Gilles Bernheim, grand rabbin de France et Philippe Barbarin, cardinal archevêque de Lyon et primat des Gaules, s'estiment, sont amis. Il s'agit de deux grands personnages éminemment respectables dans leur Foi. Gilles Bernheim m'a toujours convaincu de sa haute sensibilité et intelligence dans ses interventions sur l'antisémitisme et l'éloge posthume qu'il a rédigé sur la mission de Jean-Paul II. De même, de Philippe Barbarin, j'ai apprécié les prises de positions énergiques, jeunes, pertinentes lors de l'élection de Benoît XVI. Par ailleurs, disciple de Claude Tresmontant, j'étais convaincu de la nécessité de découvrir la métaphysique des Hébreux et de repenser la puissance du prophétisme hébreu.
Gilles Bernheim est un grand connaisseur des textes de la Nouvelle Alliance, terme que je préfère de très loin à celui, décalque de la traduction latine, de Nouveau Testament. Philippe Barbarin connaît l'hébreu. Tous deux théologiens s'expriment, sur les questions posées par Jean-François Mondot sur les rapports existant et à développer, enrichir, des deux frères, chrétien et juif.
L'intensité des échanges est d'une saisissante beauté. Elle invite le catholique que je suis à questionner ses grands frères juifs sur la Torah, les exercices spirituels, les débats, la profondeur de la connaissance de la Parole de Dieu. Que de barrières tombent dans ce magnifique dialogue !
Ce livre appelle nécessairement des actions concrètes dans le cadre de l'amitié judéo-chrétienne. Juifs et Chrétiens ont beaucoup à s'apprendre entre eux; ceci est une évidence rappelée par le Christ qui n'est pas venu abolir la Première Alliance mais l'accomplir. Le Peuple élu est celui choisi par Dieu. La richesse de sa Foi ne peut qu'éclairer la nôtre et mieux comprendre comment Dieu agit en chacun de nous.
"Et tu aimeras l'Eternel ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme et de tout ton pouvoir".
Merci !