"Aussi loin que je m'en souvienne j'ai a toujours révé d'être un ganster"pense Henry Hill soldat de la mafia alors que son frère d'armes Tommy achève à coup de couteau un caîd récalcitrant!C'est sur un générique enjoué que débute les affranchis de Martin scorsese ,vision endoscopique du crime organisé New yorkais.La Mafia a toujours hanté la filmographie de Scorsese.On la devine caché dans l'ombre de jake la Motta/raging Bull,derrière celle de sam Ruskin et de son CASINO où encore dans les pérégrinations nocturnes d'un chauffeur de taxi en soif de reconnaissance.Et pour cause Scorsese l'a cotoyé dans son quartier de little Italy sous les traits de ses "voisins,de sa famille"dixit l'intéressé.Il fallait bien qu'un jour il l'affronte directement .
En 1991,il nous pond "Les affranchis"chef d'oeuvre jubilatoire,aussi violent que drôle.Bâti sur un rythme d'enfer,le film est une tranche de vie .Celle en l'occurence de Henry hill,un adolescent fasciné par ce monde dans lequel il ne tardera pas à plonger.Dans les Affranchis,Scorsese atteint les sommets de la mise en scène,aidé par un scénario affuté celui de Nick Pilleggi.Par moments le film cotoie le cinéma vérité ,car scorsese porte parfois un regard sociologique sur ses personnages ,décrivant toutes les structures de l'organisation.Ses personnages il leur donne les traits de Ray liotta,de Robert de Niro(d'une froideur saisissante)et enfin d'un joe Pesci éblouissant de folie et d'ailleurs oscarisé pour son interprétation.
Les Affranchis est l'un des rares films qui puisse "rendre heureux" un spectateur,non seulement par la classe qu'il dégage mais aussi par sa drôlerie et par sa bonne humeur communicative.
Un film de salubrité publique...