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14 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Priscus Attalus, ou l'aède couronné.,
Par Cléry Bouter (Saint-Etienne, France) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Empereur d'Occident (Broché)
Au temps du déclin de Rome, sur une île su Sud de l'Italie, au fil de conversations, presque parfois monologues, de la tombée du jour à la nuit, se crée une amitié entre un vieillard dont on ne sait rien, et un jeune officier romain. Au milieu de l'obscurité, les confidences du vieil homme, infirme, lèvent le voile sur son passé, mais ce n'est qu'après le départ du jeune homme que la vérité (ou est-ce une autre histoire encore?) nous est révélée. Pierre Michon, un des trop rares grands écrivains contemporains, signe ici ce qu'il faut appeler son plus beau livre, à l'atmosphère exceptionnelle, de la chaleur des nuits du Sud aux aromes des cascades de fleurs des villas des patriciens ; les mots surgissent de nulle part, de la nuit, et puis s'élève un chant au dessus de l'eau et du reflet des étoiles. On pourrait penser en lisant ce livre à "Héliogabale ou l'anarchiste couronné" d'Antonin Artaud, mais ici la chaleur et l'amitié remplacent la violence et le sperme. Chaleur et amitié... deux mots bien trop réducteurs et finalement inappropriés, pour ce petit bijou de Littérature, qui il faut bien le dire, nous plonge dans l'émerveillement pour le style, la beauté de l'écriture, et son histoire passionnante.
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16 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Le chef-d'œuvre caché de Pierre Michon,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'empereur d'Occident (Poche)
Excellente initiative des éditions Verdier que de rééditer « L'empereur d'Occident », en poche de surcroît. Ce court récit méconnu, originellement paru aux éditions Fata Morgana dans une belle édition illustrée par Pierre Alechinsky, constitue probablement le texte le plus splendide de l'écrivain, à jeu égal avec les « Mythologies d'hiver », et au-dessus même des « Vies minuscules ». Un bain de style et d'intelligence, et une immersion dans la meilleure littérature française contemporaine pour moins de cinq euros : n'attendez pas !
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1 internaute sur 2 a trouvé ce commentaire utile :
1.0 étoiles sur 5
Pierrot a bien potassé ses archives,
Par
Achat authentifié par Amazon(De quoi s'agit-il ?)
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'empereur d'Occident (Poche)
Dans le magazine (nul) Technikart, il y a une rubrique intitulée "Trop nul, on ne vous en parle pas", et qui cite les nouveautés qu'ils jugent tellement nazes qu'ils ne prennent même pas la peine de les commenter. C'est, selon moi, dans cette rubrique que ce livre trouve sa place.Il faut absolument avertir Pierre Michon, d'une façon ou d'une autre, par courrier ou par fax, par mail, par SMS, que sais-je : Pierre, arrête avec tes répétitions des mêmes mots d'une page sur l'autre, c'est simplement horripilant. Dans "Les Onze", il y allait de son "anacréontique", très fièrement ressassé quinze fois, de même que la locution "bataillon de Limousins" ou la formule "Dieu est un chien". Ici, c'est les mots "lyre" et "pourpre" qui ont sa faveur, et qu'il se plait à sottement faire reparaître, chaque occurrence séparée de sa semblable par quelques phrases. Mais Pierrot, c'est quoi ton délire avec ce vieux procédé de collégienne ? Quelle vertu accordes-tu à ce tic, à laquelle je serais si rétif ? Ne me dis pas que tu trouves ça beau ? Non, le plus probable est que tu crois faire oeuvre subversive en brisant le fil de tes propres phrases, qui butent toutes sur ces quelques cailloux semés dans leur flot. Faire émerger, peut-être, un semblant de cohérence dans le bazar de ta prose, platement matérialisée par la réitération des mêmes tournures, comme des lapsus, des bégaiements. Mais, Pierre, on te lis pas pour ta capacité à "faire bégayer le langage" (Deleuze) ; on te lit pour le contraire : pour la domestication ébouriffante de ton matériau, la richesse sidérante de ta palette telles que tu en as fait montre dans les "Vies Minuscules". Au-delà de cette affaire, ce petit texte raconte visiblement un dialogue entre un Empereur Romain et un inconnu, ou quelque chose du genre (se référer aux autres commentaires sur ce site, personnellement je n'ai rien compris, trop décontenancé par le désaccord stylistique radical qui a gâché toute ma lecture). C'est typiquement le genre de copies prétentieuses qu'on ne peut lire qu'armé d'un appareil critique trois fois plus épais que le texte itself. Tu as bien potassé tes archives, Pierrot ? Parce que pour les Onze, y'avait du déchet. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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