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Led Zeppelin /Vol.2
 
 

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Led Zeppelin Cassette
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Page Artiste Led Zeppelin

Discographie

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Biographie

Né le 9 janvier 1944, James Patrick Page, a pour ami d'enfance l'ombrageux Jeff Beck. Après avoir entamé des études d'art à Londres, Jimmy Page devient musicien de séances, jouant sur tout ce qu'on lui présente de Françoise Hardy à The Kinks.

Il fait la connaissance de John Baldwin, dit John Paul Jones. Bassiste, claviériste et orchestrateur. Page vit la toute fin de The Yardbirds, tournant avec… Plus de détails sur la Page Artiste Led Zeppelin

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Détails sur le produit

  • Cassette (15 octobre 1971)
  • Nombre de disques: 1
  • Label: Atlantic
  • ASIN : B00000EBLS
  • Autres éditions : CD  |  Cassette  |  Album vinyle  |  Téléchargement MP3
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Descriptions du produit

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Le riff était la colonne vertébrale du son des Yardbirds, ancien groupe de Jimmy Page. Et sur ce deuxième album de Led Zeppelin, sorti en 1969 (comme le précédent), le guitariste virtuose nous démontre effectivement que la leçon a bien été assimilée. La recette du mystérieux "Whole Lotta Love" : un riff de Page énorme et génial. "Heartbreaker" est un titre bien plus complexe, mais le riff reste l'axe central du morceau. Entre la sorcellerie sonique du grand Page, le pilon de la batterie de John Bonham ("Moby Dick") et le jus dégoulinant sur la jambe de Robert Plant ("The Lemon Song"), Led Zeppelin réussit presque à transformer les excès façon rock'n'roll en expression artistique. --Billy Altman

Critique

Nouveau chef-d'oeuvre de la part de Led Zeppelin et véritable manifeste hard rock, dont cet album représente presque à lui tout seul les tables de la Loi, l'ABC du genre, qui va engendrer pléthore de vocations et notamment aux Etats-Unis, pays qui est traumatisé à la sortie de ce tour de force, fruit d’un superbe travail d'équipe. Ce disque vaut au groupe son premier numéro 1 outre-Atlantique et en Grande-Bretagne.  

Le premier album avait été enregistré par un groupe dont les membres ne se connaissaient alors que très peu et qui n'avait pas encore tout à fait trouvé sa raison d'être. Là, ces hommes ont désormais plusieurs concerts à leur actif (ils tournent sans relâche) et ils ont pu s'évaluer, réellement se découvrir et trouver ce qu'ils peuvent jouer ensemble et comment le jouer. C'est donc littéralement durant leur temps libre, entre deux prestations live, qu'ils réalisent ce Led Zeppelin II, dont le son a ainsi toute l'urgence et la férocité de leurs concerts. Ceux-ci, invariablement brillants, sont souvent pour eux l'occasion de tester leur nouveau répertoire.

Ainsi, le 9 mars 1969, ils jouent aux Maida Vale Studios de la BBC deux chansons, « What Is and What Should Never Be » et « Sunshine Woman », cette dernière devant rester inédite. Pleine d'astuces, « What Is and What Should Never Be » passe, elle, le test avec succès, et Page décide de la refaire pour le futur album en y ajoutant quelques effets, dont le fameux ping-pong sur la stéréo.  

Le 26 avril, en concert au Winterland de San Francisco, ils interprètent en dernier rappel une déclinaison du « You Need Lovin’ » de Muddy Waters, écrit par Willie Dixon et déjà abordé sur disque par les Small Faces (dont Plant est très fan) quatre ans auparavant. Page ayant trouvé là-dessus un riff en or massif, bégayeur et rentre-dedans, Plant en change les paroles, dont il fait une proclamation de sa virilité de jeune homme, que ses hormones démangent encore sérieusement. Désormais, cela s'appelle « Whole Lotta Love », qui devient un des classiques absolus du hard rock et, amputé de son célèbre « pont » où Page joue avec tous les boutons de la console, fait même l'objet d'un single, qui se classe numéro 4 aux Etats-Unis.  

