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Le tour du monde en quatre-vingts jours [Poche]

Jules Verne
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Descriptions du produit

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Jules Verne aimait le grand spectacle, ses effets de scène et ses coups de théâtre. Et certains de ses livres, Le Tour du monde en 80 jours notamment, sont conçus comme des machines théâtrales. Tout y est calibré, ajusté pour tenir le lecteur en haleine, l'étonner, le distraire ou le prendre à contre-pied. On est en pleine esthétique romantique, celle de Dumas en particulier, avec qui Verne collabora un temps. Mais le Tour du monde c'est aussi l'avènement du monde industriel, le culte de la machine, de l'efficacité, le pointage horaire étendu à une échelle universelle. Culte porté jusqu'à l'outrance, avec un humour féroce, une ironie mordante : Verne n'est pas dupe. Et s'il agite ses personnages comme des marionnettes prises de frénésie, c'est pour, en sourdine, articuler un discours de révolte : Philéas Fogg n'est pas si loin de Némo l'anarchiste, nouveau Faust moderne, et ce texte éblouissant cache bien des profondeurs. --Scarbo --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.

Extrait

Dans lequel Phileas Fogg et Passepartout s'acceptent réciproquement, l'un comme maître, l'autre comme domestique

En l'année 1872, la maison portant le numéro 7 de Saville-row, Burlington Gardens - maison dans laquelle Sheridan mourut en 1814 -, était habitée par Phileas Fogg, esq., l'un des membres les plus singuliers et les plus remarqués du Reform-Club de Londres, bien qu'il semblât prendre à tâche de ne rien faire qui pût attirer l'attention.
À l'un des plus grands orateurs qui honorent l'An­gleterre, succédait donc ce Phileas Fogg, personnage énigmatique, dont on ne savait rien, sinon que c'était un fort galant homme et l'un des plus beaux gentlemen de la haute société anglaise.
On disait qu'il ressemblait à Byron - par la tête, car il était irréprochable quant aux pieds -, mais un Byron à moustaches et à favoris, un Byron impassible, qui aurait vécu mille ans sans vieillir.
Anglais, à coup sûr, Phileas Fogg n'était peut-être pas Londonner. On ne l'avait jamais vu ni à la Bourse, ni à la Banque, ni dans aucun des comptoirs de la Cité. Ni les bassins ni les docks de Londres n'avaient jamais reçu un navire ayant pour armateur Phileas Fogg. Ce gentle­man ne figurait dans aucun comité d'administration. Son nom n'avait jamais retenti dans un collège d'avocats, ni au Temple, ni à Lincoln's-inn, ni à Gray's-inn. Jamais il ne plaida ni à la Cour du chancelier, ni au Banc de la Reine, ni à l'Echiquier, ni en Cour ecclésiastique. Il n'était ni industriel, ni négociant, ni marchand, ni agriculteur. Il ne faisait partie ni de l'Institution royale de la Grande-Bretagne, ni de l'lnstitution de Londres, ni de {Institution des Artisans, ni de l'Institution Russell, ni de l'lnstitution littéraire de l'Ouest, ni de l'Institution du Droit, ni de cette Institution des Arts et des Sciences réunis, qui est placée sous le patronage direct de Sa Gracieuse Majesté. Il n'appartenait enfin à aucune des nombreuses sociétés qui pullulent dans la capitale de l'Angleterre, depuis la Société de l'Armonica jusqu'à la Société entomologique, fondée principalement dans le but de détruire les insectes nuisibles.
Phileas Fogg était membre du Reform-Club, et voilà tout. --Ce texte fait référence à l'édition Poche .

Revue de presse

Édition présentée, établie et annotée par William Butcher. Illustrations par de Neuville et L. Benett. --Ce texte fait référence à l'édition Poche .

Présentation de l'éditeur

En 1872, faire le tour du monde en 80 jours est impossible. C'est pourtant le pari incroyable que Phileas Fogg et son fidèle serviteur, Passepartout, vont tenter de tenir ! Ils sautent de train en bateau, traversent les villes et les pays les plus étonnants à un rythme haletant et bravent les pires obstacles pour arriver à temps... --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.

Quatrième de couverture

A Londres, en 1872, Phileas Fogg engage un pari insensé pour l'époque : faire le tour du monde en quatre-vingts jours. Le détective Fix, persuadé que Fogg est un vulgaire cambrioleur qui fuit la justice, tentera tout pour retarder Phileas et son fidèle Passepartout. De Londres à Shanghaï, en passant par les Etats-Unis, la course nous entraîne à toute allure pour un tour du monde qui n'a rien de touristique... --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.

Biographie de l'auteur

Jules Verne est né à Nantes en 1828. Après ses études secondaires, il se rend à Paris pour faire son droit, mais il préfère le théâtre et les mondanités. Bien que reçu à sa thèse, verne refuse de reprendre la charge d'avoué de son père. Il commence à se passionner de plus en plus pour la science et l'univers des découvertes. Il publie des nouvelles, un roman historique, «Martin Paz», et une opérette, «Colin-Maillard». Après son mariage en 1857, il devient agent de change à la Bourse pour vivre. Travaillant le jour, il étudie la nuit, les mathématiques, la physique, la géographie, la botanique pour construire son œuvre.En 1863, il apporte le manuscrit de «Cinq semaines en ballon» à l'éditeur Hetzel. Cette rencontre sera décisive : ce grand éditeur, enthousiasmé par les manuscrits de Jules Verne, lui propose un contrat propre à stimuler le génie de l'auteur de «Vingt Mille Lieues sous les mers», un contrat qui l'attache à sa maison. Grâce à un travail acharné de quarante années, Verne élabore une oeuvre immense.Pour Jules Verne, la science c'est le mouvement incessant qui part de l'homme et y revient avec une provision de connaissances, d'images et de rêves. Il s'agit d'une science apprivoisée, attentive aux besoins de l'homme, prête à le servir sans jamais l'asservir. On est loin de l'âpre réalité qui avait cours à l'époque. Ce naïf, cet émouvant mélange de connaissances, de bricolage ingénieux, de fulgurantes visions futuristes est toujours à hauteur d'homme. Jules Verne est mort le 24 mars 1905 à Amiens la ville natale de sa femme, où il s'était installé en 1871. --Ce texte fait référence à l'édition Poche .
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