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Le sermon sur la chute de Rome - Prix Goncourt 2012 Broché – 18 août 2012


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Descriptions du produit

Biographie de l'auteur

Né à Paris en 1968, Jérôme Ferrari a enseigné en Algérie puis en Corse. Depuis septembre 2012, il est en poste dans les Emirats arabes unis. Chez Actes Sud, il est l'auteur de quatre romans : Dans le secret (2007; Babel n° 1022), Balco Atlantico (2008), Un dieu un animal (2009, prix Landerneau ; Babel n ° 1113) et Où j'ai laissé mon âme (2010, prix du roman France Télévisions, prix Initiales, prix Larbaud, grand prix Poncetton de la SGDL).


Détails sur le produit

  • Broché: 208 pages
  • Editeur : Actes Sud Editions; Édition : Actes Sud (18 août 2012)
  • Collection : Domaine français
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2330012594
  • ISBN-13: 978-2330012595
  • Dimensions du produit: 11,8 x 2,3 x 22,3 cm
  • Moyenne des commentaires client : 3.2 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (112 commentaires client)
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En savoir plus sur l'auteur

Né à Paris en 1968, Jérôme Ferrari, après avoir été, durant quatre ans, professeur de philosophie au lycée international d'Alger, vit actuellement en Corse où il enseigne depuis 2007.
Chez Actes Sud, il a publié trois romans : Dans le secret (2007, Babel n°1022), Balco Atlantico (2008), Un dieu un animal (2009) et Où j'ai laissé mon âme (2010) Prix France Télévision 2010.

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Commentaires client les plus utiles

111 internautes sur 132 ont trouvé ce commentaire utile  Par Daniel Zumino sur 29 septembre 2012
Format: Broché Achat vérifié
Un philosophe, auteur confirmé au style original et brillant, qui nous invite à découvrir notre société en contrepoint des méditations de Saint Augustin! Voilà ce qui me semblait la promesse d'une lecture intéressante, voire même d'une réelle découverte. Or, à la fermeture du livre, il ne me reste que le sentiment d'avoir perdu mon temps.
Que les personnages soient des anti-héros aux motivations médiocres, pourquoi pas. Mais aucun d'entre eux ne fait l'objet d'un minimum de réalité psychologique. Aucune identification n'est possible avec cet univers de zombies, si bien que le rapprochement avec la chute de Rome fait l'effet d'un anachronisme sacrilège. Le vrai sujet de cette fausse saga est le "bar", dont le destin nous est conté avec force détails, avec les tentatives successives d'en rendre l'exploitation rentable. Un bar corse ne peut survivre qu'en s'adossant à la prostitution: telle pourrait être, en résumé, la thèse de cet ouvrage. Certes, cela force la méditation!
Le mal-être existentiel du Roquentin de La Nausée apparait, en comparaison, comme une aventure exaltante. Pour ceux qui aiment le 'trash', qu'ils (re)lisent les Chemins de la liberté!
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23 internautes sur 29 ont trouvé ce commentaire utile  Par traversay TOP 50 COMMENTATEURSVOIX VINE sur 27 novembre 2012
Format: Broché
Un avis un peu, beaucoup même, à contre-courant de l'opinion générale, mais peut-on s'obliger à aimer un livre si on le trouve extrêmement surfait ? Tout lecteur est un être imparfait dont la subjectivité est patente. N'est-il pas ? Quelques réflexions en vrac, donc, sur Le sermon sur la chute de Rome.

- Beaucoup de prétention dans un livre qui prétend marier réalisme et lyrisme. Ce qui nous vaut des passages d'une trivialité extrême (on ne compte plus les "enc...." sur certaines pages) suivis de moments où le style fait dans l'emphase ampoulée (pléonasme ?)
- Une intrigue principale très légère et anodine qui oblige Ferrari à en développer d'autres (le passé du grand-père, les errances de la soeur) complétement déconnectés. Ne parlons pas de Saint-Augustin qui apparait in fine comme par enchantement. Façon de parler.
- Pas d'unité et, plus grave, pas d'humanité et une sorte de mépris de l'auteur vis-à-vis de ses personnages. Misanthropie ?
- La tragédie finale tient du mauvais mélodrame.
- Belles phrases, accents philosophiques. Certains s'écoutent parler. Jérôme Ferrari se regarde écrire.
- Une vision de notre monde pour le moins cynique. Toute entreprise humaine est vouée à l'échec ? Ce livre aussi.
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59 internautes sur 74 ont trouvé ce commentaire utile  Par jean-marie lambert TOP 100 COMMENTATEURS sur 10 septembre 2012
Format: Broché
Deux étudiants en philosophie quittent Paris pour créer le meilleur des mondes possibles,en reprenant la gérance d'un bar corse dont ils font un lieu de paix et d'amour jusqu'à ce que la misérable nature humaine ne rappelle que toute création engendre son autodestruction;de même les anciens ont-ils assisté à la chute des empires,en Algérie comme en Afrique Noire,sans prendre la mesure de leur effondrement progressif.Les démiurges ont échoué,et le royaume de Dieu n'est pas de ce monde.
Remarquable roman,dont la parfaite construction allège le sens philosophique;l'auteur excelle à rendre humeurs,chairs et désirs à travers un "grand style" que peu maîtrisent aussi bien aujourd'hui.
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1 internautes sur 1 ont trouvé ce commentaire utile  Par Semper Victor COMMENTATEUR DU HALL D'HONNEURTOP 10 COMMENTATEURS sur 22 janvier 2013
Format: Broché
Le roman de Jérôme Ferrari, presqu'une nouvelle tant il est court (200 pages de petit format), se distingue tout d'abord par une belle écriture, au vocabulaire riche et aux phrases ciselées, et de subtiles références historiques et philosophiques qui, étonnamment, ne détonnent pas avec un récit centré sur l'univers terre à terre d'un bar assez banal d'un petit village corse.

A travers l'histoire d'une famille (sur 4 générations), l'auteur illustre intelligemment l'idée que si l'on ne choisit pas sa famille, on ne peut pas non plus se soustraire facilement à l'histoire et aux blessures de cette même famille. Au travers des aspirations de Matthieu et de son ami Libero qui reviennent au village pour reprendre la gérance d'un bar pourtant marqué par une évidente mauvaise étoile, l'auteur développe son thème central - « Ce que l'homme fait, l'homme le détruit » - sur la base d'événements anodins et très concrets. La trame du récit se situe ainsi à des années lumières de bouleversements civilisationnels qu'a vécu Saint Augustin, 1600 ans plus tôt, qui servent pourtant de filigrane au roman (Libero a étudié Saint Augustin en fac de philo et la sœur de Matthieu travaille sur le site des fouilles d'Hippone) et viennent en souligner le propos.

C'est donc avec une grande discrétion que l'auteur exploite la référence au sermon d'Augustin sur la chute de Rome : pas besoin, comme Jérôme Ferrari le démontre, de féroces guerriers Wisigoths ou Vandales pour mettre à bas un monde apparemment idéal.
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