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2 internautes sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
« Je m'apercevais que Morin était beau. »,
Par J-michel Tartayre (Toulouse, France) - Voir tous mes commentaires (TOP 500 COMMENTATEURS) (VRAI NOM)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Leon morin prêtre (DVD)
Barny évoque ses souvenirs, les situant en majeure part dans le contexte de la seconde guerre mondiale, au moment où le petit village de province qu'elle habitait alors était occupé par des détachements des armées italienne et allemande. Vivant seule avec sa fille depuis le décès de son mari au front, elle confie pour autant que « le poids de cette occupation » lui paraissait « léger ». Employée dans une école de cours par correspondance comme correctrice des devoirs de français, elle ne se cache pas l'attachement et la vive émotion qu'elle éprouvait pour sa supérieure, Sabine Lévy, lorsqu'elle dit : « Je pensais que le commandement devait appartenir aux êtres beaux [...] Quand elle se penche sur mon travail, je me sens à l'ombre d'un palmier. » Les affaires quotidiennes de la jeune femme semblaient ainsi se dérouler sans plus de gravité jusqu'au jour où les lois antisémites commencèrent à être proclamées et appliquées dans toute la région. Dès lors, Barny s'engagea immédiatement, avec l'aide de plusieurs collègues de travail et de résistants, à dissimuler l'identité des enfants juifs du village en les faisant baptiser. À l'issue de cette expérience chrétienne, Barny, qui était une athée convaincue, partageant l'idéal communiste, décida de revenir dans l'église, l'église Saint Bernard en l'occurrence, afin d'éprouver dialectiquement la foi du prêtre. Face à l'alternative affichée sur la porte de la sacristie, sous la forme d'étiquettes, qui l'amenait à hésiter entre deux noms, ceux des abbés Philippe De Manoir et Léon Morin, elle choisit le second et attendit sa venue dans le confessionnal fixée à 17 h 30. À l'heure dite, le prêtre Léon Morin gagna sa place. Barny lui avoua ne pas croire en Dieu, citant dès l'abord ces paroles de Karl Marx : « La religion, c'est l'opium du peuple. » L'ecclésiastique écoutait attentivement et peu à peu parvint à établir avec elle une discussion, au terme de laquelle elle allait consentir, avant de quitter les lieux, à « s'agenouiller et prier sur les dalles »...Cette réalisation de Jean-Pierre Melville, adaptée du roman de Béatrice Beck, a pour thème dominant la rencontre singulière entre un jeune prêtre et une jeune communiste non-croyante, qui évolue progressivement vers une relation de complicité. À cet égard, la question que soulève un tel sujet pourrait être : dans quelles proportions l'esthétique, et surtout l'attirance, du corps sert-elle très étroitement la parole charismatique au point de transformer le personnage de Barny d'athée en convertie ? De fait, le film donne à voir comment l'amour physique et sensuel qu'éprouve cette dernière à l'égard de Léon Morin se transmue chez lui en ferveur religieuse toujours plus affirmée et conséquemment, chez elle, en une véritable conversion. Melville, ce faisant, accorde la primauté à la parole et se focalise sur la sobriété des liens qui se tissent entre ces deux êtres, la pudeur des sentiments, conférant en outre au dialogue sa part d'humour dans des reparties inattendues du prêtre, telles que : « Ne plus discuter de l'hypostase avec vous, ça me manquerait... », ce au moment où Barny lui déclare sa flamme. Jean-Paul Belmondo et Emmanuèle Riva réalisent du reste une performance exceptionnelle qui donne à l'intrigue la part d'authenticité indispensable à un tel projet de mise en scène, celui du quotidien d'alors, entre un homme et une femme que tout oppose a priori mais que le patient « travail de la grâce », conjugué à la séduction amoureuse, va à terme transcender. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
Aucun internaute (sur 1) n'a trouvé ce commentaire utile :
5.0 étoiles sur 5
SI C'EST EUX QUI LE DISENT !,
Par BAGRATION "GEKKO MODO, L'AMI DES BETES" (FRANCE) - Voir tous mes commentaires (COMMENTATEUR DU HALL DHONNEUR)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Leon morin prêtre (DVD)
Voilà le "pitch" de Léon Morin; prêtre vu par Amazon"Quatre amis combattent ensemble pendant la guerre civile dans la Chine de 1935. La guerre terminee, ils se separent et Ding rejoint les forces de police de Shanghai. Il retrouve ses amis quelque temps plus tard devenus vagabonds. Il leur propose de s'engager dans la police mais ils refusent. Mais lorsque Ding tombe dans un piege, ils courent a son secours et devienent les Gunmen, ceux qui defierent l'empire de la drogue". On dirait la proposition Morin pour contrer Borlou. Surréaliste ! Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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