Encore un merveilleux roman de Ken Folett. Ce n'est certes pas comparable avec le sublime «les Piliers de la Terre», mais il est quand même à classer dans les romans d'exception. On y retrouve toutes les qualités de l'auteur : un sens narratif unique, une construction de l'histoire dosée à la perfection, une riche documentation historique, des rebondissements nombreux, des personnages travaillés en profondeur ; bref, tous les ingrédients d'un excellent roman.
Cette histoire, de deux êtres que tout éloigne et pourtant fait pour ce rencontrer, sert de support à la présentation de trois tableaux historique de la fin du XXVIIIe siècle. Un premier tableau dans une Ecosse encore féodale, où les Seigneurs de ces hautes contrées extirpent des entrailles la terre le charbon dont la société britannique, aux portes de la révolution industrielle, à tant besoin. Pour cela ces nobles et riches propriétaires exploitent, sans scrupule, la population servile de leurs campagnes, à l'encontre des lois.
Un deuxième tableau que se déroule à Londres, où l'on découvre le monde des dockers et l'aberrant mécanisme économique, entretenu depuis des lustres pour assurer le monopole et la main d'œuvre à bon marché à quelques exploiteurs sans vergogne.
Puis un troisième tableau dont l'action se situe dans les plantations de tabac en Virginie, où on revit les conditions d'esclavage des noirs arrachés à l'Afrique, mais aussi des blancs condamnés et bannis d'Angleterre.
Une merveilleuse histoire qui happe le lecteur dès les premières, et qui nous en apprend beaucoup sur cette période de Angleterre.
Un livre de grande qualité, enrichissant et divertissant à la fois. Bonne lecture !