Septième et dernier tome du cycle Ogier d'Argouges, cet ouvrage conclut une saga historique qui transporte le lecteur huit siècles en arrière. On a découvert au fil des six premiers tomes la vie quotidienne d'Ogier, fils d'un seigneur Normand, depuis ses treize ans où il est brutalement confronté à la guerre, jusqu'à sa vie d'adulte. Remarquablement transposé dans le cadre de la Guerre de Cent ans, ce roman nous plonge véritablement, par une profusion de détails techniques et historiques, au sein d'une autre époque. L'auteur nous tient en haleine au fil des quelques 4000 pages, sans trahir l'Histoire qui constitue la trame véritable de son oeuvre, mais sans s'apesentir dans des détails qui feraient perdre son rythme au roman.
Le lecteur vit successivement les affres des occupants assiégés dans un château, l'anxiété qui précède la première course lors d'un tournoi, la fatalité qui assaille les combattants dans une bataille perdue d'avance. C'est au coeur d'une épidémie de peste que se déroule le dernier tome, et une fois encore, l'auteur décrit avec des mots justes la détresse d'une population impuissante et les comportements extrêmes qu'elle entraîne.A mon avis, ce roman nous plonge au coeur du Moyen Age mieux qu'un livre d'histoire ne pourrait le faire.