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Page Artiste Led Zeppelin

Discographie

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Biographie

Né le 9 janvier 1944, James Patrick Page, a pour ami d'enfance l'ombrageux Jeff Beck. Après avoir entamé des études d'art à Londres, Jimmy Page devient musicien de séances, jouant sur tout ce qu'on lui présente de Françoise Hardy à The Kinks.

Il fait la connaissance de John Baldwin, dit John Paul Jones. Bassiste, claviériste et orchestrateur. Page vit la toute fin de The Yardbirds, tournant avec… Plus de détails sur la Page Artiste Led Zeppelin

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Détails sur le produit

  • Album vinyle (7 décembre 1999)
  • Nombre de disques: 1
  • Format : Import
  • Label: Classics France
  • ASIN : B000038A5X
  • Autres éditions : CD  |  Cassette  |  Album vinyle  |  Téléchargement MP3
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Descriptions du produit

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Le riff était la colonne vertébrale du son des Yardbirds, ancien groupe de Jimmy Page. Et sur ce deuxième album de Led Zeppelin, sorti en 1969 (comme le précédent), le guitariste virtuose nous démontre effectivement que la leçon a bien été assimilée. La recette du mystérieux "Whole Lotta Love" : un riff de Page énorme et génial. "Heartbreaker" est un titre bien plus complexe, mais le riff reste l'axe central du morceau. Entre la sorcellerie sonique du grand Page, le pilon de la batterie de John Bonham ("Moby Dick") et le jus dégoulinant sur la jambe de Robert Plant ("The Lemon Song"), Led Zeppelin réussit presque à transformer les excès façon rock'n'roll en expression artistique. --Billy Altman

Critique

Formé fin août 1968, le groupe de Jimmy Page, Robert Plant, John Paul Jones et John Bonham n’a pas d’autre nom que The New Yardbirds lorsque leur manager Peter Grant les envoie en tournée scandinave. Un soir, au Danemark, le micro de Plant tombe en panne. Il réussit malgré tout à se faire entendre au milieu des instruments ! Au terme de ces concerts, les musiciens s’apprécient malgré leurs différences (Page et Jones sont deux vieux briscards, requins des studios, tandis que Plant et Bonham font figure de provinciaux moins éduqués et expérimentés mais talentueux). Ils se trouvent aussi un nom : Led Zeppelin.  

Réunis à Londres trois semaines durant, ils occupent les Olympic Studios loués aux frais de Jimmy Page et s’attaquent à une reprise de Muddy Waters composée par Willie Dixon, « You Shook Me », dont ils copient l’arrangement du Jeff Beck Group (valant à Page de se brouiller avec le guitariste). La voix de Plant est si aiguë qu’elle se confond avec le son de la guitare. Elle côtoie une autre chanson de Dixon (dûment crédité) reprise à Otis Rush, « I Can’t Quit You Baby », qui fait toujours un malheur sur scène. Puis Plant et Page s’attaquent à la ballade folk « Babe I’m Gonna Leave You », découverte sur un disque de Joan Baez, réarrangée par le guitariste qui des années plus tard finira par en rendre le crédit à Anne Briggs. Essayant de la chanter avec une voix criarde, Plant constate qu’il vaut mieux la susurrer (au casque, entre deux couplets, on l'entend reprendre son souffle et ouvrir la bouche, moment rare et privilégié). L'alternance de la douceur et de la violence dans cette même chanson est une des originalités qu'apporte Led Zeppelin, la basse bondissante de John Paul Jones et les motifs de batterie de Bonham transcendant ce matériau.  

Amoureux du premier album de The Band, ils envisagent de reprendre « Chest Fever », puis préfèrent composer une chanson dans l'esprit de celle-ci, « Your Time Is Gonna Come » (un peu l'ancêtre de « Thank You ») où John Paul Jones excelle à nouveau à l'orgue et où Plant chante des paroles très dures envers la gent féminine – pour des raisons contractuelles, il n'est pas crédité sur le disque pour ses contributions, alors qu'elles ne sont pas négligeables. Plutôt que d’enregistrer le cheval de bataille scénique des Yardbirds, « Train Kept-a-Rollin’ », il choisissent « I’m Confused » emprunté par Jimmy Page au chanteur folk Jake Holmes, auquel il rend son titre original, « Dazed and Confused », et en fait un morceau d’anthologie où la ligne de basse effrayante de Jones, la voix de banshee de Plant et la frappe tonitruante de Bonham se mélangent dans une orgie sonore de grande classe.  

