Vendue à un lépreux, la jeune Jiu Er en est bientôt opportunément débarrassée et emménage avec l'un des porteurs qui l'avait transporté dans le palanquin de son mariage. Tous deux dirigent une distillerie de sorgho et l'alcool monte à bien des têtes. C'est alors que les Japonais et leur cortège d'horreurs font leur apparition. Un beau document sur une période mal connue en Occident (l'occupation de la Chine par les soldats nippons)
"Le sorgho rouge" est le premier film d'un cinéaste devenu depuis l'un des "hérauts" de la Chine, Zhang Yimou, ours de Berlin en 1988. C'est aussi un film étonnant par rapport la production de son temps : sensuel, parfois paillard, terrien de toute évidence. C'est aussi la déclaration d'amour du réalisateur à celle qui allait devenir sa muse, la magnifique et talentueuse Gong Li.
Malgré une beauté formelle remarquable, le film pêche un peu par son scénario "à épisodes". Chaque fois qu'on doit sauter quelques années, une ellipse, la voix off du petit fils des héros vient nous dire ce qui s'est passé. C'est un artifice un peu éculé.
Enfin, un très mauvais point à l'éditeur vidéo qui nous offre une copie de très mauvaise qualité et un étalonnage de couleurs extrêmement mal balancé. "Le sorgho rouge" méritait une meilleure copie.