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Commentaires client les plus utiles
2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Chow Yun Fat, encore et toujours ...,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le syndicat du crime (DVD)
John Woo a ce don pour redéfinir un peu plus à chaque film les standards du film d'action : le Syndicat du Crime est de cette trempe là.Le synopsis : Sung et Mark sont deux gangsters et Kit, le petit frère de Sung, est policier. Après un coup raté, Sung se retrouve en prison, et son père est assassiné. Fou de rage, Kit renie son frère. Pendant ce temps, Mark venge Sung mais est blessé à la jambe et quitte la Mafia... Sung sors de prison, et l'aventure commence alors : il doit renouer les liens avec son frère tout en aidant son meilleur ami Mark, devenu un pauvre factotum du nouveau chef de la Mafia, ainsi qu'affronter celui qui a pris sa place au sein du Milieu... John Woo signe là une aventure teintée de courage, d'amitié et, bien entendu, de fusillades dantesques dans la pure tradition du maître de l'action. Bien que simple, l'histoire de l'amitié entre Mark et Sung est très touchante, sobre et réaliste, tandis que la relation entre Kit et son grand frère est prenante et le scénario avance sans qu'on s'en rende compte, jusqu'au point ultime de la fusillade finale, dans le style du Killer. Les acteurs sont absoluments parfaits, Chow Yun Fat est a la fois amusant et touchant, tandis que Ti Lung est grandiose dans son rôle de grand frère plein de sagesse. La mise en scène est un peu vieillotte mais les scènes d'actions tiennent encore bien la route. Seuls bémols : des scènes assez dispensables comme la relation entre Kit et sa fiancée, qui oscille entre le gnangnan et le comique involontaire, ainsi que comme je disais plus haut, le côté un peu vieillot du film qui pourra déplaire à certains peu familiers avec le cinéma chinois des années 80. Mais ce n'est sûrement pas une raison pour ne pas visionner ce grand film du maître Woo ! Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
5.0 étoiles sur 5
« Saleté de Milieu ! Plus facile d'y entrer que d'en sortir ! »,
Ce commentaire fait référence à cette édition : Le syndicat du crime (DVD)
Oubliez le pénible Mission Impossible 2 et le cabot Volte/Face, John Woo n'aurait jamais du quitter Hong Kong. En substituant aux sabres et autres kimonos des armes de poing, en imprégnant ses scénarios de thèmes propres aux films de gangsters américains, mais en conservant le reste - le système de valeurs asiatique - il réinvente le cinéma dans la presqu'île britannique.Le premier plan s'ouvre sur Ho, dressé d'un bond sur son lit, les tempes gonflées, ruisselant tel un dragon échappé d'un bain d'huile. Son jeune frère Kit abattu, un rêve prémonitoire ? Imprimé de cette image, il doit quitter « l'honorable société » insulaire pour ne pas être le bras par lequel elle se réalisera. Mais, engagé sur un dernier coup, il est trahi par l'organisation. La case prison sera le début de son chemin de croix. Prêt à tout pour expier ses crimes passés, l'humiliation, la misère, lui qui a connu le frisson d'être au-dessus des lois, il ne souhaite plus qu'une chose : que Kit, désormais inspecteur, le regarde à nouveau comme son frère. Le Syndicat du Crime pose les tuiles de faîte sur le temple du style John Woo. Succession de plans courts et serrés, émotions sublimées par d'opportuns close-ups, mélancolie moite des films de Melville. Et gunfights épiques, marque de fabrique du réalisateur : ici la scène des pots de fleurs. Alors en passe de venger Ho, Mark pénètre dans la maison de joie où se détend l'un des traîtres, et cache des armes dans lesdits pots qui mènent au washitsu. Chorégraphie digne d'un ballet funèbre, ralentis « made in Peckinpah », les victimes sont criblées de balles et le sang coule à flots. C'est dans cette scène que Chow Yun-fat (Mark) s'empare définitivement du film. Frimeur impayable durant toute la première partie, lunettes noires, imper sur les épaules, allumette vissée dans un coin de la bouche, le monsieur est expert dans son rôle de bouffon et manie la grimace avec dextérité. Ho faisant désormais défection, il se refuse à ce milieu qui ne respecte plus aucune valeur. Il racle les trottoirs de sa patte folle en attendant le retour de son ami, et avec lui le retour aux affaires. Du Syndicat du Crime exsude une ineffable candeur, autant dans les dialogues que dans le jeu des acteurs. Ces figures bonhommes, pleines d'humilité, élevées dans le bon respect des valeurs orientales, sont prêtées à des héros idéalistes qui se battent selon un code d'honneur strict, au nom de l'amitié et de la fraternité. Une fois le Pacifique traversé, qui mieux que Travolta pouvait bien s'y prêter... -----> Retrouvez toutes les chroniques de Second Souffle sur : http://lesecondsouffle.wordpress.com/ Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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