Idées clés, par Business Digest
Aujourd'hui, les découvertes en génétique moléculaire, éthologie ou morpho-linguistique, modifient les données sur la question des origines de l'homme. L'auteur, conservateur du département d'anthropologie à l'American Museum of Natural History de New York, restitue la profonde discontinuité de notre évolution, le décalage constant entre les progrès des caractéristiques anatomiques et ceux de l'intelligence. Il réintroduit la formidable part de hasard opportuniste dans l'évolution, responsable de l'émergence accidentelle de notre espèce.
Présentation de l'éditeur
Langage, faculté symbolique, conscience de la mort et invention de l'art n'apparaissent que très tardivement, au stade d'Homo sapiens, il y a
100 000 ans. Autant de caractéristiques qui n'avaient rien d'inéluctable, l'évolution ayant pu s'arrêter avec l'homme de Néandertal qui ne jouissait pas de celles-ci. Pourquoi ? Les découvertes advenues au cours du dernier quart de siècle obligent désormais à penser l'évolution comme discontinue et marquée par le décalage constant entre les progrès des caractéristiques anatomiques et ceux de l'intelligence. Elles conduisent à postuler qu'il n'y a pas eu uniquement succession des espèces, mais bien coexistence de certaines d'entre elles dans le temps et dans l'espace. Pourquoi l'une a-t-elle survécu et abouti à l'homme ? La réponse est apportée par la théorie de l'évolution qui met aujourd'hui l'accent sur la " spéciation ", c'est-à-dire la production incessante d'espèces nouvelles, et le " tri entre espèces " comme mécanismes de sélection naturelle. En cela, il n'y a pas eu " naissance " de l'homme, mais " émergence ", fruit imprévu d'adaptations contingentes. --Ce texte fait référence à l'édition Poche .
100 000 ans. Autant de caractéristiques qui n'avaient rien d'inéluctable, l'évolution ayant pu s'arrêter avec l'homme de Néandertal qui ne jouissait pas de celles-ci. Pourquoi ? Les découvertes advenues au cours du dernier quart de siècle obligent désormais à penser l'évolution comme discontinue et marquée par le décalage constant entre les progrès des caractéristiques anatomiques et ceux de l'intelligence. Elles conduisent à postuler qu'il n'y a pas eu uniquement succession des espèces, mais bien coexistence de certaines d'entre elles dans le temps et dans l'espace. Pourquoi l'une a-t-elle survécu et abouti à l'homme ? La réponse est apportée par la théorie de l'évolution qui met aujourd'hui l'accent sur la " spéciation ", c'est-à-dire la production incessante d'espèces nouvelles, et le " tri entre espèces " comme mécanismes de sélection naturelle. En cela, il n'y a pas eu " naissance " de l'homme, mais " émergence ", fruit imprévu d'adaptations contingentes. --Ce texte fait référence à l'édition Poche .