Désireux de montrer ses talents en soliste, Page copie ensuite note pour note « Back Water Side », un morceau du guitariste Bert Jansch (The Pentangle), et en fait sur le modèle du « White Summer » qu'il avait écrit à l'époque des Yardbirds une fantaisie indianisante nommée « Black Mountain Side », où le joueur de tablas Viram Jasani apparaît comme invité. Elle précède directement le formidable « Communication Breakdown », deux minutes vingt-sept de rage à l'état pur qui dérivent légèrement du « Nervous Breakdown » d'Eddie Cochran et qu'on a depuis surnommées le « My Generation » des seventies, ceci bien que la chanson ait été composée en 1968. Elle fait par la suite l'objet d'une parution en single en face B de « Good Times, Bad Times », composition la plus pop de l'album (avec d'affolants triolets de Bonham), qui ne bouleverse pas les charts et ne sera jamais jouée en entier lors des concerts, seule l'intro étant réutilisée.  

Enfin, l'autre pot-pourri de Led Zeppelin sur scène, le fantastique « How Many More Times » (bâti sur un seul accord) est mis en final, idée une fois de plus brillante puisqu'on n'imagine aucun autre morceau pour clôturer l'album. Sur la pochette, Page se garde bien de mentionner les vrais auteurs du morceau, en l'occurrence Howlin' Wolf, dont le « How Many More Years » a été allègrement pillé, de même que la composition de Booker T. Jones « The Hunter », déjà reprise par Free sur Tons of Sobs.Lors du pont, toujours désireux d'expérimenter, il frotte un archet de violon sur les cordes de sa guitare, une idée reprise à Eddie Phillips de The Creation et qu'il avait déjà appliquée au sein des Yardbirds. Il y glisse même un rythme de boléro réminiscent d'un passage d'Electric Ladyland de Jimi Hendrix et qui deviendra une sorte de figure imposée pour tous les groupes de hard rock.   

Lors des dernières séances, Page apprend que les Rolling Stones cherchent un nouveau groupe à présenter lors de l'émission de télévision Rock’n’Roll Circus, qu'ils veulent tourner en décembre. Il fait alors parvenir une démo à Mick Jagger qui, toujours aussi perspicace, refuse Led Zeppelin (« trop de guitares ! ») et choisira à la place Jethro Tull... Page et Peter Grant n'en ont cure et, une fois la bande master multi-pistes de l'album complétée, ils se rendent à New York et présentent le fruit de leur travail à Ahmet Ertegün, directeur d'Atlantic Records. Enthousiaste, Ertegün sort immédiatement son carnet de chèques et fait rédiger un contrat que ses deux visiteurs s'empressent de signer. Le reste, comme on dit, appartient à l'Histoire...                                                                                                                                                                 