Début juin, ils sont de retour à Londres, où ils enregistrent aux Olympic Studios les versions définitives de « What Is and What Should Never Be » et de « Whole Lotta Love », chansons qu'ils présentent au public anglais dans une nouvelle séance pour la BBC, réalisée le 24 juin. Entre-temps, le 19 juin, ils ont fait un voyage-éclair à Paris pour l'émission de télévision Tous en scène, où ils ont clôturé leur mini-set avec une version de « Whole Lotta Love ». Après leur prestation à la BBC (où ils ont joué une autre nouvelle chanson, la magnifique « Travelling Riverside Blues », qui est à son tour laissée de côté), ils se rendent aux Morgan Studios, où Ten Years After a l'habitude de travailler.  

Là-bas, ils enregistrent le très moyen « Living Loving Maid (She's Just a Woman) », une chanson méchante, sur les groupies américaines entre deux âges, qui sera pourtant conservée pour l'album. Décidément moins inspirés, ils essaient dans la foulée « Sugar Mama », un boogie médiocre piqué à John Lee Hooker et que Page laisse vite tomber (en 1982, il songera à l'exhumer pour Coda, mais les autres ont le bon goût de l'en empêcher). Heureusement, ils ont aussi sous le coude le magnifique « Thank You », une ballade presque médiévale, de grande classe, avec une guitare acoustique et un orgue très solennel. Romantique, Plant, qui, en quelques mois, a considérablement progressé en tant que parolier, la dédie à sa femme Maureen, certaines des formules poétiques qu'il emploie dans son texte venant du Seigneur des Anneaux de JRR Tolkien et Page y fait très distinctement des choeurs – sans vergogne, le guitariste et producteur « pompe » à nouveau pour l'arrangement, piquant à Traffic le final de son « Mr. Fantasy ».  

Mais c'est aux Etats-Unis, terre qui les inspire particulièrement, qu'ils écrivent et enregistrent le plus gros du disque, voyageant avec dans leurs bagages les masters des titres réalisés à Londres, n'hésitant pas à y faire des corrections ou des ajouts de dernière minute. Ils composent sur la route, les riffs étant trouvés lors des balances ou à l'hôtel, où Plant rédige aussi ses paroles. Ainsi, toujours avec Le Seigneur des Anneaux en tête, « Percy » (son surnom) a l'idée de « Ramble On », superbe chanson où il évoque certains des personnages de ce qui est alors son livre de chevet, comme pour beaucoup de hippies. C'est à New York que cet autre classique est mis sur bande, de même que le très macho « Heartbreaker », un festival Jimmy Page, avec un riff surpuissant, un pont dérivant du « Fall on You » de Moby Grape et un solo bien méchant et presque noisy. Aux stuidos Mirror Sound de Los Angeles, ils finalisent une reprise du « Killing Floor » de Howlin' Wolf (titre déjà abordé par Jimi Hendrix), à laquelle Plant ajoute quelques paroles prises au bluesman Robert Johnson. Ils connaissent bien cette chanson, puisqu'ils la jouent sur scène depuis leurs touts débuts, mais ils ont alors l'audace de la signer eux-mêmes et de la rebaptiser « The Lemon Song » : certains pressages du disque la créditeront à Howlin' Wolf tout seul, mais la majorité porte la signature de ces quatre petits voyous qui ne reculent décidément devant rien.  

Peu de groupes peuvent alors s'enorgueillir d'avoir dans leurs rangs un batteur aussi complet et polyvalent que John Bonham, dont la frappe, à la fois lourde et agile, héritée des plus grands jazzmen, est l'arme secrète de Led Zeppelin. Il a donc droit à un morceau pour lui tout seul, basé sur son solo de concert, qu'il joue tous les soirs en le présentant comme « Pat's Delight » (« le délice de Pat », Pat étant le nom de sa femme). Il le rebaptise alors « Moby Dick » (allusion aussi bien au roman de Melville qu'au groupe Moby Grape), Page y ajoutant une intro et un riff « empruntés » au « Watch Your Step » de Bobby Parker – il en avait déjà fait une chanson, jouée par Led Zeppelin à la BBC mais restée inexploitée, « The Girl I Love She Got Long Black Wavy Hair ». Outre le fait qu'il comporte un passage joué à mains nues, ce solo a pour originalité de n'être jamais barbant et de ne pas sonner prétentieux. L'idée n'est certes pas neuve (Ginger Baker, de Cream, avait déjà eu « Toad »), mais la virtuosité et la subtilité de Led Zeppelin font vraiment toute la différence ici, même si « Moby Dick » tournera à un certain moment au pensum sur scène.  

