Erskine Caldwell, écrivain du sud des Etats Unis, dépeint la misère sociale et intellectuelle des paysans de ce sud. Ce petit livre, vendu à des millions d'exemplaires, ne revendique rien de particulier. Il met simplement en avant une histoire où les fils de Ty Ty, paysan convaincu que sa terre renferme un filon d'or, se refusent à cultiver cette terre et passent leur temps à la recherche de leur utopie. Mais Ty Ty a aussi deux très belles filles ainsi qu'une bru, la plus belle femme au monde, qui a les plus beaux nichons qu'il existe et que lorsqu'on les a vus, on n'a qu'une envie, se mettre a quatre pattes devant elle et de la lécher quelque part.
Erskine Caldwell ne se lasse pas de dépeindre ces hommes comme des animaux qui auraient flairer une femmelle et seraient incapables de se tenir devant elle. Peu importe que l'un convoite la femme de l'autre, Griselda, la bru, est trop belle et tous les hommes de la famille ont envie d'elle, ont envie de se mettre à quatre pattes et de la lécher ! Ils risquent la discorde entre eux et le drame !
Et le petit arpent du bon Dieu, dans tout cela? C'est ce morceau de terre que Ty Ty a offert à Dieu et dont il promet l'offrande des récoltes à l église. Mais Ty Ty ne pense plus à cultiver, il retourne sa terre depuis quinze ans pour découvrir l'or. Et lorsqu'il a fini à un endroit, il recommence ailleurs. Si bien qu'il finit par creuser sur le petit arpent du Bon Dieu. Alors, il est obligé de le déplacer ailleurs afin de ne pas devoir faire don de l'or qu'il y découvrira à l'église, si jamais il en découvre.
Totalement amoral, ce livre dépeint avec cynisme des personnages hors norme, hors du temps, qui doivent cela à leur pauvreté intellectuelle.
L'énorme Pluto qui cherche a épousé une des filles de Ty Ty et qui est en quête d'une élection de shérif, Jim Leslie qui a fui la ferme il y a plus de Dix ans et Will,le gendre, qui vit à la ville mais qui est au chômage parce que son usine a fermé n'échappent pas non plus à cette misère intellectuelle.Le bonheur n'est pas aussi simple que l'avait imaginé Ty Ty, lui, entouré de ses enfants et de leurs conjoints, vivant sur les mêmes terres et la même ferme.
Un livre étrange, assez proche, dans le style de celui de Steinbeck, parfois cru, mais qui se laisse lire très facilement.