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5.0 étoiles sur 5 Des grands bluesmen noirs revisités avec maestria., 23 octobre 2004
Par 
Ce commentaire fait référence à cette édition : Led Zeppelin II (CD)
Un an après l'électrochoc provoqué par leur 1er album, Led Zeppelin confirme tout le bien qu'on pensait d'eux en sortant un 2ème album aussi démoniaque que le précédent.
Ce 2ème opus du Dirigeable explore de nouveaux domaines déjà esquissés dans le 1er mais d'une manière différente comme le blues qui devient plus progressif, le côté psychédélique et même la ballade absente du 1er album.
Le disque se classe N°1 des 2 côtés de l'Atlantique.
L'inspiration blues (créditée ou non) est plus que jamais d'actualité : « Whole Lotta Love » (You need Love de Willy Dixon), « The Lemon song » (Killing floor de Howlin' Wolf), « Bringing it on home » (Sony Boy Williamson via Willy Dixon).
L'album démarre sur « Whole lotta love », un morceau dont le riff dévastateur d'intro à la guitare va sceller à jamais la réputation du groupe. Le passage central très psyché est complètement délirant avec des effets divers sur fond de cymbales pour garder le tempo ! On se croirait pris au c½ur d'un film d'épouvante. Ce titre arrive à se hisser à la 4ème place des charts américains. CCS, groupe instrumental anglais fondé par Alexis Korner en 1970, en a fait une version qui a servi de générique au célèbre « Top Of The Pops » pendant plusieurs années.
« Thank you » est une magnifique ballade où Plant alterne un chant à la voix douce et nettement plus incisif dans le refrain sur un fond d'orgue en notes tenues qui nous plonge dans une atmosphère mystique et magique.
« Heartbreaker » est encore un morceau de bravoure d'inspiration blues qui débute avec de la grosse guitare sur un motif répétitif. Plant, comme d'habitude chante d'une voix puissante ; puis soudain tout s'arrête pour laisser jouer la guitare solo seule à grand renforts d'effets rythmiques improvisés et un son énorme ! Époustouflant ! Suit un second solo accompagné sur un tempo effréné, Véritable régal !
Bien d'autres pépites sont au programme de ce formidable second album où l'on trouve pêle-mêle des inspirations blues, psychédéliques, hard et même folk ; le tout mâtiné de changements de rythmes et de tempos, de solos de basse et de batterie, d'atmosphères différentes, d'enchaînements surprenants entre 2 morceaux sans pause etc. C'est dire l'éclectisme dont fait preuve le Dirigeable.
Led Zeppelin n'étant pas un groupe qui se répète d'un album sur l'autre, il serait hasardeux de se risquer à dire s'il est meilleur que le 1er ou le 3ème (qui va encore nous montrer un autre aspect du talent du groupe).
Ne passez surtout pas à côté de ce monument qui puise son inspiration au plus profond du Blues noir
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Il pétrissaient le béton à la tonne, 23 mars 2011
Par 
ecce.om - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Led Zeppelin 2 (Album vinyle)
Difficile de rajouter un commentaire sur cet album qui est très bien décrit par ailleurs. Tout Led Zep est là avec ses instrumentistes hors norme, le dévoiement (réussi) du blues, son manque de chaleur aussi (en dehors des débordements d'agrumes séminaux de Plant)...Tout ce qui en fait une machine de guerre et qu'on va retrouver au fil des autres albums, même s'ils tenteront d'élargir l'horizon.
Je voudrais juste évoquer ce qui m'a mené jusqu'à ce disque pour ceux qui voudraient renouveller l'expérience. J'ai lu une critique dans Rock 'n Folk (oui, à un moment, ils écrivaient des "choses" plus intéressantes que l'histoire des défonces de Pete Doherty dans cette revue) qui expliquait que pour beaucoup de jeunes à cette époque, c'était la 1ère fois que le rôle de chaque musicien devenait évident. Parce que dans les Beatles, on se fichait de savoir qui était bassiste ou guitariste, à l'inverse, Cream était un peu trop atypique, mais Led Zep...
Et le journaliste continuait en disant que quand on écoute ce disque, on sait quelle impression ça fait quand on se tape la tête contre un mur.
Voilà, depuis, Led Zep II pour moi, c'est ça. On écoute à fond et on se tape la tête contre un mur. Faites l'expérience.
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6 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 EXCELLENT... MAIS, 15 mai 2009
Par 
Hellblazer (Nice) - Voir tous mes commentaires
(TOP 100 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Led Zeppelin II (CD)
Led Zep est un des plus grands groupes de l'histoire et il n'a fait presque que de la haute qualité. Lorsque l'on sait qu'il a évolué quasiment en parfaite courbe ascendante, on peut s'attendre, après une énorme claque avec un MONUMENTAL 1er album, fondateur, qui a défini un style, tomber sur encore mieux au 2e essai.

Pour moi, cet essai n'est transformé que partiellement.

Le groupe a effectué un net virage avec le précédent opus, élargissant son style, développant vers le folk et le blues, tout en conservant sa hargne bien sûr. Mais le ton général est un peu plus tempéré que sur le "I" je trouve.

On attaque avec un destructeur "Whole Lotta Love", culte, qui met les pendules à l'heure d'entrée. Rien à dire, ce titre emporte tout sur son passage. Fort et doté d'un riff imparable, il sera un hymne est l'ets encore à ce jour. "What Is And What Should Never Be" révèle une structure plus complexe, novatrice et progressive, très intéressante. "The Lemon Song" replonge dans le blues le plus roots qui soit. "Thank You" est un titre jovial et enlevé, folk dans l'âme, qui respire la joie de vivre. "Heartbreaker", devenu culte, est très rock, lui aussi construit sur un riff très fort. "Living Loving Maid (She'S Just A Woman)" vient des Yardbirds de Page, tandis que l'excellent "Ramble On" est une déferlante rythmique rehaussé de guitare accoustique vitaminée. Le non-moins cultissime "Moby Dick" met en exergue la maestria de Bonham aux fûts, avec un solo de batterie rare et débridé. Quant au "Bring It On Home" final, il conclue le disque en beauté tout en crescendo.

Globalement, ce disque enfonce le clou de son prédécesseur, développe de nouveaux horizons, mais ne brille pas tout à fait aussi fort. Il faut attendre le "III" pour confiner à nouveau à l'excellence suprême.

Il est tout de même incontournable dans la discographie de Led Zep.
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