Ce tome est le troisième de la dernière trilogie de Dune, commencé avec la "Maison des mères" écrit par Franck Herbert, et vient clore définitivement le grand cycle de Dune. Le duo Herbert-fils/Anderson relie tous les points de Dune, depuis les "avant-Dune" et à travers l'oeuvre de Herbert-père. La conclusion de Dune ne satisfera en principe bien-sûr que peu de fans, puisqu'on aurait préférer continuer à la rêver.
Néanmoins, il faut constater que les auteurs ont réussi le tour de force de donner une fin logique à cette oeuvre gigantesque - oublions leur style, qui bien que se rapprochant de celui de Franck Herbert, n'aura pas réussi à le faire oublier; oublions leur vision relativement plate, Herbert père avait ébauché la suite de Dune mais on ne saura jamais quel aurait été le produit fini; oublions enfin les raccourcis faciles et le côté guimauve, Dune est plus grand que ses auteurs.
La fin d'un chef d'oeuvre est toujours un moment de grande tristesse pour le lecteur qui se sent orphelin.
La puissance de Dune réside dans sa richesse extraordinaire que de multiples lectures peinent encore à dévoiler.