vies pour lire ceux qui ont écrit sur le sujet

Maintenant Mr Camus j'ai hâte de vous lire.

QUINZE JOURS PLUS TARD

Ce n’est pas un livre, c’est une expérience, j’ai eu beaucoup de mal à faire bouger le rocher de Camus. C’est une épreuve, et j’ai bien ressenti le fossé de l’absurde entre l’œuvre et mes capacités intellectuelles
En toute subjectivité je vois ici une posture intellectuelle intenable et aussi une contradiction, car il s’agit bien d’une certaine rationalisation de l’absurde .Devant l’absurde on se tait, ou alors on fait comme Simone Weil, qu’il admirait, on attend.
Faire du ressenti absurde le critérium de la pleine lucidité, sans « tricherie » n’est pas faux (qui ne l’a pas fait un jour ?) mais je ne peux imaginer Sisyphe heureux

Monsieur Camus je vous relirai
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Texte difficile à résumer. Il fut écrit pendant la guerre en 1942. Commençant par "Il n'y a qu'un problème philosophique vraiment sérieux : c'est le suicide", je comprends qu'Albert Camus cherche les limites de l'entendement pour éclairer l'absurde.

Sans vergogne, car je le trouve clair, je reprends le commentaire écrit sur Wikipedia :

"Refusant le suicide, Camus catégorise trois genres :

- Le héros absurde fait face à l'absurdité de la vie. Il va même jusqu'à l'apprécier, recherchant toujours la même flamme, la même passion qui l'anime, comme le fait Don Juan en recherchant toujours cette première passion de femme en femme.

- Le suicidaire ne voit plus aucun sens à sa vie et fait le « grand saut », au même titre que le croyant, échappant ainsi à l'absurdité de sa condition.

- Le croyant, quant à lui, se livre à une cause et ne se préoccupe pas de l'essence existentialiste qui ronge tant les humains qui y ont fait face, ayant perdu la lumière et se retrouvant seuls face à leurs pensées.

Derrière ces trois archétypes de l'absurdité, Camus entend montrer que la révolte est le seul moyen de vivre sa vie dans un monde absurde. Cette révolte est plus importante dans le fait de se révolter que dans les causes défendues en elles-mêmes. Camus propose donc une théorie de l'engagement passionné et conscient qui est compatible avec le climat politique de son temps."

J'ai cependant trouvé la thématique de l'ouvrage par trop diffuse, brouillonne. Les exposés des héros des romans de Dostoïevski ne m'ont pas convaincu et restent très en deçà de la compréhension lumineuse de René Girard sur le désir mimétique (Mensonge romantique et vérité romanesque.
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le 27 septembre 2014
Dés le début du livre Albert Camus provoque , tout du moins interroge le lecteur avec un thème intemporelle et en offre une vision singulière allant à contre-sens de la standardisation de la pensée que nous subissons actuellement. Dans un monde ou tout est dualité Camus propose une vision qu'il qualifie lui-même d'Absurde et visant à changer notre réflexion de manière total. Empreint d'une forme de pessimisme dérangeante l'essai bouscule et ne laisse personne indifférent.
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le 10 mars 2016
Le mythe de Sisyphe est très bien écrit, ce qui vous permettra d'aborder la philosophie de Camus sans encombre. Dans ce récit, Camus présente sa notion de l'homme absurde, qui, si elle semble être proche de l'existentialisme, en diffère par son côté "carpe et diem", par exemple. Une référence incontournable, que je ne cesse de relire
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le 27 février 2001
Cet ouvrage, qui restera l'une des plus importantes oeuvres philosophiques du XX siècle, établi pourquoi la vie vaut elle d'être vécue? Parce que l'homme peut dépasser l'absurdité de son destin par sa lucidité, et la révolte tenace contre sa condition, il y a une grandeur à vivre et à faire vivre l'absurdité.
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Il y a une atmosphère mystérieuse et magique à l'évocation de ce "mythe" de Sisyphe... Quelque impénétrable secret enfoui dans les profondeurs abyssales de la philosophie et de l'histoire et révélés tout de bon par l'auteur!
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le 10 juillet 2013
Première page et nous voilà plongé dans le questionnement philosophique. Cet essai écrit par Camus à la trentaine, nous interpelle sur la question du suicide mais sous une forme réflective très ouverte.
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