Dernier volume de la pentalogie de Mme Shimazaki.
Elle avait bien commencé, elle se termine tout en redondance.
La multiplication des points de vue narratifs, chacun exposant sa partie du secret et sa perception ou son incompréhension de la situation des autres, le concept fonctionne.
Notes de coquillages, de lucioles et de fleurs dans un décor de guerre mondiale qui déporte les pères et de bombes atomiques. Des femmes qui se laissent dépasser pour l'amour et l'avenir de leurs enfants.
Par contre, que la grand-mère, la mère et sa fille soient confrontées à la même situation (je tombe amoureuse d'un homme beaucoup plus important que moi parce qu'il a du charisme, mais finalement il s'avère qu'il est un peu une crapule), c'est tout de même un peu gros. Surtout quand, au final, la dernière comprend et décide de ne pas tomber dans le même travers, ça fait très sitcom.
Pour ce qui est de ce dernier opus, la construction narrative est assez poussive. La vieille grand-mère à l'agonie et qui perd sa tête décide de confier son secret à sa petite fille préférée. D'un coup, son discours est totalement fluide et elle parvient à se souvenir de menus détails, de sensations, de l'enchaînement parfait des évènements, etc. Mouais.
Et finalement, 5 livres de 120 pages pour une même histoire. On aurait pu regrouper le tout en un seul.