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le 10 février 2016
Cette édition offre deux des ouvrages les plus connus de Courteline (avec "Messieurs les ronds-de-cuir"), adaptés au cinéma dans les années 30, à l'époque où les films de pioupious et le comique troupier étaient encore en vogue (Maurice Tourneur, 1932, avec Gabin, Raimu, Fernandel etc).
"Les Gaîtés de l'escadron" (1886) rassemblent des textes courts publiés à l'origine dans des journaux. Les officiers sont alcooliques, les sous-offs bêtes et méchants, l'argot de caserne pesant. Intéressante tentative de l'auteur pour rendre par l'écrit le parler populaire des soldats. Dorgelès et Barbusse ne feront ni pire ni mieux dans leurs récits de la "der des ders".
Souvent drôles, toujours cruelles, ces esquisses de garnison respirent un franc antimilitarisme courageux, en un temps où il était plutôt de bon ton d'exalter la grandeur de l'armée française. Nous sommes entre la défaite de 1870 et la revanche de 14 quand le service militaire est devenu obligatoire et plus égalitaire.
"Le Train de 8h47" (1888) est, lui, plus enlevé, plus rythmé, à la fois rigolo et pitoyable. Portraits bien troussés du sadique adjudant Flick et du gentil capitaine Hurluret, toujours entre deux vins.
L' errance nocturne des deux crétins en goguette, cette odyssée arrosée (par une pluie tempêtueuse) de cavaliers devenus piétons à la recherche du claque de la ville, prend des proportions quasi homériques : guerre de clochers par presse débile interposée, menace de duels, interpellation à la Chambre...la tonalité est quasi anarchisante, comme chez Jules Romains ("Les Copains", 1913, superbement adapté par Yves Robert en 1965). Un avant-goût de "Clochemerle "aussi (Gabriel Chevalier, 1934).
A recommander à qui les galons donnent des boutons.
A signaler une excellente préface d'Odile Roynette, historienne et universitaire..
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C'est en 1880...cela pourrait être en 1975....Deux bidasses sont chargées par le train de 8h47 de récupérer des billets de transport de chevaux...Cocasse, triste, et surout étonnant de véraité quant à la banalité de la vie militaire en caserne...Et puis ce sens aigü du portrait (l'adjudant Frick...) et ce français sublime de concision, riche de vocabulaire et magnifique quand il lie les phrases les unes aux autres. Courteline est un très grand styliste.
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