Les ouvrages d'Arasse sont toujours une fête pour l'esprit. Une érudition réjouissante et surtout des raisonnements puissants s'y côtoient en général. "Le portrait du diable" n'est pas du même calibre : texte extrêmement court, reprenant l'opposition memoria/historia de manière caricaturale, ce "portrait" ne propose pas une démonstration très convaincante. On repère même parfois des arguments étrangement contradictoires. Il vaut mieux lire l'Annonciation italienne, la Guillotine ou encore l'Ambition de Vermeer. Bref, il s'agit apparemment plus d'un coup éditorial que d'un service rendu au travail de Daniel Arasse.