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Se noyer dans l'alcool : c'est littéralement ce que Ben (Nicolas Cage) a décidé de faire, afin d'oublier ses déboires, ses échecs, ses déceptions. Alors, pour fuir une vie qui ne lui sourit guère, il programme minutieusement un suicide éthylique, une lente descente aux enfers au coeur de l'univers malsain et surfait de Las Vegas. Sur le thème toujours difficile de l'alcoolisme, Mike Figgis nous livre un drame poignant, marqué par la brillante et émouvante prestation de Nicolas Cage, récompensé par l'oscar du meilleur acteur en 1996. Tout le mérite du réalisateur est d'avoir su, au travers d'une mise en scène subtile et travaillée, distiller une succession de couleurs et d'ambiances, à même de plonger le spectateur dans l'univers si particulier des vertiges de l'ivresse. La présence de Sera (Elisabeth Shue), prostituée tout aussi désabusée, et son idylle impossible avec Ben apportent une note désespérément optimiste, symbolisant toute l'ironie du sort qui montre à un Nicolas Cage, déjà au point de non retour, que finalement certaines expériences valent la peine de vivre et d'être vécues. Un témoignage d'une justesse rare, qui mérite amplement les excellents éloges reçus au moment de sa sortie. --Frédéric Thorens
Synopsis
Ben, scénariste alcoolique et à la dérive, décide de s'installer à Las Vegas, la seule ville où les bars ne ferment jamais. Lors de ses déambulations nocturnes il va rencontrer une jeune prostituée, Sera. Ils vont s'aimer et vivre ensemble en s'acceptant jusqu'à la fin tels qu'ils sont...
Descriptions du produit
Depuis Le poison de Billy Wilder, en passant par Le jour du vin et des roses voire même Rio Bravo, le cinéma hollywoodien a brossé une série de portraits d'alcooliques, très appréciés par l'académie des Oscars, une institution souvent bluffée par la pure performance d'acteur (c'est pourquoi les acteurs américains se jettent sur les rôles d'autistes, de drogués et d'alcooliques). C'est donc fort logiquement queNicolas Cage remporte, pour ce rôle l'Oscar du meilleur acteur, à la manière d'un Ray Milland, 50 ans avant lui. Pour notre part, on aime aussi beaucoup la belle Elisabeth Shue, débordante d'énergie dans Hollow man.