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24 internautes sur 26 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Des grands bluesmen noirs revisités avec maestria., 23 octobre 2004
Ce commentaire fait référence à cette édition : Led Zeppelin II (CD)
Un an après l'électrochoc provoqué par leur 1er album, Led Zeppelin confirme tout le bien qu'on pensait d'eux en sortant un 2ème album aussi démoniaque que le précédent. Ce 2ème opus du Dirigeable explore de nouveaux domaines déjà esquissés dans le 1er mais d'une manière différente comme le blues qui devient plus progressif, le côté psychédélique et même la ballade absente du 1er album. Le disque se classe N°1 des 2 côtés de l'Atlantique. L'inspiration blues (créditée ou non) est plus que jamais d'actualité : « Whole Lotta Love » (You need Love de Willy Dixon), « The Lemon song » (Killing floor de Howlin' Wolf), « Bringing it on home » (Sony Boy Williamson via Willy Dixon). L'album démarre sur « Whole lotta love », un morceau dont le riff dévastateur d'intro à la guitare va sceller à jamais la réputation du groupe. Le passage central très psyché est complètement délirant avec des effets divers sur fond de cymbales pour garder le tempo ! On se croirait pris au c½ur d'un film d'épouvante. Ce titre arrive à se hisser à la 4ème place des charts américains. CCS, groupe instrumental anglais fondé par Alexis Korner en 1970, en a fait une version qui a servi de générique au célèbre « Top Of The Pops » pendant plusieurs années. « Thank you » est une magnifique ballade où Plant alterne un chant à la voix douce et nettement plus incisif dans le refrain sur un fond d'orgue en notes tenues qui nous plonge dans une atmosphère mystique et magique. « Heartbreaker » est encore un morceau de bravoure d'inspiration blues qui débute avec de la grosse guitare sur un motif répétitif. Plant, comme d'habitude chante d'une voix puissante ; puis soudain tout s'arrête pour laisser jouer la guitare solo seule à grand renforts d'effets rythmiques improvisés et un son énorme ! Époustouflant ! Suit un second solo accompagné sur un tempo effréné, Véritable régal ! Bien d'autres pépites sont au programme de ce formidable second album où l'on trouve pêle-mêle des inspirations blues, psychédéliques, hard et même folk ; le tout mâtiné de changements de rythmes et de tempos, de solos de basse et de batterie, d'atmosphères différentes, d'enchaînements surprenants entre 2 morceaux sans pause etc. C'est dire l'éclectisme dont fait preuve le Dirigeable. Led Zeppelin n'étant pas un groupe qui se répète d'un album sur l'autre, il serait hasardeux de se risquer à dire s'il est meilleur que le 1er ou le 3ème (qui va encore nous montrer un autre aspect du talent du groupe). Ne passez surtout pas à côté de ce monument qui puise son inspiration au plus profond du Blues noir
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
Il pétrissaient le béton à la tonne, 23 mars 2011
Difficile de rajouter un commentaire sur cet album qui est très bien décrit par ailleurs. Tout Led Zep est là avec ses instrumentistes hors norme, le dévoiement (réussi) du blues, son manque de chaleur aussi (en dehors des débordements d'agrumes séminaux de Plant)...Tout ce qui en fait une machine de guerre et qu'on va retrouver au fil des autres albums, même s'ils tenteront d'élargir l'horizon.
Je voudrais juste évoquer ce qui m'a mené jusqu'à ce disque pour ceux qui voudraient renouveller l'expérience. J'ai lu une critique dans Rock 'n Folk (oui, à un moment, ils écrivaient des "choses" plus intéressantes que l'histoire des défonces de Pete Doherty dans cette revue) qui expliquait que pour beaucoup de jeunes à cette époque, c'était la 1ère fois que le rôle de chaque musicien devenait évident. Parce que dans les Beatles, on se fichait de savoir qui était bassiste ou guitariste, à l'inverse, Cream était un peu trop atypique, mais Led Zep...
Et le journaliste continuait en disant que quand on écoute ce disque, on sait quelle impression ça fait quand on se tape la tête contre un mur.
Voilà, depuis, Led Zep II pour moi, c'est ça. On écoute à fond et on se tape la tête contre un mur. Faites l'expérience.
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6 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile :
4.0 étoiles sur 5
EXCELLENT... MAIS, 15 mai 2009
Ce commentaire fait référence à cette édition : Led Zeppelin II (CD)
Led Zep est un des plus grands groupes de l'histoire et il n'a fait presque que de la haute qualité. Lorsque l'on sait qu'il a évolué quasiment en parfaite courbe ascendante, on peut s'attendre, après une énorme claque avec un MONUMENTAL 1er album, fondateur, qui a défini un style, tomber sur encore mieux au 2e essai.
Pour moi, cet essai n'est transformé que partiellement.
Le groupe a effectué un net virage avec le précédent opus, élargissant son style, développant vers le folk et le blues, tout en conservant sa hargne bien sûr. Mais le ton général est un peu plus tempéré que sur le "I" je trouve.
On attaque avec un destructeur "Whole Lotta Love", culte, qui met les pendules à l'heure d'entrée. Rien à dire, ce titre emporte tout sur son passage. Fort et doté d'un riff imparable, il sera un hymne est l'ets encore à ce jour. "What Is And What Should Never Be" révèle une structure plus complexe, novatrice et progressive, très intéressante. "The Lemon Song" replonge dans le blues le plus roots qui soit. "Thank You" est un titre jovial et enlevé, folk dans l'âme, qui respire la joie de vivre. "Heartbreaker", devenu culte, est très rock, lui aussi construit sur un riff très fort. "Living Loving Maid (She'S Just A Woman)" vient des Yardbirds de Page, tandis que l'excellent "Ramble On" est une déferlante rythmique rehaussé de guitare accoustique vitaminée. Le non-moins cultissime "Moby Dick" met en exergue la maestria de Bonham aux fûts, avec un solo de batterie rare et débridé. Quant au "Bring It On Home" final, il conclue le disque en beauté tout en crescendo.
Globalement, ce disque enfonce le clou de son prédécesseur, développe de nouveaux horizons, mais ne brille pas tout à fait aussi fort. Il faut attendre le "III" pour confiner à nouveau à l'excellence suprême.
Il est tout de même incontournable dans la discographie de Led Zep.
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