Voilà. Je viens tout juste de tourner la dernière page de ce pavé de 600 pages. Et un premier constat : Stephenie Meyer a un don inouï. Le don formidable de raconter des histoires et de nous embarquer complètement avec elle, de nous transporter dans son univers.
Il m'a fallu presque une semaine pour lire le roman mais je me suis retrouvée avec le même effet Twilight : l'envie irrépressible de me plonger dans le roman dès que j'en avais l'occasion, de retrouver les personnages et de découvrir avidement ce qui allait se passer.
Avant toute chose, inutile de vous dire que ce roman n'est en rien comparable avec la saga dont je viens de faire mention. Hormis l'addiction intense qui risque de s'emparer de vous si vous vous décidez à ouvrir ce livre.
Mélanie Stryder s'est fait capturer par les aliens envahisseurs (je sais, ça fait très série B de dire ça, mais je vous assure, c'est tellement bien plus que ça !) mais sa conscience n'a pas livré sa dernière bataille. Là pour moi réside déjà une première originalité du roman : l'auteur parvient à faire vivre pleinement deux personnages en un seul, et le tout dans une fluidité qui laisse pantois. L'âme vagabonde qui prend possession du corps de Mel, est déconcertante à plus d'un point de vue. Stephenie Meyer a eu le talent de nous livrer des sentiments tout en nuance, en demi-teintes. Elle est parvenue à ne pas tomber dans le manichéisme facile compte tenu des éléments premiers de son récit : de gentils humains et de méchants envahisseurs. Non, elle a su aller chercher plus loin, plus profond, dans le tréfonds des valeurs et des critères de notre monde tel que nous l'envisageons aujourd'hui.
Je ne dévoile rien en parlant maintenant de l'histoire d'amour puisque la quatrième de couverture en fait ouvertement mention. Et là, encore une fois, c'est un sans faute ! C'est vibrant, entier, violent et passionné.
Mais là, vous vous demandez pourquoi, au vu de ma critique dithyrambique, pourquoi n'ai-je mis qu'un petit 4 sur 5 pour ma note finale ? Parce qu'il n'y a qu'une seule chose qui m'a gênée : la fin. C'est un peu comme dans le dernier tome d'Harry Potter, je me serais bien passée de l'épilogue. J'aurais imaginé une fin qui, sans être forcément dramatique, me serait davantage apparue comme plus logique. Mais là aussi, c'est du Meyer. Un défaut qu'on lui pardonne parce que ça pourrait bien devenir une marque de fabrication. Meyer c'est un tout, à prendre comme tel.
Ah oui, une dernière chose : ne surtout pas se laisser arrêter par des premières pages qui peuvent sembler un peu longuettes. Il faut laisser le temps de s'installer une relation particulière. Mais quand l'histoire commence à décoller, elle décolle vraiment et c'est le lecteur qui reste scotché au livre. Il y a du rythme, des rebondissements, des péripéties. Des personnages qui gagnent en profondeur, qui se révèlent, qui changent... C'est ça un roman : une histoire improbable mais qui nous séduits complètement. Et on n'est pas toujours capables d'expliquer pourquoi.
Enfin bref, vous l'aurez compris, je suis sous le charme. Encore une fois. C'est un pur bonheur de se faire balader de la sorte.