"Le souffle de la violence - The violent men" western de Rudolph Maté (1955-1h36).
Scenario : Harry Kleiner et Donaild Hamilton (d'après son roman 'Smoky Valley').
avec : Glenn Ford (John Parrish), Barbara Stanwyck (Martha Wilkinson), Edward G. Robinson (Lee Wilkinson), Diane Foster (Judith Wilkinson), Brian Keith (Cole Wilkinson), May Wynn (Caroline Vail)...
Photographie de Howard Greene et Burnett Guffey / Musique de Max Steiner.
Synopsis : Paralysé des deux jambes, cette invalidité va décupler ses ambitions de réussite sociale, Lew Wilkinson (Edward G. Robinson) est devenu un gros propriétaire terrien. Il emploie tous les moyens pour chasser les petits éleveurs et agrandir son domaine. Il est aidé dans son entreprise par son frère Cole (Brian Keith), le régisseur du domaine, et surtout par son épouse Martha (Barbara Stanwyck) qui est sans doute, encore plus cupide que Lui. Martha est devenue la maitresse de son beau-frère Cole. Liaison découverte par Judith (Diane Foster), la fille de Lew et Martha, qui n'ose pas en informer son père de peur de le blesser. John Parrish (Glenn Ford) décidé à vendre son ranch à Wilkinson pour s'installer en Caroline avec sa fiancée, change d'avis lorsque les hommes de main des Wilkinson s'en prennent à lui. Il va réagir violemment lorsque Wade Matlock (Richard Jaeckel), un tueur à la solde des Wilkinson, tue son ami le shérif Martin Kenner (Willis Bouchey), avant de voir l'un de ses employés se faire assassiner à son tour...
Les grandioses et magnifiques paysages, filmés en couleurs Technicolor par Cinémascope, sont, comme souvent dans ce genre, une des attractions du film au même titre que les acteurs. Cet excellent western qui nous conte les conflits d'un gros éleveur, premier arrivé sur les terres (sorte de "
Chisum") qui veut chasser les petits exploitants afin de régner, en maître absolu, sur la région. Glenn Ford tient un rôle qui lui est un peu habituel (voir "
La vallee de la poudre"), celle d'un homme qui ne veut pas d'histoires mais qui devient violent si on l'y oblige. Dans "Le souffle de la violence", lorsque le déchainement de la violence va atteindre son apogée, certaines scènes deviennent extrêmement dures et très impressionnantes.
Un scénario qui concentre sur 96 minutes, une histoire assez riche pour être développée en plusieurs épisodes, ce qui donne une impression de condensé pour le récit de la guerre des ranchers. Rudolph Maté a choisit de donner libre cours à la violence pour laquelle les hommes, dans ce western, semblent se complaire. Le personnage principal, John Parrish, cache son jeu. Ex-officier qui revient de la guerre en se remettant de ses blessures est un paisible fermier mais, lorsque la violence le touche, sa réaction sera tout aussi terrible. Barbara Stanwyck joue ici le rôle d'une garce qui s'avère être la véritable patronne, venimeuse et diabolique. Rôle fort qu'elle a l'habitude de tenir comme dans "
Quarante tueurs". Edward G. Robinson est égal à lui-même. Immense vedette durant toute sa carrière il a d'innombrables films à son actif,
Little Caesar [Import anglais] ,
Key Largo . Glenn Ford est très bon et son palmarès impressionnant :
La première balle tue ,
déserteur de fort alamo (Le) ,
Le jour des apaches ,
Cowboy ,
3h10 pour yuma .
Conclusion : Un bon western mais violent qui doit contenter les amateurs du genre.