Passionnant et décevant à la fois, ce roman est un roman policier qui tient le lecteur constamment en haleine. C'est aussi une exploration de l'âme humaine cherchant à distinguer le bien du mal. Il n'est pas sans faire penser à Dostoïevski.
L'information historique sur l'occupation et la résistance en France est bonne, avec toutefois l'inconvénient de faire cohabiter des personnages historiques réels avec des héros de fiction.
Malheureusement, le style est pesant, prétentieux, pédant. L'auteur n'hésite pas à employer des termes savants tels que "vésanie", "catatonie", parfois même à contresens par exemple lorsqu'il qualifie de nubile le ventre d'une femme qui a dépassé la trentaine. Sans que l'on puisse déterminer si cela est imputable à l'auteur ou au traducteur, les ruptures de style ne sont pas rares, par exemple : «... pour éviter qu'ils ne fussent embêtés ». Après cet imparfait du subjonctif, on aurait souhaité des termes plus nobles.
Le fond de l'ouvrage est passionnant, le style est exécrable.