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Le peigne de Cléopâtre Broché – 28 septembre 2013


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Extrait

L'idée du Peigne de Cléopâtre vint à Mari quand son patron lui déclara qu'il se passerait désormais de ses services. Au moment même où il prononça ces mots, Mari sut qu'elle oublierait le reste de leur entretien. L'homme avec qui elle travaillait depuis trois ans n'avait plus besoin d'elle. Il avait l'intention de se débarrasser d'elle comme on jette une vieille éponge.
Étrange. On se sert d'une éponge tous les jours pendant des semaines, voire des mois. On la passe sous l'eau, on l'essore, on essuie le plan de travail avec, puis on la range à côté du robinet. Un jour, on s'aperçoit qu'elle sent mauvais et on la jette. Sans se dire que cette mauvaise odeur résulte de bons et loyaux services. Apparemment, cela n'entre guère en ligne de compte pour les éponges. Ni pour Mari.
Perdue dans ses pensées, elle prit conscience qu'elle n'était pas certaine de comprendre ce que venait de lui annoncer son patron - qu'elle avait d'ailleurs toujours considéré comme son égal. Après tout, c'était elle qui menait la barque. Johan était plus convaincant dans le rôle de l'usurpateur, s'attribuant avec brio le fruit du travail des autres.
Pourtant, elle avait aimé faire équipe avec lui. Ils avaient fondé leur cabinet comptable quelques années auparavant, à la suite des menaces de licenciement économique de leur dernier employeur. Certes, ça n'avait pas été facile. Ils s'étaient versé des salaires symboliques et avaient travaillé en dessous du seuil de rentabilité le temps de se constituer une clientèle. Mais quand l'activité avait pris son essor, ils avaient sabré le Champagne.
Mari était satisfaite de son travail. Pourtant, elle ressentait un manque. Pendant ses heures de bureau, elle rêvait d'être ailleurs. Elle imaginait David l'accueillant à la maison le soir avec un éclat de rire qui signifierait «fuck them all». Au fond, tout ce qu'elle souhaitait, c'était qu'il se remette à faire frire des oeufs au bacon au beau milieu de la nuit, comme avant, quand il lui demandait si elle préférait y voir un dîner tardif ou un petit déjeuner très matinal. Qu'il redevienne aussi chaleureux qu'à l'époque où il préparait des moules à la coriandre et au safran pendant que la tarte salée du jour cuisait dans le four.
Johan s'était lancé dans une tirade monotone à propos des bénéfices de la fusion envisagée. Pourquoi se donnait-il tant de mal ? Ce qu'il lui racontait n'était pas un scoop. Elle avait suivi de près les négociations hargneuses avec leur concurrent, et en réalité, c'était elle qui avait conclu le marché. Ils le savaient pertinemment tous les deux. Mais elle s'en fichait. Depuis que David avait changé, cela lui était complètement égal d'occuper un poste de dirigeante ou d'assistante. Elle faisait ce qu'elle avait à faire et gagnait bien sa vie, cela lui suffisait amplement.
Johan semblait sur le point de terminer son soliloque. Dans un accès de théâtralité, il se pencha par-dessus le bureau pour saisir les mains de sa collaboratrice. Mari eut l'impression que des tentacules visqueux se dirigeaient vers elle. Pas question qu'il la touche. Son regard s'arrêta sur une paire de ciseaux et elle eut l'envie folle de sectionner les bras de Johan en leur milieu, comme deux serpents, pour les mettre hors d'état de nuire. Croyait-il que ce geste faussement bienveillant allait changer quoi que ce soit ? Entre eux, le contact physique avait toujours été inconcevable, si bien que leur intimité se résumait à une accolade à Noël. Ils avaient à peu près le même âge. Elle, quarante-deux ans, et lui, un peu plus, mais manifestement, elle ne risquait pas le harcèlement sexuel. Trop blonde, trop ronde, trop nature. Trop réservée, trop aimable, trop gentille. Un peu terne, en fin de compte. La fois où, lors d'une fête au bureau, il lui avait demandé si elle avait un problème avec les bretelles de son soutien-gorge - elles n'arrêtaient pas de glisser -, il était passablement ivre. Elle avait immédiatement rangé cette remarque au rayon des «humiliations du quotidien».

Biographie de l'auteur

Maria Ernestam est suédoise, et vit à Stockholm. Eclectique, elle a multiplié les expériences artistiques : chanteuse, danseuse, mannequin, comédienne, journaliste et auteur. Ses romans rencontrent un beau succès. Le peigne de Cléopâtre est son troisième roman traduit en français, après Toujours avec toi (2010) et Les oreilles de Buster (2011), prix Page des Libraires et Prix des lecteurs de l'Armitière.


