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le 10 novembre 2011
Rares sont les ouvrages philosophiques aussi évidents, aussi humbles et pertinents que cette introduction au pragmatisme, proposée en huit leçons par le philosophe américain William James (1842-1910).
Non content d'avoir été un des fondateurs de la science psychologique moderne, ce dernier décrit une méthode de pensée des plus originales et des plus abordables, en dépit de la complexité des problèmes auxquels elle s'attaque.

Pourtant, de l'aveu de James lui-même, on pourrait remonter aux Grecs, pour trouver la source des concepts qu'il entreprend d'exposer : "rien de nouveau dans la méthode pragmatique : Socrate l'utilisait en expert, et Aristote en avait fait sa méthode".
Disons également qu'elle emprunte également beaucoup aux philosophies empiristes ou utilitaristes telles que proposées par Locke, Hume, Mill, mais qu'en enlevant les quelques bornes matérialistes ou positivistes qui en limitaient parfois la portée, elle s'avère susceptible d'emmener le lecteur dans un voyage intellectuel passionnant, qui part des considérations les plus terre-à-terre et s'élève en toute quiétude vers l'infini.

Selon James, il est essentiel avant toute chose de délimiter d'emblée le champ des possibles. Dans cette optique, il distingue au plan historique, deux grandes catégories de penseurs, qu'il oppose radicalement, à savoir les empiristes et les rationalistes.
Il en propose même une définition schématique en relevant les principales caractéristiques qui fondent à ses yeux les deux lignages, assimilant de manière un peu narquoise les rationalistes à des esprits "délicats" (tender-minded) et les empiristes à des esprits "endurcis" (tough-minded).
Ainsi, on peut distinguer les uns des autres en opposant respectivement les modalités sur lesquelles se fonde leur pensée.
Le Rationaliste est : intellectualiste, idéaliste, optimiste, religieux, partisan du libre arbitre, moniste, dogmatique.
L'Empiriste est au contraire : sensationnaliste (se fondant sur la réalité des sensations), matérialiste, pessimiste, irréligieux, fataliste, pluraliste, sceptique.

En bref, la ligne de partage se définit à partir de la source même du point de vue adopté : "le rationaliste voue un culte aux principes abstraits et éternels" tandis que "l'empiriste s'attache aux faits dans leur variété brute".
De ce fait, suivie trop exclusivement, la première voie a tendance à noyer l'adepte dans un flot de conjectures et n'offre en règle aucun débouché pratique, tandis que la seconde risque de l'enfermer dans un positivisme borné par le matérialisme et un froid déterminisme. Or, "Ce qu'il nous faut" s'exclame James, "c'est une philosophie qui non seulement sollicite nos facultés intellectuelles d'abstraction, mais encore soit en prise directe avec le monde réel de nos vies humaines finies."
D'une manière générale il conseille donc d'écarter les théories qui réduisent le monde à des systèmes, aussi séduisants soient-ils. Bien souvent selon lui, "le monde auquel vous donne accès le philosophe est clair, limpide et noble. Il ne comporte aucune des contradictions de la vie réelle.../... c'est un temple de marbre qui scintille au sommet d'une colline." Mais cette manière de concevoir les choses, trop bien définie, est vaine, "car l'univers réel est une chose ouverte. Or le rationalisme fabrique des systèmes, et les systèmes sont forcément clos."

C'est dit, le premier intérêt du pragmatisme est de proposer une approche totalement ouverte, qui n'écarte rien a priori, et qui retient avant tout ce qui permet de progresser ou de devenir meilleur. Ainsi, "comme les doctrines rationalistes, il peut rester proche de la religion [et d'une manière générale des concepts tenant à la spiritualité], mais en même temps, comme les philosophies empiristes, il peut se tenir au plus près des faits."
Le pragmatisme procède pas à pas, sans dogme pré-établi. Il n'a pas d'ambition téléologique, aucun dessein immanent, pas d'a priori. Il se fonde sur le simple bon sens, et tire toute sa substance de l'analyse du réel, dont nous sommes faits et qui jusqu'à preuve du contraire, nous entoure, sans occulter lorsque cela peut avoir un intérêt pratique le domaine supra-sensible. C'est avant tout une méthode pratique de "résolution des débats métaphysiques qui sans cela seraient interminables". A cette fin, le pragmatique tente notamment de débusquer les problématiques mal ou trop imprécisément posées, et celles qui n'aboutissent qu'à des réponses vaines, ou bien inappropriées aux questions qu'elles sous-tendent.

Après avoir fait un sort au dualisme classique opposant rationalisme et empirisme, James confronte le point de vue pragmatique aux grandes problématiques qui assaillent l'esprit humain : métaphysique, monisme et pluralisme, sens commun, vérité, humanisme, et enfin religion. Une réflexion en tous points captivante...
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le 22 janvier 2016
Quelques années après que Charles S. Peirce eut rendu publique le principe du pragmatisme dans un article intitulé « Comment rendre nos idées claires » paru en janvier 1879, William James (1848-1910) l’appliqua d’abord, en 1898, à la religion et à la philosophie. En 1906, il le transforma en théorie de la vérité au cours d’une conférence qu’il publia l’année suivante dans le livre « Le pragmatisme » qui devait donner naissance au mouvement.
C’est ainsi que quelques philosophes et écrivains européens se rallièrent au pragmatisme tel
que James le concevait : l’anglais Ferdinand C. S. Schiller (1881-1937), les italiens Giovanni Papini et Giuseppe Prezzolini et le français Bergson qui devint son ami comme en témoigne un échange de correspondance qui s’étale de 1902 à 1910 date du décès du philosophe américain.
Les critiques européens du pragmatisme ne virent dans ce mouvement que la glorification de la valeur pratique des idées. Une idée n’est vraie que si elle fonctionne. James accumule dans Le Pragmatisme les épithètes qui confirment aux yeux de beaucoup de philosophes la justesse de cette interprétation : la fonction d’une idée est de « nous servir de guide et de guide agréable » ; nous admettons « qu’une chose existe quand cela nous réussit d’y croire » ; « le vrai consiste simplement dans ce qui est avantageux pour notre pensée ». James va jusqu’à parler de « monnayer » les vérités qui n’ont pour caractère commun que d’être des vérités qui paient ».
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le 19 décembre 2011
les écritsd des deux auteurs donnent à voir un aspect intéressant de James. Pour ce qui est du texte de James, le pragmatisme est trop teinté de religion. Pour ceux qui portent un intérêt à ce positionnement épistémique il faut l'avoir lu afin d'aller plus loin que ses commentateurs.
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