Enfin, Willie Dixon, qu'on peut presque qualifier de cinquième membre de Led Zeppelin à ce moment-là, est à nouveau copié, sur « Bring It On Home », dont la première moitié est une imitation presque note pour note de la chanson du même nom, interprétée sur disque par Sonny Boy Williamson, Plant y prenant un accent de vieux paysan noir alcoolique. Discret mais toujours infaillible, John Paul Jones se déchaîne sur le final, nouvelle illustration de ce que peut faire Led Zeppelin à partir d'un blues classique, qui se transforme en un véritable ouragan sonore. Puisqu'il y a tout de même une justice en ce bas monde, à partir des années 90, sur toutes les rééditions de l'album, Dixon sera crédité non seulement sur « Bring It On Home », mais aussi sur « Whole Lotta Love ». Mais qu'importe : après tout, ne dit-on pas des petits artistes qu'ils « copient » et des grands qu'ils « volent »? Et là, Led Zeppelin vole, en effet : très loin et très haut.                                                                                                                                                               

Frédéric Régent - Copyright 2012 Music Story

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5.0 étoiles sur 5 Des grands bluesmen noirs revisités avec maestria., 23 octobre 2004
Par 
Ce commentaire fait référence à cette édition : Led Zeppelin II (CD)
Un an après l'électrochoc provoqué par leur 1er album, Led Zeppelin confirme tout le bien qu'on pensait d'eux en sortant un 2ème album aussi démoniaque que le précédent.
Ce 2ème opus du Dirigeable explore de nouveaux domaines déjà esquissés dans le 1er mais d'une manière différente comme le blues qui devient plus progressif, le côté psychédélique et même la ballade absente du 1er album.
Le disque se classe N°1 des 2 côtés de l'Atlantique.
L'inspiration blues (créditée ou non) est plus que jamais d'actualité : « Whole Lotta Love » (You need Love de Willy Dixon), « The Lemon song » (Killing floor de Howlin' Wolf), « Bringing it on home » (Sony Boy Williamson via Willy Dixon).
L'album démarre sur « Whole lotta love », un morceau dont le riff dévastateur d'intro à la guitare va sceller à jamais la réputation du groupe. Le passage central très psyché est complètement délirant avec des effets divers sur fond de cymbales pour garder le tempo ! On se croirait pris au c½ur d'un film d'épouvante. Ce titre arrive à se hisser à la 4ème place des charts américains. CCS, groupe instrumental anglais fondé par Alexis Korner en 1970, en a fait une version qui a servi de générique au célèbre « Top Of The Pops » pendant plusieurs années.
« Thank you » est une magnifique ballade où Plant alterne un chant à la voix douce et nettement plus incisif dans le refrain sur un fond d'orgue en notes tenues qui nous plonge dans une atmosphère mystique et magique.
« Heartbreaker » est encore un morceau de bravoure d'inspiration blues qui débute avec de la grosse guitare sur un motif répétitif. Plant, comme d'habitude chante d'une voix puissante ; puis soudain tout s'arrête pour laisser jouer la guitare solo seule à grand renforts d'effets rythmiques improvisés et un son énorme ! Époustouflant ! Suit un second solo accompagné sur un tempo effréné, Véritable régal !
Bien d'autres pépites sont au programme de ce formidable second album où l'on trouve pêle-mêle des inspirations blues, psychédéliques, hard et même folk ; le tout mâtiné de changements de rythmes et de tempos, de solos de basse et de batterie, d'atmosphères différentes, d'enchaînements surprenants entre 2 morceaux sans pause etc. C'est dire l'éclectisme dont fait preuve le Dirigeable.
Led Zeppelin n'étant pas un groupe qui se répète d'un album sur l'autre, il serait hasardeux de se risquer à dire s'il est meilleur que le 1er ou le 3ème (qui va encore nous montrer un autre aspect du talent du groupe).
