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Led Zeppelin I [Enregistrement original remasterisé, Import]

Led Zeppelin CD
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Descriptions du produit

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Enregistré au cours de l'automne 1968, avant même que le contrat avec Atlantic n'ait été signé, Led Zeppelin I, dès sa sortie, a produit un impact considérable sur les foules. Produit par Jimmy Page lui-même, comme les albums à venir, il vaut certes par les grandes qualités du guitariste, qui maîtrise parfaitement les différentes pédales à effet, mais encore par la prodigieuse entente entre les quatre musiciens, éblouissants dans les morceaux hard comme dans ceux qui puisent aux sources du blues et du folk. "Communication Breakdown", "How Many More Times", "You Shook Me", "I Can't Quit You Baby" (deux compositions du bluesman Willie Dixon), voilà au moins quatre titres qui expliquent comment naissent les légendes. -- Philippe Margotin

Critique

Formé fin août 1968, le groupe de Jimmy Page, Robert Plant, John Paul Jones et John Bonham n’a pas d’autre nom que The New Yardbirds lorsque leur manager Peter Grant les envoie en tournée scandinave. Un soir, au Danemark, le micro de Plant tombe en panne. Il réussit malgré tout à se faire entendre au milieu des instruments ! Au terme de ces concerts, les musiciens s’apprécient malgré leurs différences (Page et Jones sont deux vieux briscards, requins des studios, tandis que Plant et Bonham font figure de provinciaux moins éduqués et expérimentés mais talentueux). Ils se trouvent aussi un nom : Led Zeppelin.  

Réunis à Londres trois semaines durant, ils occupent les Olympic Studios loués aux frais de Jimmy Page et s’attaquent à une reprise de Muddy Waters composée par Willie Dixon, « You Shook Me », dont ils copient l’arrangement du Jeff Beck Group (valant à Page de se brouiller avec le guitariste). La voix de Plant est si aiguë qu’elle se confond avec le son de la guitare. Elle côtoie une autre chanson de Dixon (dûment crédité) reprise à Otis Rush, « I Can’t Quit You Baby », qui fait toujours un malheur sur scène. Puis Plant et Page s’attaquent à la ballade folk « Babe I’m Gonna Leave You », découverte sur un disque de Joan Baez, réarrangée par le guitariste qui des années plus tard finira par en rendre le crédit à Anne Briggs. Essayant de la chanter avec une voix criarde, Plant constate qu’il vaut mieux la susurrer (au casque, entre deux couplets, on l'entend reprendre son souffle et ouvrir la bouche, moment rare et privilégié). L'alternance de la douceur et de la violence dans cette même chanson est une des originalités qu'apporte Led Zeppelin, la basse bondissante de John Paul Jones et les motifs de batterie de Bonham transcendant ce matériau.  

Amoureux du premier album de The Band, ils envisagent de reprendre « Chest Fever », puis préfèrent composer une chanson dans l'esprit de celle-ci, « Your Time Is Gonna Come » (un peu l'ancêtre de « Thank You ») où John Paul Jones excelle à nouveau à l'orgue et où Plant chante des paroles très dures envers la gent féminine – pour des raisons contractuelles, il n'est pas crédité sur le disque pour ses contributions, alors qu'elles ne sont pas négligeables. Plutôt que d’enregistrer le cheval de bataille scénique des Yardbirds, « Train Kept-a-Rollin’ », il choisissent « I’m Confused » emprunté par Jimmy Page au chanteur folk Jake Holmes, auquel il rend son titre original, « Dazed and Confused », et en fait un morceau d’anthologie où la ligne de basse effrayante de Jones, la voix de banshee de Plant et la frappe tonitruante de Bonham se mélangent dans une orgie sonore de grande classe.  

Désireux de montrer ses talents en soliste, Page copie ensuite note pour note « Back Water Side », un morceau du guitariste Bert Jansch (The Pentangle), et en fait sur le modèle du « White Summer » qu'il avait écrit à l'époque des Yardbirds une fantaisie indianisante nommée « Black Mountain Side », où le joueur de tablas Viram Jasani apparaît comme invité. Elle précède directement le formidable « Communication Breakdown », deux minutes vingt-sept de rage à l'état pur qui dérivent légèrement du « Nervous Breakdown » d'Eddie Cochran et qu'on a depuis surnommées le « My Generation » des seventies, ceci bien que la chanson ait été composée en 1968. Elle fait par la suite l'objet d'une parution en single en face B de « Good Times, Bad Times », composition la plus pop de l'album (avec d'affolants triolets de Bonham), qui ne bouleverse pas les charts et ne sera jamais jouée en entier lors des concerts, seule l'intro étant réutilisée.  

Enfin, l'autre pot-pourri de Led Zeppelin sur scène, le fantastique « How Many More Times » (bâti sur un seul accord) est mis en final, idée une fois de plus brillante puisqu'on n'imagine aucun autre morceau pour clôturer l'album. Sur la pochette, Page se garde bien de mentionner les vrais auteurs du morceau, en l'occurrence Howlin' Wolf, dont le « How Many More Years » a été allègrement pillé, de même que la composition de Booker T. Jones « The Hunter », déjà reprise par Free sur Tons of Sobs.Lors du pont, toujours désireux d'expérimenter, il frotte un archet de violon sur les cordes de sa guitare, une idée reprise à Eddie Phillips de The Creation et qu'il avait déjà appliquée au sein des Yardbirds. Il y glisse même un rythme de boléro réminiscent d'un passage d'Electric Ladyland de Jimi Hendrix et qui deviendra une sorte de figure imposée pour tous les groupes de hard rock.   

Lors des dernières séances, Page apprend que les Rolling Stones cherchent un nouveau groupe à présenter lors de l'émission de télévision Rock’n’Roll Circus, qu'ils veulent tourner en décembre. Il fait alors parvenir une démo à Mick Jagger qui, toujours aussi perspicace, refuse Led Zeppelin (« trop de guitares ! ») et choisira à la place Jethro Tull... Page et Peter Grant n'en ont cure et, une fois la bande master multi-pistes de l'album complétée, ils se rendent à New York et présentent le fruit de leur travail à Ahmet Ertegün, directeur d'Atlantic Records. Enthousiaste, Ertegün sort immédiatement son carnet de chèques et fait rédiger un contrat que ses deux visiteurs s'empressent de signer. Le reste, comme on dit, appartient à l'Histoire.

Remasterisé, Led Zeppelin I est réédité en juin 2014 dans un double volume comprenant le concert du 10 octobre 1969 à l'Olympia de Paris.                                                                                                                                                              

Frédéric Régent - Copyright 2014 Music Story

Descriptions du produit

(Atlantique) 9 titres 1969 remasterisée numériqueMedium 1
  1. Good Times Bad Times
  2. Babe I'm Gonna Leave You
  3. You Shook Me
  4. Dazed And Confused
  5. Your Time Is Gonna Come
  6. Black Mountain Side
  7. Communication Breakdown
  8. I Can't Quit You Baby
  9. How Many More Times
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