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L'ennemi intime
 
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L'ennemi intime

Benoît Magmel , Albert Dupontel , Florent-Emilio Siri    DVD
4.2 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (20 commentaires client)
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Détails sur le produit

  • Acteurs : Benoît Magmel, Albert Dupontel, Aurélien Recoing
  • Réalisateurs : Florent-Emilio Siri
  • Format : PAL
  • Région : Région 2 (Ce DVD ne pourra probablement pas être visualisé en dehors de l'Europe. Plus d'informations sur les formats DVD/Blu-ray.).
  • Studio : _
  • Date de sortie du DVD : 1 janvier 2008
  • Moyenne des commentaires client : 4.2 étoiles sur 5  Voir tous les commentaires (20 commentaires client)
  • ASIN: B001FA0EGO
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L'Ennemi Intime

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17 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile 
4.0 étoiles sur 5 temoignage personnel, 2 mars 2010
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'ennemi intime (DVD)
Jeune sergent maintenu sous les drapeaux entre 1956 et 1957 en Kabylie sur un piton entre Bordj-menaiel et Tizi-ouzou j'ai participé aux opérations de maintien de l'ordre dans la region et j'assure avoir participé avec les appelés du contingent aux opérations décrites par le film. Je n'ai jamais assisté à des massacres de populations durant cette période par l'armée française. J'ai rencontré des paras dans le cadre d'opérations de plus grande envergure mais pour les opérations courantes avec les militaires du contingent nous comptions sur nous meme et les harkis qui combattaient avec nous pour des raisons diverses.Il est certain que pour les besoins du film on a eu recours à certaines exagérations mais ayant servi sous les ordes d'un capitaine rappelé ancien des croix de feu, je peux assurer qu'il ne portait pas de chemise noire.Enfin je comprend que ce film ne pouvait pas etre realisé par quelqu'un de ma géneration qui a participé aux évenements,j'ai maintenant 75 ans mais il me reste la mémoire
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4 internautes sur 4 ont trouvé ce commentaire utile 
5.0 étoiles sur 5 Représentation très honnête de la guerre d'Algérie, 22 mars 2011
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'ennemi intime (DVD)
Je suis pied noir et j'ai vécu cette période très dure. Ce film est le premier que je vois qui me paraît très honnête vis à vis des deux côtés, avec les moments de bravoure et parfois d'horreurs, horreurs qui eurent lieu des deux côtés mais dont un seul côté est habituellement présenté par les médias.
Merci pour cette honnêteté, j'ai acheté ce DVD pour mes enfants, et il mérite d'être vu par tous.
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12 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile 
2.0 étoiles sur 5 Spectacle de marionnettes, 12 septembre 2008
Par 
René Forator (France) - Voir tous mes commentaires
(TOP 1000 COMMENTATEURS)   
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'Ennemi intime (DVD)
Durant les deux premiers tiers de son déroulement, L'Ennemi intime de Florent Siri est assez passionnant. Nuancé, il refuse le prêchi-prêcha, le confort du jugement rétrospectif, la facilité de la condamnation morale portée par les fils sur leurs pères. La première demi-heure, qui montre sans ambiguïté les méthodes par lesquelles le FLN a terrorisé les populations indigènes pour les obliger à coopérer avec lui, devrait vacciner le spectateur contre les simplifications que nous imposent actuellement, à propos de cette guerre, les forces médiatiques et nos hommes politiques. Enfin un récit non idéologique sur la tragédie algérienne, se dit-on. Cette impression, hélas, ne dure pas. Pour qu'aux images de la cruauté des combattants algériens réponde le spectacle d'une cruauté au moins égale, et si possible plus grande, et si possible gratuite, émanant de l'armée française, les auteurs ont recours à plusieurs procédés pas très honnêtes.
