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3 internautes sur 3 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Le "Sade"isme à l'état pur !,
Par
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les 120 journées de Sodome (Poche)
Eh oui, le divin marquis a en effet donné son nom au sadisme, et ce livre en est la plus pure démonstration. Sade ne s'embarasse pas d'une histoire avec une intrigue et des noeuds scénaristque et avec un "twist" final recherché, non, vous ne trouverez rien de tout cela ici. Cet ouvrage ne se contente que d'une déscription détaillée de tortures, d'humiliations et de perversités sexuelles. Nombre de personnes décrivent ce bouquin comme un chef d'oeuvre de la littérature "érotique" alors qu'il n'en est rien ! L'érotisme, c'est un peu les préliminaires de la pornographie et ce livre ne s'embarasse pas de quelconques préliminaires, il va même au delà de la pornographie, il va tellement loin dans les sévices physiques et dans le sadisme qu'il atteint une catégorie de sexe à laquelle l'homme n'a pas encore trouvé de nom tellement elle le dégoûte. En revanche, je suis d'accord pour dire qu'il s'agit là d'un chef d'oeuvre littéraire, ça ne fait aucun doute.A lire absolumment, LE génie de Sade exprimé ici dans sa version la plus "hard" ! Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
12 internautes sur 14 ont trouvé ce commentaire utile
3.0 étoiles sur 5
Sade ou le libertinage-techniciste,
Par Taliesin "a_taliesin" (France) - Voir tous mes commentaires
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les 120 journées de Sodome (Poche)
D'entrée, on peut déjà annoncer qu'il ne s'agit vraissemblablement pas du meilleur livre du marquis. L'aspect répétitif rend la lecture laborieuse et l'on s'enfonce inexorablement dans l'horreur la plus abjecte au fil des pages. L'ouvrage m'a cependant interpellé sur trois points qui me semblent être les limites de cet "Evangile du mal". Evidemment, j'ai un avantage de deux siècles par rapport à Sade pour juger son oeuvre. Il faudrait donc resituer le roman dans la société qui l'a vu naître. Mais j'expose malgré tout mes 3 points (l'impureté des relations sexuelles, la finalité de la vie d'un libertin et l'aspect techniciste des relations sexuelles décrites).D'abord, peut-on considérer que les relations sexuelles, le libertinage et la jouissance ne sont que des choses impures ? Je ne le pense pas. Ensuite, Sade semble nous dire que la jouissance sexuelle est la finalité d'une vie. En effet, alors que les pauvres cherchent à s'enrichir, les riches sont en quête de plaisir sexuel. Or, ce qui apparaît dans le Roman, c'est que le libertin (qui est donc riche) se cherche lui-même. Il va essayer de se placer au centre du monde pour permettre à toutes ses pulsions de s'assouvir. La finalité de la vie me semble donc plutôt être de devenir le centre des attentions. Et quoi d'autres que la sexualité peut mieux montrer l'intérêt que l'on porte à une personne ? On voit donc le libertin tenter vainement de se placer au centre des relations qu'il entretient avec ses victimes. Il décide, il choisit mais il est seul, l'autre n'existe plus que pour le satisfaire. Il s'agit presque d'une pratique masturbatoire tant la victime paraît absente. On observe donc des bourreaux déshumanisés, en quête de quelque chose qu'il ne trouve pas parce que finalement, ils ont pris la sexualité comme fin alors qu'elle n'est qu'un moyen. Enfin, le troisième point est directement en relation avec le second, cette surenchère dans la description techniciste des situations scabreuses décrites par Sade vire au grotesque. Tout est compté, dénombré, répertorié. Le libertin doit être fouetté pendant un temps bien précis et recevoir telle vexation à tel moment pour pouvoir espérer se libérer de sa tension. On est dans un discours ultra techniciste ou rien ne doit être laissé au hasard, il ne faut pas déroger à la mathématique de l'amour sous peine de frustration. Point de sentiments et de légèreté, ce qui rend le libertinage intéressant finalement, juste de la technique, expliquée sur un ouvrage de plus de 400 pages. En conclusion, voit-on des libertins dans ce livre ? Je dirai non, ce sont plutôt des conduites addictives technicistes qui sont décrites ici. Les héros ne sont que des esclaves condamnés à répéter les mêmes gestes, froids, précis et désincarnés, pour trouver une identité qu'ils n'ont pas. Si le libertin tente de faire entendre raison à sa victime grâce à cet impressionnant arsenal de sophismes et à des gestes d'une rare violence, en mot, s'il sort à chaque fois l'artillerie lourde pour tuer une fourmi, c'est bien parce qu'il a peur de ne pas se convaincre lui-même de l'interêt de sa conduite dans sa recherche du bonheur. Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
13 internautes sur 17 ont trouvé ce commentaire utile
5.0 étoiles sur 5
Depuis, on n'a guère fait plus extrême,
Par Daniel Fattore "http://www.fattore.com" (Fribourg, Suisse) - Voir tous mes commentaires (TOP 500 COMMENTATEURS)
Ce commentaire fait référence à cette édition : Les 120 journées de Sodome (Poche)
Extrême, en effet, le Divin Marquis! Au cours de son récit des 120 journées, il énumère tout ce que l'humanité a pu inventer de perversions. Eros et Thanatos, l'Amour (physique) et la Mort, s'y mélangent allégrement, et le dernier a souvent le dessus. Ce roman est certes inachevé; mais sa structure apparaît clairement. Et le pire reste encore à écrire, à partir du synopsis laissé par D. A. F. de Sade. Depuis, on n'a guère fait mieux... ou pire, dans le genre! Aidez d'autres clients à trouver les commentaires les plus utiles
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