Partant d'un scénario de Tardi et du regretté Bouju, Stanislas concocte une superbe histoire à l'ancienne, c'est à dire renouant avec les grands classiques franco belges, il y a du Tintin, du Jacobs et de l'Adèle Blanc Sec (la vraie, celle de Tardi pas celle de Besson) dans cette histoire de radio, de faussaires, et de crimes crapuleux. L'intrigue, touffue et passionnante, nous ballade de la maison de la Radio à la Bretagne en passant par un Paris merveilleusement rendu. Les dialogues, signés Tardi et Bouju, sont extrêmement réussis, plein de gouaille et de faconde. Et surtout, l'album est dense, près d'une heure de lecture totalement prenante, une vraie réussite.