N'insistons pas sur les quelques incohérences que contient la narration, ou sur les invraisemblances qui en émaillent le cours. Un officier oublie de se mettre au garde-à-vous pour donner un ordre à ses hommes ; le même officier salue militairement un sous-officier et ce dernier oublie de rendre le salut à son supérieur... Tantôt les bandes ennemies sont bombardées au napalm (les « bidons spéciaux » de l'armée française), tantôt la section qu'on a envoyée en mission dans la zone interdite est abandonnée par ses chefs à la merci de fellaghas lourdement armés et ne peut même pas faire évacuer ses blessés...
Une belle idée de mise en scène : nous apercevons le sergent Dougnac (Albert Dupontel) titubant et jouant de la trompette au pied du drapeau tricolore - est-ce pour masquer les hurlements humains qu'on entend derrière cette musique, est-ce pour s'empêcher lui-même d'entendre ces hurlements, ou est-ce pour tirer le lieutenant Terrien de sa léthargie ? Nous entendons de la musique et divers cris d'hommes, qui se confondent. Peu à peu, suivant les pas de Terrien (Benoît Magimel), nous sommes conduits à distinguer derrière les beuglements des soldats français qui écoutent à la radio des chansons d'amour et fêtent la réussite de l'opération du jour, des cris plus prolongés. Émergeant lentement du bruit et s'infiltrant dans la conscience du lieutenant innocent et inexpérimenté, ce sont des cris de douleur. Encore quelques pas, et ces cris se révèlent être les hurlements d'un fellagha interrogé, « passé à la gégène ». Mais la même idée est exploitée une deuxième fois, avec un montage elliptique, rapide, le jour où Terrien devient à son tour un tortionnaire. On peut regretter la manière grossière dont est mise en scène cette seconde séquence, qui nous montre un Magimel écumant de fureur vengeresse, le visage déformé ; qui nous montre aussi, participant à cet interrogatoire violent, un appelé du contingent...
Le commandant porte une chemise noire (au fait, commandant de quoi : d'une compagnie ? d'un régiment ? - il dispose en tout cas de pouvoirs considérables). Si le spectateur saisit sans peine l'allusion au fascisme italien, il se dit aussi que le scénariste en prend à son aise avec la vérité historique. Sur son ordre, pour venger le massacre, par le FLN, d'un officier et du blessé que ce dernier transportait à bord de sa jeep - massacre ayant lui-même résulté d'une erreur de commandement -, un soldat français abat à la mitrailleuse toutes les femmes, tous les enfants et tous les vieillards qui peuplaient un village.
Le sergent Dougnac est un militaire de carrière, un rengagé. Ses actes apparaissent comme l'expression d'un héroïsme flegmatique, jusqu'à ce que le spectateur prenne conscience que ce vétéran des guerres coloniales n'est en paix avec lui-même que lorsqu'il peut se déplacer debout, une arme à la main, sous une grêle de balles. Ouf ! Nous avions failli ne pas deviner que ce personnage était rongé par la culpabilité.
Or, bien qu'il semble résulter logiquement de cette caractéristique, l'un des derniers épisodes du film, celui qui nous montre Dougnac s'infligeant à lui-même le supplice de la « gégène », manque cruellement de vraisemblance et fait basculer le film dans le grotesque. Il y a là, pourtant, une idée romanesque ingénieuse, mais elle est associée au mauvais personnage. C'est le lieutenant Terrien, ayant perdu son innocence, qui aurait pu vouloir faire cette expérience, pour se convaincre de l'innocuité des méthodes employées par ses supérieurs, ou pour faire l'épreuve de la souffrance endurée par l'adversaire, ou encore par autochâtiment.
Mais, au fond, tout le dénouement est inepte. Les deux personnages principaux déraillent, en même temps, hors de leur logique interne et cela, loin de nous donner la preuve de leur libre arbitre, nous fait soupçonner que le scénariste, prisonnier d'une logique binaire, n'est parvenu à un semblant de dénouement qu'en croisant les fils de trame de son récit et par la permutation pure et simple des caractéristiques de ses héros. Le procédé fait perdre à la fiction encore un peu de son réalisme initial et empêche le film de se constituer en une oeuvre d'art autonome.
Un combattant algérien blessé par balle se fait capturer par la section. Il est une icône, il a le visage du Christ, son exécution est montrée comme étant un chemin de croix (torse nu, blessures saignantes, yeux non bandés face au peloton chargé de le fusiller)... Le Christ serait donc avec le FLN. Bref, les auteurs du film savaient, avant d'en avoir écrit et tourné la moindre scène, dans quel camp était l'innocence et dans quel camp la faute.
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