Ne passez surtout pas à côté de ce monument qui puise son inspiration au plus profond du Blues noir
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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Il pétrissaient le béton à la tonne, 23 mars 2011
Par 
ecce.om - Voir tous mes commentaires
(TOP 500 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Led Zeppelin 2 (Album vinyle)
Difficile de rajouter un commentaire sur cet album qui est très bien décrit par ailleurs. Tout Led Zep est là avec ses instrumentistes hors norme, le dévoiement (réussi) du blues, son manque de chaleur aussi (en dehors des débordements d'agrumes séminaux de Plant)...Tout ce qui en fait une machine de guerre et qu'on va retrouver au fil des autres albums, même s'ils tenteront d'élargir l'horizon.
Je voudrais juste évoquer ce qui m'a mené jusqu'à ce disque pour ceux qui voudraient renouveller l'expérience. J'ai lu une critique dans Rock 'n Folk (oui, à un moment, ils écrivaient des "choses" plus intéressantes que l'histoire des défonces de Pete Doherty dans cette revue) qui expliquait que pour beaucoup de jeunes à cette époque, c'était la 1ère fois que le rôle de chaque musicien devenait évident. Parce que dans les Beatles, on se fichait de savoir qui était bassiste ou guitariste, à l'inverse, Cream était un peu trop atypique, mais Led Zep...
Et le journaliste continuait en disant que quand on écoute ce disque, on sait quelle impression ça fait quand on se tape la tête contre un mur.
Voilà, depuis, Led Zep II pour moi, c'est ça. On écoute à fond et on se tape la tête contre un mur. Faites l'expérience.
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6 internautes sur 8 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 EXCELLENT... MAIS, 15 mai 2009
Par 
Hellblazer (Nice) - Voir tous mes commentaires
(TOP 100 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : Led Zeppelin II (CD)
Led Zep est un des plus grands groupes de l'histoire et il n'a fait presque que de la haute qualité. Lorsque l'on sait qu'il a évolué quasiment en parfaite courbe ascendante, on peut s'attendre, après une énorme claque avec un MONUMENTAL 1er album, fondateur, qui a défini un style, tomber sur encore mieux au 2e essai.

Pour moi, cet essai n'est transformé que partiellement.

Le groupe a effectué un net virage avec le précédent opus, élargissant son style, développant vers le folk et le blues, tout en conservant sa hargne bien sûr. Mais le ton général est un peu plus tempéré que sur le "I" je trouve.

On attaque avec un destructeur "Whole Lotta Love", culte, qui met les pendules à l'heure d'entrée. Rien à dire, ce titre emporte tout sur son passage. Fort et doté d'un riff imparable, il sera un hymne est l'ets encore à ce jour. "What Is And What Should Never Be" révèle une structure plus complexe, novatrice et progressive, très intéressante. "The Lemon Song" replonge dans le blues le plus roots qui soit. "Thank You" est un titre jovial et enlevé, folk dans l'âme, qui respire la joie de vivre. "Heartbreaker", devenu culte, est très rock, lui aussi construit sur un riff très fort. "Living Loving Maid (She'S Just A Woman)" vient des Yardbirds de Page, tandis que l'excellent "Ramble On" est une déferlante rythmique rehaussé de guitare accoustique vitaminée. Le non-moins cultissime "Moby Dick" met en exergue la maestria de Bonham aux fûts, avec un solo de batterie rare et débridé. Quant au "Bring It On Home" final, il conclue le disque en beauté tout en crescendo.

Globalement, ce disque enfonce le clou de son prédécesseur, développe de nouveaux horizons, mais ne brille pas tout à fait aussi fort. Il faut attendre le "III" pour confiner à nouveau à l'excellence suprême.

Il est tout de même incontournable dans la discographie de Led Zep.
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