"Le terrorisme intellectuel" de Jean Sévillia raconte les aléas de la pensée française de la Libération à nos jours, des grandes heures du stalinisme aux contemporains French Doctors. C'est un livre soigneusement documenté, qui analyse avec assez de justesse l'impact des événements historiques sur une infime partie de la population détenant la totalité des médias, des maisons d'édition et des ministères à vocation culturelle, comme l'Education Nationale et la Culture. L'action de cette minorité stalino-gauchiste (selon les périodes) a consisté à empêcher ou à stériliser tout débat intellectuel de qualité et à transformer la presse et l'édition en relais d'une pensée unique qui évolue avec le temps, mais dont la domination ne se dément jamais. Il ressort de ce livre utile que la France, culturellement, n'est qu'une démocratie populaire de plus, sans chars ni armée d'occupation étrangère: une tyrannie librement consentie. Une thèse que les "affaires", les lynchages médiatiques et autres, rendent actuelle et digne d'être étudiée.