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5.0 étoiles sur 5
Fidèle,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lefranc, tome 10 : L'apocalypse (Cartonné)
Lecteur depuis 1954 en ayant suivi, semaines après semaines les aventures de Lefranc dans la Grande Menace, mes parents m'ont ensuite acheté l'album de cette aventure, aventure qui continue depuis plus de 50 ans et rarement déçu puisque ces aventures s'approchent souvent d'une science fiction "probable"Pierre Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
2 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile
4.0 étoiles sur 5
Guy Lefranc : tome 10,
Par Nicolas Mesnier-Nature "NMN" "LE DISC... (Besançon, France) - Voir tous mes commentaires (TOP 50 COMMENTATEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Lefranc, tome 10 : L'apocalypse (Cartonné)
Cheveux blonds, sportif, la trentaine, n'ayant pas froid aux yeux, Lefranc est le clone d'Alix en version moderne. Sa profession officielle est reporter. Détenteur d'un brevet de pilote aérien, bon conducteur, on le verra très à l'aise, plein d'audaces et de maîtrise de soi dans des situations à risques. Il anticipe au cours de chaque action, improvise aisément et est capable de noter certains détails capitaux qui échappent même aux professionnels. Lefranc, fréquemment associé à la lumière, est aussi créateur de ténèbres.Au personnage principal est associé le jeune JeanJean, louveteau de son état JeanJean, c'est l'équivalent moderne d'Enak dans Alix : même âge, même couleur de cheveux, même taille, même « fonction »: à la fois cause d'ennuis pour Lefranc et débloqueur de situations critiques. L'inspecteur Renard, qui réapparaîtra dans plusieurs épisodes ultérieurs, porte bien son nom physiquement - cheveux roux, agilité - mais n'a ni la ruse ni la finesse de son homonyme à quatre pattes. Il est malgré tout efficace sur le terrain et cache mal une tendance à se laisser emporter facilement. Sa culture et son instinct semblent assez limités. Enfin, le rôle du méchant est endossé par Axel Borg : malgré son aspect extérieur très séduisant, sa nature profondément noire laissera éclater au grand jour son ambition démesurée, sa démagogie, sa folie destructrice, son mépris de la nature humaine, sa quête d'un pouvoir absolu mondial. Son art du déguisement lui permet de changer facilement d'identité, prudence et patience de tenter de réaliser ses projets démentiels. Avec L'apocalypse, titre un peu trompeur, nous voilà confrontés à un album très différent des autres : si auparavant nous flirtions souvent avec des machinations technologiques un peu fantasmées, ici on bascule carrément dans la science-fiction, mais pas à l'état pur. Ainsi, le début, quoique mystérieux, est bien ancré dans la réalité, et le but final de ce « congrès » ne sera dévoilé que très progressivement. On retrouve le grand méchant de la série, Axel Borg. Le personnage évolue considérablement et nous avons beaucoup d'explications sur sa vie personnelle et la relation qu'il entretient avec Lefranc. Ainsi, dès la page 8 A2, à propos de ses origines familiales (déjà entrevues au cours de sa première apparition dans La Grande Menace), puis surtout p.30 où l'on comprend l'origine d'un traumatisme psychologique de l'enfance qui fit de lui peut-être ce qu'il est devenu : un grand criminel. Vis-à-vis de Lefranc, leurs rapports ne sont pas du tout conflictuels : l'histoire ne s'y prête pas et Borg parle de « rivaux et complices », content de le savoir en vie après avoir eu peur de le perdre, sa rancune s'effaçant temporairement mais existant toujours (rappel de l'affaire de Venise dans « Le Mystère Borg », impardonnable selon lui), légèrement ironique, tenant à lui « par habitude ». Perçu comme « émouvant » par Lefranc lors de son semi-déguisement final, ses dernières paroles auront un goût fataliste, prévenant et légèrement menaçant. Les sentiments de Lefranc vis-à-vis des femmes n'est abordé que dans deux cases, où il semble se rapprocher physiquement d'une artiste qui s'avèrera un modèle d'infidélité, « emballée » par Borg puis par un écrivain sur la fin ! Mis à par un épisode qui finira tragiquement, Lefranc et Borg sont en fait manipulés de bout en bout : l'histoire n'est pas faite par eux, il n'en sont que des éléments parmi d'autres, ils ne contrôlent rien. Les sujets abordés durant les neuf jours que dure l'album sont centrés autour de l'avenir de l'humanité : c'est par une projection technologique que nous assistons à des épisodes historiques variés ayant tous pour trait commun la trahison, le meurtre, l'asservissement de l'humanité et la destruction du talent à travers les âges. La machine à remonter le temps frustre nos héros de ne pouvoir agir sur le passé et par là même leur donne une leçon pour tenter d'agir sur l'avenir. Outre la mutation génétique, la projection scientifique évoque le problème de la surpopulation et la nécessité de conquérir un espace vital nutritif indispensable à la survie de l'humanité, évoquant les conséquences extrêmes liées au manque de nourriture (prostitution infantile). Le dessin de G. Chaillet est encore très bon, les couleurs étant confiées à T. Lebreton. On peut ne pas aimer cet album différent, mais les questions posées sont loin d'être anecdotiques. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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