Trois époques dans ce roman : celle de Heredia le poète cubain (à ne pas confondre avec son cousin, celui qui a réussi), son fils et un écrivain cubain contemporain, exilé à Madrid après avoir été dénoncé alors qu'il débutait sa carrière de professeur d'université à La Havane. Ce dernier revient car un de ses amis pense qu'il serait possible de retrouver le journal intime de Hérédia. Ce retour lui permet de retrouver son amour de jeunesse,ses amis, parmi lesquels, d'après lui, celui qui le dénonça,et sa mère.
En même temps, on lit le journal(fictif) intime, poignant, imprégné de la chaleur humide des tropiques, du jeune poète maudit et on découvre les affres de son fils, très pauvre, qui ne sait pas s'il doit vendre le journal de son père pour survivre, ou le laisser en sa cachette. Franc-maçons, communistes, nationalistes cubains, indépendantistes, profiteurs, amoureux des femmes,étudiants idéalistes, putains et dames traversent ce magnifique roman. Vers la fin, on se surprend à le reposer pour ne pas le terminer trop tôt, pour rester encore un peu sous le frémissement des palmes.