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Le post-colonial comparé : Anglophonie, Fancophonie Broché – 19 juin 2014


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Extrait

Extrait de l'avant-propos d'Émilienne Baneth-Nouailhetas et Claire Joubert

Avant l'ouverture de ce chantier de recherche qui nous conduit à mettre en regard diverses littératures postcoloniales, nous avions abordé le comparatisme et la littérature comparée en tant que démarche littéraire et disciplinaire. Les contours de ces disciplines fondamentales du rapport à l'étranger sont d'autant plus difficiles à définir qu'ils diffèrent radicalement selon les cultures universitaires et les histoires nationales et intellectuelles : la dernière publication issue de cette recherche, Comparer l'étranger : enjeux du comparatisme en littérature^, considérait donc différentes conceptions de la littérature étrangère, du comparatisme et de la littérature même. L'un des caractères les plus significatifs de la littérature comparée «à la française» est précisément d'être une démarche centrifuge, qui ne peut être initiée qu'à partir du point/degré zéro de l'étranger que serait la littérature nationale ; c'est à travers la discipline comparatiste que s'est forgée la différence entre littérature française et littérature francophone et que les littératures francophones ont trouvé une place dans les cursus universitaires.
La définition d'une littérature nationale, et de sa place vis-à-vis de l'étranger, est aussi ancrée dans le terreau commun de l'histoire nationale, de l'histoire des disciplines et des histoires de la mondialisation (si l'on entend par là l'ensemble des phénomènes et événements «connectant» le monde). Mais en contexte de Mondialisation de l'université (si l'on entend cette fois l'extension de la marchandisation à des dimensions du monde qui échappaient jusque-là au marché), c'est la légitimité même des études littéraires, ses assises institutionnelles et ses programmes d'explorations du national et du rapport d'étranger - ceux des lettres et des sciences humaines plus largement - qui est disqualifiée par la progression du modèle politico-épistémologique de la «connaissance». On comprend bien les avantages, pour une captation des savoirs dans les circuits de la marchandise, de cette dissolution des disciplines de la culture dans une globalité cognitive. Mais on en comprend également le caractère symptomatique : les disciplines de la spécificité culturelle touchent des enjeux clés de la politique des savoirs qui soutient la Mondialisation néolibérale. Et l'année de travail consacrée à la question «Quelle "société de la connaissance" ?», au pic de la période de confrontation entre projet de réforme ministériel et mobilisation universitaire (2008-2009)2, nous a servi à rapporter la réflexion sur les disciplines littéraires et sur le savoir du poème, à la profondeur historique du rapport entre savoir et pouvoir. Au sortir de ce cycle exploratoire, nous avons choisi de suivre le fil rouge reliant la Mondialisation à la colonisation, à la fois parce que la réflexion sur le colonial élaborée par les Postcolonial studies anglophones a déjà fait un travail considérable sur ce rapport synergique du pouvoir au savoir, et fournit des outils que les débats francophones ne se sont pas encore appropriés ; mais aussi parce que le rapport colonial continue à générer des effets analytiques précieux pour penser l'inédit du régime de Mondialisation. En effet, donnant à penser la différence des cultures, il donne des moyens pour penser l'historicité radicale du rapport de pouvoir, qui ne cesse de réinventer aussi l'espace pour la critique.
Il n'y a pas de lieu plus critique pour mesurer le concept d'étranger que ce creuset poétique, différentiel, où le «même» de la langue se superpose à «l'autre» de l'histoire ; ce creuset-crise où les colonisations et les décolonisations signalent avec violence les déterritorialisations des langues et des discours et, partant, l'historicité des langues, et l'historicité des rapports de domination inscrits dans les langues.


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