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41 internautes sur 44 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Magnifique réflexion sur le sens de la vie, les besoins de l'âme et les devoirs envers l'être humain,
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'enracinement (Poche)
Cette Simone Weil est magnifique. La lire m'a emplie d'émotion profonde et de réflexion spirituelle sur le sens de la vie, de notre destin, de notre engagement, de notre responsabilité vis à vis de l'autre, de la souffrance des autres. Elle est à la fois humaine et concrète et son inspiration tient du surnaturel. Elle avait une foi profonde, authentique et elle était en souffrance. Elle s'est donnée aux autres, à ceux qui n'ont pas la culture ou la capacité de s'exprimer, elle a mis en conformité ses actes et sa philosophie de la vie, par cette immersion dans la vie ouvrière et par son activité de résistante. Par solidarité avec les français souffrant de la faim pendant la guerre, elle ne s'alimentait plus non plus à Londres d'où elle écrivait. Elle y a laissé sa santé. Il y a quelque chose du martyr chrétien et de mystique en elle.Elle mériterait d'être plus connue. Lire l'Enracinement, écrit à Londres en 1942, son dernier ouvrage inachevé, livre merceilleux où elle évoque les besoins de l'âme, l'importance des racines, de la culture et de la tradition où elle supplante à la déclaration des droits de l'homme celle des devoirs envers l'être humain Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
14 internautes sur 37 ont trouvé ce commentaire utile
2.0 étoiles sur 5
un Barrès en jupons,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : L'enracinement (Poche)
Figure très attachante que celle de Simone Weil. Bizarre aussi. A son épque, Gide, Valéry, puis bientôt les existentialistes, soulignent la liberté de l'esprit et l'impossibilité de réduire sans violence un humain à une quelconque origine. Les marxistes, de leur côté, voient dans le travail la création dynamique du monde social humain, et corrélativement de l'essence humaine. Weil quant à elle pose contre les existentialistes que l'homme cherche à s'enraciner (ou à se ré-enraciner!) et contre les marxistes que le travail est non pas une activité dynamique et créatrice mais un état vécu dans la passivité d'une "condition." que les ouvriers porteraient... comme une croix! Noous y voilà! Cette pensée douloureusement statique a certes le mérite d'être originale et de s'appliquer fructueusement certains aspects de la vie moderne: l'exode rural, la sous-culture de masse: c'est respectable et c'est importat. Quelle déception alors de voir Simone étaler des platitudes sur l'éducation, et sur la nécessité d'un enseignement "de la religion" à l'école (déjà!) lequel se devrait, pour permettre aux enfants de prendre racine, de faire la part belle au christianisme, comme de bien entendu... Comment cette femme courageuse, combattante aux côtés des républicains espagnols, peut-elle se laisser aller à des propops de dame patronesse aussi naïvement sectaires? A se demander si elle n'a pas été, comme tant d'autres, davantage aveuglée qu'éclairée par sa foi...
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