Détails sur le produit

  • Broché: 320 pages
  • Editeur : Gaïa (28 septembre 2013)
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2847203524
  • ISBN-13: 978-2847203523
  • Dimensions du produit: 22 x 2,3 x 13 cm
  • Moyenne des commentaires client : 3.0 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (4 commentaires client)
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6 internautes sur 6 ont trouvé ce commentaire utile  Par traversay TOP 50 COMMENTATEURSVOIX VINE le 22 octobre 2013
Format: Broché
Publié en Suède un an après Les oreilles de Buster (2007), Le peigne de Cléopâtre ne procure pas le même plaisir de lecture que son prédécesseur malgré des qualités d'invention intactes et un style qui alterne la douceur et l'âpreté. La trame du livre n'est pas loin de faire penser à celles qu'affectionne Paasilinna : la création d'une TPE (Très petite entreprise), par trois amis, spécialisée dans le service aux particuliers, clients dont les demandes vont devenir pour le moins embarrassantes et ... macabres. Bien entendu, le ton adopté par la romancière n'a rien à voir avec celui de son homologue finlandais. Malgré quelques pointes d'humour, Le peigne de Cléopâtre tient plus du thriller psychologique dont l'intrigue va surtout servir de révélateur pour ses trois "héros" empêtrés dans de graves traumatismes remontant le plus souvent à l'enfance et les amenant au bord de la schizophrénie. La dernière partie du livre oublie d'ailleurs quelque peu son thème de départ pour se concentrer sur le mal être du trio et une réflexion assez désabusée sur l'amitié. Non sans lourdeur, au gré de rebondissements surprenants qui finissent par peser sur le récit qui y perd en crédibilité. A traquer la part d'ombre qui se dissimule derrière chaque personnalité Maria Ernestam termine son livre dans une obscurité déconcertante.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile  Par Armalite TOP 500 COMMENTATEURS le 8 juillet 2014
Format: Broché Achat vérifié
Pour être honnête, jamais je ne me serais laissé tenter par cette quatrième de couverture si "Le Peigne de Cléopâtre" n'avait pas été signé par Maria Ernestam, écrivaine suédoise dont j'avais adoré les deux premiers romans "Toujours avec toi" et "Les oreilles de Buster". L'idée de départ me faisait un peu penser à un roman de chicklit, mais je me disais que l'auteur saurait la traiter avec la noirceur réaliste qui caractérisait ses écrits jusque là, et créer des personnages forts dont elle parviendrait à faire accepter les décisions moralement douteuses. Hélas, je n'ai retrouvé ici aucune des qualités qui m'avaient séduite précédemment chez elle. Les trois héros m'ont paru inconsistants et dépourvus de tout intérêt malgré leur passé douloureux. Les dialogues m'ont fait grincer des dents tant ils sonnaient faux; l'artifice censé créer un certain suspens n'a pas du tout fonctionné pour moi, et j'ai failli attraper un torticolis à force de secouer la tête devant l'invraisemblance des situations. Louchant à la fois vers la farce, le roman psychologique et le thriller, "Le Peigne de Cléopâtre" tente de mélanger plusieurs genres littéraires et échoue de façon spectaculaire.
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1 internautes sur 1 ont trouvé ce commentaire utile  Par lauraline79 TOP 500 COMMENTATEURSVOIX VINE le 27 février 2014
Format: Broché
Ca commence comme une farce : les trois amis montent une boîte Le Peigne de Cléopâtre, en vague référence à une antiquité du British Museum, avec l'idée d'aider les gens à résoudre tous leurs problèmes. Jusqu'au jour où la farce tourne vinaigre, quand une cliente entend par "tous problèmes" l'assassinat de son mari, harceleur et maltraitant. A partir de là, tout dérape et la farce tourne au thriller.

L'intrigue est très bien ficelée pour nous balader, nous faire croire que "youpi, on a tout compris !" Eh bien, pas du tout... Maria Ernestam nous piège, nous fait suivre de fausses pistes, tout en mettant à jour les blessures que la vie a infligées aux trois héros. Finalement, les uns et les autres ne savaient pas grand chose de leurs amis et ce n'est que dans le dernier tiers du roman que les visages se dévoilent. J'ai beaucoup aimé être ainsi surprise et entraînée là où je ne pensais pas aller !

C'est bien écrit, suffisamment addictif pour qu'on ne lâche le livre sous aucun prétexte -cuisine, boulot et autres menus détails du quotidien !!! Un roman que je recommande chaudement.
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile  Par Olivier Rondeau le 9 décembre 2013
Format: Broché Achat vérifié
Surprenant parfois, plaisant à lire, avec des personnages très vivants, complexes, un ouvrage que l'on lit vite sur un sujet difficile.
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