Présentation de l'éditeur
Quatrième de couverture
Agresser quelquun verbalement, le frapper dun coup de poing ou de couteau, ou encore labattre dune balle, relève dune dynamique yang : celle du Tigre.
Harceler moralement une personne à coup dinsinuations et de sous-entendus, lopprimer dans la durée, la soumettre au chantage, la manipuler ou encore lempoisonner à petit feu, relève dune dynamique opposée, yin : celle de lAraignée.
Ces deux polarités sont étroitement liées : là où lune est évidente, lautre nest jamais loin. Pour linstant, toutefois, la société tend à stigmatiser les formes les plus évidentes de la violence (le Tigre), sans prendre en compte celles plus cachées (lAraignée) dans lesquelles les premières prennent souvent racine. Aucune paix durable ne peut être atteinte tant que lon ne soccupe que de la partie visible de liceberg de la violence.
Abordant les attitudes à adopter face à la violence, Olivier Clerc évoque un changement de paradigme relationnel, dans lequel la « lutte contre la violence » - symptomatique et inefficace fait place à des stratégies permettant de désamorcer les deux polarités de la violence.
Olivier Clerc, loin de se contenter de déplorer l'envahissement de nos sociétés par la violence, propose des pistes à la fois pour la compréhension et pour l'action. Il rappelle que notre éducation qui vise à faire de nous des « têtes bien pleines » laisse subsister un véritable analphabétisme relationnel. Comment expliquer autrement nos difficultés à vivre avec les autres, nos déboires sentimentaux et familiaux, notre incapacité à faire face aux conditionnements en tout genre, aux propagandes meurtrières, notre passivité enfin et notre propre violence ?
Le livre d'Olivier Clerc a pour immense mérite de nous donner quelques clés pour cette alphabétisation.
Charles Rojzman (extrait de la préface)